Poser le fondement
«Selon la grâce de Dieu qui m’a été donnée, j’ai posé le fondement comme un sage architecte, et un autre bâtit dessus. Mais que chacun prenne garde à la manière dont il bâtit dessus. Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus-Christ.» 1 Co. 3, 10-11.
Nous ne pouvons pas bâtir à la place des autres ; chacun doit le faire pour sa propre part. Mais nous pouvons poser un fondement pour les hommes, sur lequel ils peuvent bâtir.
Paul avait posé le fondement comme un sage architecte. Le fondement qu’il avait posé, c’était Jésus-Christ. C’est sur Lui que nous devons tous bâtir. Cependant, la plupart des gens pensent que ce fondement-là a été posé, et qu’il a été posé par Jésus lui-même, de sorte que nous n’avons pas à nous en préoccuper, et que nul homme ne peut le poser. Paul dit pourtant que c’était lui qui l’avait posé, et qu’il l’avait posé avec sagesse.
Il ne suffit pas que Jésus soit le fondement ; les gens ont besoin de quelqu’un qui pose ce fondement pour eux, pour qu’ils aient quelque chose sur quoi bâtir.
Les hommes qui sont appesantis par le poids de leur péché ne peuvent pas croire que leurs péchés leur sont pardonnés si on ne leur donne pas un fondement sur lequel ils peuvent édifier cette foi. Ils ont besoin d’un sage architecte qui leur explique que Jésus est une victime expiatoire, qu’il est mort pour eux. Mais il dépend d’eux-mêmes de faire usage de ce fondement, et c’est à eux de veiller à la manière dont ils bâtissent dessus.
Il y en a aussi beaucoup qui ont reçu le pardon de leurs péchés, mais qui continuent à être esclaves des mêmes péchés. Ils entendent dire qu’il est possible d’avoir la victoire, mais ils ne savent pas comment cela doit avoir lieu. Ils entendent beaucoup de beaux discours sur le fait de tout abandonner entre les mains de Jésus, de se plonger dans l’amour de Jésus, et on leur dit que tout se fait tout seul si on agit de la sorte. Ils essaient d’y arriver, et ils rêvent au jour où quelque chose d’étrange va survenir dans leur vie, de telle sorte qu’il devienne tout à fait naturel et évident pour eux d’être bons. Mais de tels rêves s’effondrent ; cela ne réussit pas. Il leur manque quelqu’un qui pose Jésus comme fondement dans leur vie, pour qu’ils puissent bâtir dessus. Il faut que quelqu’un leur dise que Jésus n’a pas seulement porté nos péchés, mais que notre vieil homme a aussi été crucifié avec lui. Ro. 6, 6. Car comment pourrais-je déposer le vieil homme, s’il n’était pas crucifié avec Lui ? Il faut qu’on m’enseigne que Jésus a participé au sang et à la chair comme moi, afin que, par la mort, il anéantît celui qui a la puissance de la mort, c’est-à-dire le diable. Hé. 2, 14. Car comment pourrais-je livrer ma chair à la mort s’il ne l’avait pas fait avant moi ? Mais Jésus a apporté une délivrance, en participant lui-même au sang et à la chair. Cela me donne un fondement sur lequel je peux bâtir. Je peux être délivré de la puissance du diable par le fait que la même mort frappe ma chair, avec ses convoitises et ses passions. Mais que chacun prenne garde à la manière dont il bâtit dessus, à la manière dont il utilise la délivrance apportée par Jésus.
Il est aussi écrit que nous devons avoir part à la nature divine. 2 Pi. 1, 14. La plupart des chrétiens considèrent cela comme une belle rhétorique, ou comme quelque chose que nous devons obtenir un jour, au ciel. Mais il est écrit que nous y avons part en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise. C’est donc quelque chose qui a lieu maintenant, ici-bas. Ici aussi, il s’agit que Jésus soit posé comme fondement.
Nous devons entendre parler de Jésus, qui n’a point regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu, mais qui a paru comme un simple homme. Ph. 2, 6-14. C’est pourquoi il dit de lui-même qu’il est le fils de l’homme. Et il est dit que toute la plénitude de la divinité a habité corporellement en lui. Col. 1, 19 et 2, 9. Il nous a donc précédés sur la voie, c’est pourquoi nous pouvons le suivre. Comment pourrions-nous avoir part à la nature divine, si Jésus n’était pas d’abord devenu fils de l’homme et n’avait pas eu part, en tant que fils de l’homme, à toute la plénitude de la divinité ? Cela s’est produit par le fait qu’il a dit tout au long de sa vie : «Non pas ma volonté, mais la tienne !» Jésus doit ici être posé comme fondement pour nous. C’est ce que Paul avait fait pour les Philippiens, c’est pourquoi il pouvait leur dire, après leur avoir expliqué ces choses : «Ainsi, mes bien-aimés, travaillez à votre salut avec crainte et tremblement.» Ils avaient reçu un fondement sur lequel ils pouvaient bâtir.
Nous devons en finir avec le péché. Pierre dit : «Ainsi donc, Christ ayant souffert dans la chair, vous aussi armez-vous de la même pensée. Car celui qui a souffert dans la chair en a fini avec le péché.» 1 Pi. 4, 1. Nous voyons ici que Pierre aussi pose Christ comme un fondement sur lequel nous devons bâtir. Si Jésus n’avait pas souffert quand il était tenté, et s’il n’avait pas tenu bon dans l’épreuve, comment y arriverions-nous, pour notre part ?
Les hommes bâtissent et bâtissent, mais la moindre tempête fait s’écrouler leurs édifices. Après avoir subi un certain nombre de défaites, la plupart des gens abandonnent la construction, ils se retrouvent désemparés et sans force. On a besoin de sages architectes qui puissent poser Jésus-Christ comme fondement pour les hommes, pour qu’ils ne soient plus désemparés et sans espoir. Cependant, que chacun prenne garde à la manière dont il bâtit, pour que l’édifice ait la même qualité que le fondement. Cette qualité doit être la nature divine. Si tu ne respectes pas cette exigence de qualité, tout ton édifice sera consumé par le feu.