L'épître aux Hébreux - chapitre 11

avril 1941

L’épître aux Hébreux

Chapitre 11

V. 6. Or sans la foi il est impossible de lui être agréable ; car il faut que celui qui s’approche de Dieu croie que Dieu existe, et qu’il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent.

Nous ne pouvons pas prier Dieu sans croire que Dieu existe. Mais si nous croyons que Dieu existe, nous pouvons prier et nous attendre à ce qu’il veuille nous entendre.

Oui, tu peux être sûr que Dieu existe. En lui nous avons la vie et le mouvement. Il entretient tout qui, sans cela, périrait. Dieu maintient en équilibre le ciel étoilé ; il établit des lois pour les humains, les animaux, les oiseaux et les insectes. Il fixe des lois pour la migration des oiseaux et des poissons de la mer ; il est le maître des insectes et de tout ce qui a vie sur terre.

Dieu lie un homme dans les liens de son péché ; et il délivre l’homme quand il demande pardon. Il endurcit un Pharaon et humilie un Nebucadnetsar. Il châtie les nations par la guerre, et il donne la paix en son temps ; car la guerre appartient à l’Éternel. Tout le mal est venu dans le monde à cause du péché. Dieu dit au Fils : Assieds-toi à ma droite, jusqu’à ce que je fasse de tous tes ennemis ton marchepied. Nous comprenons par là que toutes les politiques et toutes les guerres finissent par se révéler comme étant des moyens par lesquels tous les impies seront mis sous les pieds de Christ. Nous comprenons cela par la foi. Et comment pourrions-nous faire autrement que de croire qu’il existe, et qu’il récompense richement ceux qui trouvent leur refuge en lui ?

Nous connaissons aussi Dieu par le moyen de notre conscience et par les impulsions que son Esprit produit dans nos cœurs pour faire ce qui est juste. Lorsque nous faisons le bien, nous sommes heureux ; mais si nous faisons ce qui est mal, nous baissons les yeux et nous avons mauvaise conscience.

Le bon Esprit de Dieu est envoyé dans le monde entier et il convainc de péché, de justice et de jugement. Oui, nous croyons vraiment que Dieu existe et que Dieu est au-dessus de tous, qu’il se sert de tous et qu’il est en tous.

Quelle relation as-tu avec Dieu ?

V. 8. C’est par la foi qu’Abraham, lors de sa vocation, obéit et partit pour un lieu qu’il devait recevoir en héritage, et qu’il partit sans savoir où il allait.

À chaque fois que Dieu appelle, il faut partir. En fait, l’appel de Dieu nous conduit des ténèbres à la lumière, de la puissance de Satan à Dieu. C’est pourquoi nous devons quitter notre famille et nos amis qui sont dans les ténèbres. Nous ne savons pas où nous allons, comme Abraham, mais par la foi en Dieu et dans la confiance en celui qui est amour, nous partons. Et nous voyons que les choses se sont bien passées pour Abraham, Noé, Énoch, Moïse, Josué, Gédéon, Barak, Samson, Jephté, etc., quand ils ont cru en Dieu et lui ont obéi. Par là, nous comprenons aussi que les choses se passeront bien pour nous, si nous lui obéissons. Car la volonté de Dieu est notre sanctification. Nous pouvons donc partir en toute sécurité lorsque le Seigneur nous appelle ; parce que la voie de Dieu conduit à la lumière et à la gloire.

Il ne suffit pas que Dieu existe, il nous conduit aussi dans les détails par son Fils bien-aimé, Jésus-Christ.

V. 17. C’est par la foi qu’Abraham offrit Isaac, lorsqu’il fut mis à l’épreuve, et qu’il offrit son fils unique, lui qui avait reçu les promesses, et à qui il avait été dit : En Isaac sera nommée pour toi une postérité.

La foi et le sacrifice vont de pair. La foi se lance à l’assaut de notre propre volonté. Nous comprenons ainsi que la foi est divine, alors que ma propre volonté appartient à ma chair périssable. Abraham aimait son fils Isaac, et il a livré de grands combats pour obéir à Dieu qui tenait absolument à ce qu’Isaac soit sacrifié. Et Abraham a été obéissant à Dieu. Les promesses faites à Abraham étaient liées à Isaac ; mais maintenant qu’il fallait le sacrifier, c’était comme s’il devait se relever d’entre les morts. Quelles merveilleuses foi et confiance en Dieu ! Et Abraham obtint à nouveau Isaac, comme s’il était ressuscité des morts. Une image de Dieu qui a sacrifié son Fils et l’a ressuscité d’entre les morts.

V. 29. C’est par la foi qu’ils traversèrent la mer Rouge comme un lieu sec, tandis que les Égyptiens qui en firent la tentative furent engloutis.

Tout est possible par la foi. Par la foi, Jésus marcha sur l’eau ; par la foi Pierre a pu aussi marcher ; mais quand l’incrédulité l’a saisi, il a coulé. Par la foi, Joseph a gardé tout un peuple en vie. Par la foi, Jésus a supporté que Judas tienne les cordons de la bourse, bien qu’il ait su que c’était un voleur. Il comprenait par la foi que Judas le trahirait par son péché originel, l’avarice. Par la foi, Jésus ne dit rien de Judas aux disciples, jusqu’à ce que son heure soit venue.

V. 30. C’est par la foi que les murailles de Jéricho tombèrent, après qu’on en eut fait le tour pendant sept jours. Par la foi, le peuple a crié et sonné de la trompette. Quand le peuple a entendu les trompettes, ils ont poussé des cris de guerre – et par la foi les murs sont tombés, et le peuple est entré directement dans la ville et s’est emparé d’elle. Jos. 6, 20. Le cri de guerre, le son de la trompette et les promesses de Dieu ont rendu la foi vivante, et les murs étaient obligés de tomber – même s’ils avaient été en acier.

Par la foi, David mit la pierre dans la fronde, et au nom de l’Éternel des armées il s’est avancé contre Goliath, qui avait défié les armées de l’Éternel. Même si le front de Goliath avait fait dix mètres d’épaisseur, les pierres polies que David avait prises dans le ruisseau l’auraient traversé. Par la foi, Samson était fort.

V. 33-34. Par la foi, ils vainquirent des royaumes, exercèrent la justice, obtinrent des promesses, fermèrent la gueule des lions, éteignirent la puissance du feu, échappèrent au tranchant de l’épée, guérirent de leurs maladies, furent vaillants à la guerre, mirent en fuite des armées étrangères, etc.

V. 37-38. Ils furent lapidés, sciés, torturés, ils moururent tués par l’épée, ils allèrent çà et là vêtus de peaux de brebis et de peaux de chèvres, dénués de tout, persécutés, maltraités, eux dont le monde n’était pas digne, errants dans les déserts et les montagnes, dans les cavernes et les antres de la terre.

Tout cela, ils l’ont fait par la foi, qui leur a donné la force, la force divine. Que ne sommes-nous pas capables de vaincre et de supporter par la même foi ? Eh bien, nous pouvons tout faire dans la foi, la foi qui attire l’Esprit et les forces de Dieu sur nous.

Nous devons nous exercer dans la foi et la patience, et nous serons ainsi plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés.