Les sentiments et les pensées de Christ
« Toute grâce excellente et tout don parfait descendent d’en haut, du Père des lumières, chez lequel il n’y a ni changement ni ombre de variation. » Ja. 1, 17.
Combien c’est réconfortant et bon de savoir que c’est ainsi qu’est notre Père céleste ! Il nous aime et nous a élus pour participer à sa nature divine. Chez lui, il n’y a que lumière, que dons parfaits et bons. Dans tout ce qui est bon, il n’y a ni changement ni ombre de variation. Comme il est rassurant et bon d’être des fils et des filles légitimes du Dieu tout-puissant et d’être en communion avec lui ! 2 Co. 6, 14-18.
L’entendement humain ordinaire varie entre amour et haine, colère et douceur, et peut être de bonne ou de mauvaise humeur. On se plaît ou non là où on se trouve. On ne se sent pas bien quand on est d’une telle humeur changeante.
Paul se réjouissait de ce que les Corinthiens aient été attristés selon Dieu (selon l’entendement de Dieu, autre traduction). 2 Co. 7, 9. Ce qui est formidable et réjouissant, c’est qu’on peut avoir part à un tel entendement, et échapper ainsi à l’instabilité et aux changements d’humeur, aux soucis et à l’agitation, à l’antipathie et à la sympathie, et à tout ce qui varie à cause du péché. La nature divine nous est promise quand nous fuyons la corruption qui existe dans le monde par la convoitise. Nous sommes transformés et avons part à la vie nouvelle et à la nature divine nouvelle par sa divine puissance, qui nous a donné tout ce qui contribue à la vie et à la piété, au moyen de la connaissance de celui qui nous a appelés par sa propre gloire et par sa vertu. 2 Pi. 1, 3-4.
Pierre s’est adressé au peuple et a dit : « Repentez-vous donc et convertissez-vous, pour que vos péchés soient effacés, afin que des temps de rafraîchissement viennent de la part du Seigneur. » Ac. 3, 19. Les temps de rafraîchissement accompagnent le nouvel entendement.
Les Juifs de Bérée avaient des sentiments plus nobles que ceux de Thessalonique ; ils ont reçu la parole avec beaucoup d’empressement, et ils examinaient chaque jour les Écritures, pour voir si ce qu’on leur disait était exact. Ac. 17, 11.
Sans ces sentiments de Dieu et de Christ, nous ne pouvons pas comprendre correctement les Écritures. Il faut une conversion sincère et entière de l’ancienne manière de penser à la nouvelle. Ce sont en effet deux façons très différentes de penser et de parler.
« Or nous, nous avons la pensée de Christ », dit Paul. 1 Co. 2, 16. C’est seulement dans cet esprit de sacrifice qu’avait Jésus que nous pouvons devenir un dans le corps de Christ. « Que le Dieu de la persévérance et de la consolation vous donne d’avoir les mêmes sentiments les uns envers les autres selon Jésus-Christ, afin que tous ensemble, d’une seule bouche, vous glorifiiez le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ. Accueillez-vous donc les uns les autres, comme Christ vous a accueillis, pour la gloire de Dieu. » Ro. 15, 5-7.
Ce n’est que par la persévérance et la consolation qui sont en Dieu que nous pouvons garder les mêmes sentiments et prendre soin les uns des autres selon l’exemple que nous a donné Jésus-Christ. Paul exhorte les Corinthiens à tenir un même langage, afin qu’il n’y ait pas de divisions parmi eux et qu’ils soient parfaitement unis dans un même esprit et dans un même sentiment. 1 Co. 1, 10.
« Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ. » Dans ces sentiments, il s’est humilié lui-même et s’est rendu obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix. Ph. 2, 5-8. Les sentiments de Christ s’accompagnent de sacrifices et d’humiliation, mais dans la même mesure, d’élévation et de gloire. C’est parce qu’il a obéi dans l’humiliation que Jésus a reçu un nom qui est au-dessus de tout nom. V. 8-11.
Les païens ont été exhortés à ne plus marcher selon la vanité de leurs pensées, l’intelligence obscurcie et étrangers à la vie de Dieu. Ép. 4, 17-18. C’est par l’intermédiaire de ces pensées vaines et vides que l’Antéchrist introduira ses multiples séductions et toute la puissance du mensonge. Parce qu’ils n’ont pas reçu l’amour de la vérité pour être sauvés, Dieu lui-même leur enverra une puissance d’égarement, pour qu’ils croient au mensonge. 2 Th. 2, 10-11.
Veillons donc à avoir les sentiments et les pensées de Christ, qui sont toujours ouverts à tout ce qui est noble et bon, afin que nous puissions être remplis de toute la plénitude de Dieu. Nous voyons aujourd’hui comment l’esprit humain se remplit de toute sorte de méchanceté venue de l’abîme. Leur sens est réprouvé et ils croient au mensonge. Les forces des ténèbres sont plus actives que jamais. Le diable a aveuglé les yeux des hommes, afin qu’ils ne voient pas briller la splendeur de l’Évangile de la gloire de Christ. 2 Co. 4, 4. Les enfants et les jeunes sont assis devant l’écran vidéo ou de télévision, ouverts et réceptifs, et sont remplis des images les plus abominables qui soient, qui abreuvent leurs pensées.
Puisque nous sommes invités à avoir des sentiments qui n’oscillent pas entre le bien et le mal, mais qui sont toujours ancrés et fermes dans le bien, sans changement ni ombre de variation, recherchons-les de tout notre cœur !
« Ouvrez les portes, laissez entrer la nation juste et fidèle. À celui qui est ferme dans ses sentiments tu assures la paix, la paix, parce qu’il se confie en toi. » És. 26, 2-3.