Matthieu 6, 19-24

décembre 1983

Matthieu 6, 19-24

Nous agissons en fonction de la manière dont nous voyons les choses. Si notre œil spirituel est en mauvais état, notre vue est faussée, et nous agissons de manière erronée. S’il est en bon état, nous voyons et comprenons les choses de la bonne manière, et nous agissons de manière juste.

Si nous voyons Christ comme étant indescriptiblement grand et glorieux, nous l’aimons de tout notre être, et de tout notre cœur, nous restons attachés à lui et à sa parole.

Cela est indissociable du fait de mépriser Mammon de tout notre cœur. L’argent, tout ce qu’on peut acheter avec de l’argent et toute la gloire du monde perdent leur attrait. Nous n’y avons plus un vif intérêt, au-delà du fait d’être reconnaissants pour « notre pain quotidien », comme le dit le « Notre Père ».

« Nous ne pouvons pas servir deux maîtres ». « Nous ne pouvons pas servir Dieu et Mammon » en même temps.

Jésus le souligne tellement fortement qu’il affirme qu’aimer les choses de ce monde, c’est la même chose que le haïr et le mépriser, lui.

Presque tous les hommes protestent de leur bonne foi sur ce point. Ils prétendent aimer vraiment Christ, bien qu’ils aient un vif intérêt pour les choses de ce monde, qu’ils aiment même de tout leur cœur !

Mais ils se trompent lourdement ! Ils se séduisent eux-mêmes, car leurs yeux sont en mauvais état ! Ils pensent voir quelque chose de grand et d’attirant dans tout ce qu’on peut se procurer pour de l’argent.

Les yeux de l’apôtre Paul avaient été guéris et il y voyait très clair. Écoute ce qu’il dit : Ce que l’on considère habituellement comme un gain, il le regardait comme une perte, avec ses yeux en bon état. Il considérait même toutes les choses de ce monde comme une perte. Il voyait Jésus tellement grand et glorieux qu’il renonçait à tout, rejetait et se privait de tout cela. Il voyait ces choses comme ce qu’elles étaient vraiment : de la boue, par rapport à Christ et aux choses célestes. Ph. 3, 7 et 8.

C’est là la juste manière d’apprécier la valeur de la gloire de ce monde. Si on aime cette gloire, cela veut dire qu’on méprise Jésus-Christ, le Seigneur de gloire !!!

Finis-en immédiatement avec cette folie !!!