La mémoire du juste est en bénédiction
Mon père est retourné paisiblement auprès de Jésus le 1er mai à 2 h du matin, à l’âge de 71 ans et demi.
Ces derniers temps, il était affaibli physiquement, et sa vue était devenue si faible qu’il ne pouvait plus ni lire ni écrire. Mais même si le corps était faible, il avait de la force dans son esprit comme jamais auparavant, et sa vue spirituelle n’était pas affaiblie.
Le jeudi saint, il a rendu visite aux amis de Tønsberg et a participé à la Sainte Cène. Il a alors parlé de manière bénie et puissante du chemin de Dieu et du chemin de Caïn. À son retour après ce déplacement, il s’est senti fatigué et épuisé, et il a dû rester au lit quelques jours. La veille de son décès, il se sentait assez en forme et s’était levé.
Selon la façon merveilleuse dont Dieu dirige les choses, mon frère Helge et moi sommes rentrés à la maison à l’improviste, environ 4 heures avant le décès de notre père. Il nous a serré la main avec force et chaleur, nous a souhaité la bienvenue à la maison ; il a posé avec beaucoup d’intérêt des questions sur les réunions dans le Hallingdal, où j’avais évangélisé. – Il se réjouissait de ce que les choses allaient bien dans les groupes d’amis ici et là, et se réjouissait particulièrement de la force et du zèle des jeunes.
À minuit, il était au lit et louait Dieu, et les dernières paroles que mon frère l’a entendu prononcer, avant d’aller se coucher, étaient :
« Merci, loué soit Dieu ! » Environ deux heures plus tard, Dieu l’a rappelé auprès de lui, alors qu’il voulait traverser la chambre. C’était une crise cardiaque. – Le décès de notre père est arrivé de façon inattendue pour nous, car il était en assez bonne forme le jour d’avant. Mais Dieu connaissait l’heure exacte, et mon père était éveillé et prêt. – Même si cela a été une très grande douleur de devoir prendre congé de lui ici-bas, ce n’est que pour un court temps, et nous nous reverrons à nouveau.
Chacun dans notre famille est converti, et c’était une grande joie pour mon père. Nous avons tous pu nous mettre à genoux auprès du lit de notre père, cette nuit-là, et louer Dieu pour sa vie bénie et pour son exemple. Je n’ai jamais vu mon père agité ou impatient. Il vivait dans le repos et la paix bénis de Dieu, et c’était un rafraîchissement d’être avec lui. Il avait une vision spirituelle très large, c’est pourquoi il était patient et indulgent.
J’ai tiré un « mannakorn » tout de suite après le décès de mon père, et j’ai eu 1 Jn. 4, 15 : « Celui qui confessera que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui, et lui en Dieu. » Mon père est maintenant en Dieu, et Dieu est en lui. Mon père a vécu sa vie en Dieu. C’était dans la lumière claire de Dieu qu’il parlait et qu’il agissait, et il ne s’appuyait pas sur des opinions humaines. Il ne connaissait personne selon la chair, c’est pourquoi il pouvait prononcer des jugements impartiaux et justes. Je n’ai jamais vu personne se réjouir autant que mon père, de tout son cœur, des vérités divines. Lorsque quelqu’un recevait de la lumière, au cours d’une conversation, il se frappait les genoux de joie et jubilait grandement. Oui, loué soit Dieu parce que sa joie est maintenant parfaite !
Il y en a peu qui ont autant élevé Jésus-Christ, aussi bien comme Fils de Dieu que comme Fils de l’homme, que mon père l’a fait, à la fois par ses écrits et par sa prédication. Il élevait et glorifiait le nom de Jésus par toute sa conduite dans la vie. Il nous a aussi exhortés jusqu’à la fin à veiller avec soin pour que tout ce que nous faisions et disions soit à la gloire de Dieu.
Mon père a eu comme attestation de la part des autorités militaires qu’il faisait son travail de façon rapide et sûre, et c’est ainsi qu’il était dans tout ce qu’il faisait, aussi bien dans les choses terrestres que dans les choses spirituelles. Il agissait rapidement et sûrement, selon les injonctions de l’Esprit dans son cœur, et il ne consultait ni la chair ni le sang. – Toutes les expériences qu’il avait faites lui avaient donné beaucoup de sagesse dans la vie, et c’était incroyable tout ce qu’il pouvait raconter comme choses intéressantes et bénies, qui étaient à la fois édifiantes et instructives. Mon père avait toujours à l’esprit le travail spirituel quand il s’entretenait avec les gens, qu’ils soient inconvertis, nouveaux convertis ou plus avancés sur le chemin. Il avait un don spécial pour parler en énigmes et en paraboles, ce qui lui permettait de jeter de la lumière dans toutes sortes de coins et recoins, dans les situations les plus diverses, pour que chacun en particulier soit délivré du péché et de sa propre vie.
Mon frère Kristian a aussi tiré un « mannakorn » après le décès de notre père, et il a eu Luc 12, 35-38. Ces paroles étaient bien appropriées. Mon père avait les reins ceints, et sa lampe était allumée jusqu’à la fin. Il était debout dans la chambre, éveillé à la fois spirituellement et physiquement, quand Dieu est venu le chercher au milieu de la nuit.
« Heureux ces serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera veillant ! Je vous le dis en vérité, il se ceindra, les fera mettre à table, et s’approchera pour les servir. Qu’il arrive à la deuxième ou à la troisième veille, heureux ces serviteurs, s’il les trouve veillant ! » V. 37-38.
Notre père nous laisse un riche héritage, par le fait qu’il a planté la parole de la vie dans nos cœurs et qu’il nous a enseigné de façon approfondie à être justes et pieux. – C’était béni d’écouter tout ce qu’il avait à nous dire quand nous étions réunis autour de la table à la maison, à l’occasion des repas. – Il nous manquera beaucoup à tous égards.
Sa mémoire restera vivante comme une riche bénédiction dans nos cœurs, jusqu’à ce que nous le rencontrions à nouveau.