L’honneur et la puissance de Dieu

novembre 1941

L’honneur et la puissance de Dieu

Ap. 4, 9-11. On peut dire que les êtres vivants sont la vie qui s’écoule au travers de tous et de toutes choses. Les êtres vivants ont reçu leur vie de celui qui est assis sur le trône, et maintenant, ils se prosternent et lui rendent gloire, honneur et actions de grâces ; car sans lui, ils n’auraient pas eu de vie pour laquelle ils auraient pu rendre des actions de grâces. Lorsque les 24 vieillards voient que les êtres vivants remercient celui qui est assis sur le trône, ils se souviennent d’où ils sont venus et comment Dieu les a rendus grands. Ils jettent alors leurs couronnes devant le trône et disent : Tu es digne, notre Seigneur et notre Dieu, de recevoir la gloire, l’honneur et la puissance ; car tu as créé toutes choses, et c’est par ta volonté qu’elles existent et qu’elles ont été créées.

Nous voyons par là que ceux qui sont les plus grands de toute la création, les êtres vivants et les vieillards, quand ils sont devant celui qui est assis sur le trône le plus élevé, tombent en défaillance et en admiration devant la gloire et la puissance de leur grand créateur, et qu’ils l’adorent en Esprit et en vérité, et jettent leurs couronnes devant celui qui leur a donné la vie et la capacité de gagner leurs couronnes. Ils proclament ainsi que tout ce qui a été créé et qui a été soumis à leur domination doit aussi se prosterner et déposer sa dignité devant celui qui est assis sur le trône.

Aucun être créé ne se prosterne et n’adore celui qui est assis sur le trône en vertu de sa propre crainte de Dieu, de sa propre initiative et par sa propre énergie. Cette influence doit venir de celui qui est assis sur le trône. C’est lui qui doit leur imposer le respect et l’amour qui sont nécessaires pour pouvoir l’aimer, le craindre, se prosterner devant lui et jeter à ses pieds toute leur dignité. C’est pourquoi il est écrit :

Du trône sortent des éclairs, des voix et des tonnerres. Devant le trône brûlent sept lampes ardentes, qui sont les sept esprits de Dieu. Ap. 4, 5.

Lorsque celui qui est assis sur le trône doit imposer le respect, l’Esprit de crainte et la vénération à toute la création, il fait sortir de lui des tonnerres et des éclairs, et toute la nature tremble devant sa face. Ce qui a été créé a alors le sentiment d’avoir seulement été créé, et que c’est celui qui l’a créé qui a le pouvoir de mettre en branle un tel orage avec des éclairs qui zigzaguent – qui touchent les sentiments et les pensées du cœur. Comme preuve de sa grande puissance, il place en plus devant le trône sept lampes ardentes, qui sont les sept esprits de Dieu ; et qui ne tremblerait pas devant eux ?

Écoute maintenant qui sont ces sept esprits de Dieu. Ils reposaient sur le Maître, Jésus-Christ. C’est l’Esprit de l’Éternel, Esprit de sagesse et d’intelligence, Esprit de conseil et de force, Esprit de connaissance et de crainte de l’Éternel. És. 11, 2.

Ces lampes ardentes sondent les cœurs et les reins, le passé, le présent et l’avenir. Lorsque ces sept Esprits de Dieu produisent leur effet sur les 24 vieillards, avec les coups de tonnerre, les éclairs et les voix, ces derniers déposent leurs couronnes et toute leur dignité, par respect pour celui qui est assis sur le trône.

Ces choses ont été écrites pour nous, et toute Écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que l’homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne œuvre. 2 Ti. 3, 16-17.

Souviens-toi de cela, homme vain, quand tu t’imagines savoir quelque chose ; ce qui précède montre que tu n’as jamais connu comme il faut connaître. Dépose par conséquent ta couronne imaginaire, sinon, celui qui est assis sur le trône te traitera avec une telle force, en utilisant ses tonnerres, ses éclairs et les sept lampes ardentes, qu’elle tombera ; mais, dans ces conditions, tu n’auras pas obtenu la dignité que les vingt-quatre vieillards possèdent. Eux qui, tout au long de leur vie, auront vécu dans l’Esprit dans lequel ils jetaient leurs couronnes aux pieds de celui qui est assis sur le trône.