Gagner les hommes

« Connaissant donc la crainte du Seigneur, nous cherchons à persuader et gagner les hommes... » 2 Co. 5, 11 (autre traduction).

Paul savait que Jésus avait racheté tout homme du péché par son sang précieux. C’est pour cela qu’il cherchait avec beaucoup d’amour à gagner le cœur des hommes pour Christ. Dans ce travail, il ne pensait absolument pas à son propre intérêt. Il suivait Jésus, qui a donné sa vie pour nous alors que nous étions encore des pécheurs. Il prenait garde au troupeau de Dieu que Jésus s’est acquis par son propre sang. Ac. 20, 28. Il ne voulait pas être une occasion de chute pour ceux pour qui Jésus avait donné sa vie.

Il pouvait rendre de lui-même le puissant témoignage personnel qu’il n’avait fait tort à personne, ni ruiné personne, ni n’avait tiré du profit de personne. 2 Co. 7, 2. Paul pouvait dire, dans un esprit d’amour et de crainte : « Soyez mes imitateurs. » 1 Co. 4, 16. Si nous prenons à cœur cette exhortation, notre vie deviendra riche, et elle servira à la gloire de Dieu. Paul, Sylvain et Timothée avaient fait fondre le cœur des Thessaloniciens en étant pleins de douceur parmi eux, comme une mère qui réchauffe son enfant sur son sein. « Nous aurions voulu, dans notre vive affection pour vous, non seulement vous donner l’Évangile de Dieu, mais encore notre propre vie, tant vous nous étiez devenus chers. » 1 Th. 2, 7-8. Nous voyons ici la meilleure façon de gagner les cœurs des hommes pour Christ. « Car l’amour de Christ nous presse », disait Paul. 2 Co. 5, 14.

Si une mère et un père ont gagné le cœur de leurs enfants par leur amour et leur bonté, un regard attristé peut reprendre les enfants plus fortement qu’une autre forme de punition. Cette bonté leur inspirera la crainte de décevoir leurs parents aimants et attentionnés. S’ils s’éloignent momentanément de Christ et de l’assemblée, ils se sentiront fortement repris dans leur conscience, et cela pourra les faire revenir.

Dans le monde, ils rencontrent la dureté et la froideur, tandis que le châtiment qu’ils ressentent dans leur conscience est plein de grâce et de miséricorde. « Car la grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, a été manifestée. Elle nous enseigne à renoncer à l’impiété et aux convoitises mondaines, et à vivre dans le siècle présent selon la sagesse, la justice et la piété, en attendant la bienheureuse espérance, et la manifestation de la gloire du grand Dieu et de notre Seigneur Jésus-Christ. » Tite 2, 11-13.

C’est seulement s’ils sont au contact de cette vie-là que nos enfants se sentiront bénis et en sécurité. Quand on a cette bienheureuse espérance, on n’est jamais confus. C’est là que se trouvent la lumière et la vie pour l’éternité, et c’est ainsi que nous ne mourrons jamais.

Jésus s’est donné lui-même pour nous afin de nous affranchir de toute iniquité et pour se purifier un peuple qui lui appartienne en propre, zélé pour les bonnes œuvres. Quand on voit que le diable commence à exercer son emprise sur un enfant, il faut prendre la chose au sérieux et faire comme Paul l’a écrit à Tite : « Dis ces choses, exhorte, et reprends, avec une pleine autorité. Que personne ne te méprise. » Tite 2, 15.

Nous devons comprendre que la situation est sérieuse, que c’est une question de vie ou de mort, c’est le ciel et l’enfer qui sont en jeu. Nous devons être remplis de crainte, de sorte que nous puissions gagner les nôtres et tout homme que Jésus a racheté par son sang précieux. Nous devons faire preuve de bonté et de sévérité, avec l’espérance vivante que cela réussira. Par la grâce de Dieu, notre travail ne sera pas vain dans le Seigneur. 1 Co. 15, 58.

Dans ce combat de la foi, nous apprendrons à mieux connaître le Dieu de la persévérance et de la consolation, Ro. 15, 5, et le Dieu d’amour et de paix sera avec nous. 2 Co. 13, 11.