Révélation 1 et 2

avril 1941

Révélation 1 et 2

«Celui qui a mes commandements et qui les garde, c’est celui qui m’aime ; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père, je l’aimerai, et je me ferai connaître à lui.» Jn. 14, 21.

Tous n’ont pas les commandements de Dieu. La plupart des gens sont tellement occupés par les choses de ce monde qu’ils ne connaissent pas les commandements de Dieu. C’est déjà une révélation de recevoir les commandements, mais Jésus dit : Celui qui a mes commandements et qui les garde, je l’aimerai, et je me ferai connaître à lui. Beaucoup de personnes ont eu part à la première révélation, car ils ont reçu les commandements de Jésus ; mais ils restent sans rien faire face au commandement. Ils ne parviennent pas à la deuxième révélation, qui est réservée à ceux qui ont gardé ses commandements. C’est pour cela que la plupart des gens n’ont pas de joie dans leur vie. Ils restent là, devant le commandement, et se sentent jugés. Mais Jésus se révèle à celui qui garde ses commandements. Jn. 15, 14-16. Nous devenons alors ses élus. Cela donne de la joie et du bonheur.

Dieu s’est révélé à Abraham et lui a dit : «Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac ; va-t’en au pays de Morija, et là offre-le en holocauste.» Abraham a reçu le commandement par cette révélation. Cela ne l’a sûrement pas rendu si joyeux que cela. Le chemin est devenu étroit pour lui ; mais il aimait Dieu plus que tout et il a gardé le commandement. Alors, Dieu a pu à nouveau se révéler à lui et il lui a dit : «Je le jure par moi-même, parole de l’Éternel ! parce que tu as fait cela, et que tu n’as pas refusé ton fils, ton unique, je te bénirai et je multiplierai ta postérité, comme les étoiles du ciel et comme le sable qui est sur le bord de la mer ; et ta postérité possédera la porte de tes ennemis. Toutes les nations de la terre seront bénies en ta postérité, parce que tu as obéi à ma voix.» Ge. 22, 2 et 15-18.

Cette révélation-là a rendu Abraham heureux. Après avoir obéi au commandement, il a reçu la promesse.

Ce que l’œil n’a point vu, et qui n’est pas monté au cœur de l’homme, c’est cela que Dieu a préparé pour ceux qui l’aiment. Dieu nous a révélé ces choses par son Esprit. 1 Co. 2, 9-10.

Ces personnes, ce «nous», ce sont ceux qui l’aiment, ceux qui ont gardé ses commandements. Dieu leur fait savoir tout ce qu’il a préparé. Ils ne l’assimilent pas seulement comme de la connaissance, mais Jésus se révèle à eux et leur promet ces choses. De cette manière, le bonheur croît au fur et à mesure qu’on obéit aux commandements.

Jésus dit : Celui qui perd sa vie à cause de moi, la trouvera. Abraham a dû perdre la vie en sacrifiant Isaac. Il lui fallait de la foi pour le faire, car il ne savait pas ce qui lui serait donné en retour. Il ne l’a su qu’après avoir observé le commandement. Il a alors reçu au centuple et même plus.

Paul dit : «J’estime que les souffrances du temps présent ne sauraient être comparées à la gloire à venir qui sera révélée pour nous.» Ro. 8, 18.

Paul était parvenu jusqu’à la promesse. Le chemin était étroit, mais cela ne pouvait être comparé à la gloire qu’il obtenait de cette manière. Paul en est témoin, et beaucoup d’autres hommes qui ont suivi ce chemin peuvent aussi en témoigner. Ceux qui se trouvent dans la première révélation, et qui trouvent que le chemin est bien étroit et que les souffrances sont grandes, feraient bien de considérer tous ces témoins. Beaucoup de gens n’aiment pas Jésus assez fortement pour dépasser ce qui est lourd et dur, et parvenir à la deuxième révélation, au bonheur d’être un ami élu de Jésus. Ils ne deviennent donc pas non plus des témoins.