Sois prêt en toute occasion, favorable ou non

février 1938

Sois prêt en toute occasion, favorable ou non

Je t’en conjure devant Dieu et devant Jésus-Christ, qui doit juger les vivants et les morts, et au nom de son apparition et de son royaume :

Prêche la parole, insiste (sois prêt, trad. norv.) en toute occasion, favorable ou non, reprends, censure, exhorte, avec toute douceur et en instruisant. 2 Ti. 4, 1-2.

L’apôtre insiste fortement ici sur le fait que nous devons annoncer la Parole et être prêts en toute occasion, favorable ou non. Il veut dire par là que Timothée doit toujours être sur le qui-vive, prêt à saisir les occasions selon la direction de l’Esprit, n’importe quand et n’importe où.

Sois prêt en toute occasion, favorable ou non. On peut abuser de cette exhortation en la prenant dans le sens qu’il faut toujours parler, à tout bout de champ et quels que soient le moment et la situation. Mais celui qui parle peu est peut-être plus prêt en toute occasion, favorable ou non, que celui qui parle beaucoup. Sans moi, vous ne pouvez rien faire, dit Jésus. Nous avons vu beaucoup d’exemples de personnes qui ont une telle tendance à parler qu’elles chassent les gens par leurs paroles excessives. On pourrait avoir l’impression qu’elles sont prêtes en toute occasion, favorable ou non, mais ce n’est pas le cas, elles ne font que prêcher à tout bout de champ, que ce soit le moment de le faire ou non. Quand Dieu veut que quelque chose soit dit, elles sont habituellement trop occupées à prêcher, de sorte qu’elles n’accomplissent pas le commandement d’être prêtes en toute occasion, favorable ou non.

Pour ce qui est du zèle, ce n’est pas celui qui donne l’impression d’être le plus zélé qui en fait le plus. J’ai vu à bord de navires des cuisiniers tout de blanc vêtus, avec des habits tout propres et bien repassés. On aurait pu se dire qu’ils ne faisaient jamais rien, mais les marmites étaient propres et récurées, et la nourriture était exquise. Il y a d’autres cuisiniers qui sont sales et qui s’affairent énormément pour préparer quelque chose. J’ai vu de même des officiers qui ne touchaient jamais à rien, ils se contentaient de diriger le travail. D’autres mettaient eux-mêmes la main à la pâte tout en grommelant, pendant que ceux qui auraient dû faire le travail restaient juste là à les regarder. Qui donc réussit à en faire le plus ?

C’est pour cela que ce n’est pas par les actions extérieures que nous pouvons juger qui en fait le plus. C’est le résultat final qui le montrera.