Si donc il y a quelque consolation en Christ
Nous trouvons la consolation en Christ après avoir fait la volonté de Dieu. Il y a une consolation dans la communion de ses souffrances. Si la consolation est en Christ, c’est qu’elle est dans son corps, dans le corps dans lequel on endure la mort selon la chair. C’est celui qui vaincra qui est consolé. Celui qui tombe n’est pas consolé ; il est convaincu de péché, il est châtié et exhorté. Quand Jésus avait été tenté de bien des manières par le diable dans le désert, des anges sont venus auprès de lui pour le servir et le consoler. Mt. 4, 11. Ensuite, il est retourné en Galilée, revêtu de la puissance de l’Esprit. Luc 4, 14.
Nous sommes consolés de la même manière que Jésus a été consolé. C’est la consolation en Christ. Nous sommes d’abord tentés de bien des manières. Cela entraîne pour nous des souffrances ; car Jésus a lui-même souffert quand il a été tenté. Ensuite, nous sommes consolés tout comme le Maître lui-même a été consolé, dans les jours de sa chair.
Y a-t-il du soulagement dans l’amour ? Oui ! Si nous aimons Jésus-Christ, nous observons ses commandements, et il viendra à nous et fera de nous sa demeure. C’est là le soulagement de l’amour réciproque – un amour semblable à celui qui existait entre le Père et le Fils.
Y a-t-il de l’union d’esprit ? Oui ! Si nous obéissons à l’Esprit et que nous vainquons par sa force dans les tentations, cela donne une communion de l’Esprit. Mais si nous subissons des défaites, cela rompt la communion aussi bien avec Dieu qu’avec les hommes. La communion de l’Esprit est très peu connue parmi les chrétiens, c’est aussi peu connu que de vivre une vie victorieuse et de souffrir dans la chair. Si la communion des souffrances de Christ était plus connue, on s’y connaîtrait mieux aussi en communion et en consolation de l’Esprit.
Y a-t-il quelque compassion et quelque miséricorde ? Oui, celui qui tient bon à l’heure de la tentation fait l’expérience de la compassion et de la miséricorde. Car notre souverain sacrificateur a été tenté en tout comme nous sans tomber, sans pécher, sans commettre aucune mauvaise action. Il a souffert quand il était tenté, c’est pourquoi il peut avoir compassion de nous. Les frères qui ont dû souffrir dans la chair pour vaincre dans la tentation ont eux aussi compassion et savent faire preuve de miséricorde. Cela augmente la communion, le soulagement de l’amour est à l’œuvre et la compassion et la miséricorde se manifestent.
Mais si nous tombons et que nous péchons quand nous sommes tentés, c’est la chair qui est consolée, c’est la volonté propre qui est rassasiée ; Satan et la chair remportent la victoire, la communion d’esprit est rompue et le monde prend place dans le cœur avec toute sa folie. Les querelles et les troubles rendent l’âme captive.
Comme il est donc d’une importance capitale de rester debout au moment de l’épreuve !