Échos de la conférence de Pentecôte 1923 à Hønefoss
J. O. S.
1 Pi. 2, 1-10. « Rejetant donc toute malice et toute ruse, la dissimulation, l’envie, et toute médisance… Approchez-vous de lui, pierre vivante. »
À qui l’apôtre s’adresse-t-il ? Qui doit rejeter ? Est-ce le monde ? Non, ces paroles s’adressent à ceux qui se sont approchés de la pierre vivante.
Nous comprenons que la situation n’est pas brillante parmi nous. Après avoir entendu la vérité pendant tellement d’années, il y a peu de fruits. Il y a de la coquetterie, de la médisance, des plaintes et du mécontentement. C’est avec douleur que nous nous revoyons après quelque temps, car il n’y a pas eu de fidélité en esprit entre temps, de la fidélité dans le caché, là où personne ne nous voit et personne ne nous connait. Pourquoi les choses en sont-elles là ? Parce que tu ne t’es pas suffisamment approché de la pierre vivante. Tu n’as pas le bon entendement. Dieu te conduit à tes ennemis, mais au lieu de les combattre, tu les admires. Tu admires la grandeur mondaine, l’orgueil de la vie. Quand tu vois quelqu’un venir à une réunion bien habillé, éduqué, avec une prestance qui en impose, tu admires cela. Tu n’as pas le courage de mettre fin à ce lien. Tu t’exclus toi-même de la communion avec les apôtres, les saints et les hommes et femmes pieux qui ont vécu à toutes les époques, et qui vivent maintenant.
Mme Guyon écrit qu’elle a malheureusement dû quitter la plupart de ses enfants spirituels. Non pas parce qu’elle n’aurait pas eu assez d’amour et de patience pour continuer à travailler avec eux, mais parce qu’elle comprenait qu’ils n’étaient pas disposés à renoncer à tout à cause de Jésus. Juste quelques-uns étaient disposés à la suivre plus profondément en Christ.
L’Esprit nous dit ce qu’il en est des uns et des autres. L’Esprit nous dit qui vit de manière pieuse. Nous savons qui est vaniteux. Nous savons qui médit. Il y a un arôme, un parfum délicat et agréable, qui accompagne l’âme qui a vécu dans la fidélité envers Dieu. C’est de la noblesse. Il n’y a rien que j’admire plus que de telles âmes. Notre relation vient d’en-haut, elle passe par Jésus-Christ. La relation humaine d’homme à homme, qui n’est pas dans l’Esprit, n’a aucune valeur.
Tout est une question d’entendement. Veillons à avoir un bon entendement. Prions Dieu pour cela.
J. O. S.
2 Co. 4, 6 ; 1 R. 8, 11-12 ; Job 33, 15-30 ; Ge. 1, 2-3.
Dieu a ordonné que la lumière brille dans les ténèbres. Il est dit aussi quelque part que la lumière se lève dans les ténèbres pour les hommes droits. Qui se retrouve dans les ténèbres ? Les impies ? Non, les hommes droits, ceux qui cherchent à faire la volonté de Dieu. Ils arrivent au point où ils doivent reconnaître qu’ils ne trouvent plus aucune issue, ils sont plongés dans les ténèbres. Dans ces ténèbres, Dieu fait lever une toute petite lumière qui permet à l’homme de voir la vraie lumière. Dieu agit de cette manière pour que l’homme puisse voir la vraie lumière. La plupart des gens ne se retrouvent jamais dans les ténèbres. (Ils sont dans les ténèbres, mais prétendent être dans la lumière.) Il est dit dans 1 R. 8, 11-12 : « Les sacrificateurs ne purent pas y rester pour faire le service, à cause de la nuée ; car la gloire de l’Éternel remplissait la maison de l’Éternel. Alors Salomon dit : L’Éternel veut habiter dans l’obscurité ! »
La plupart des prêtres restent (en plein milieu de leurs ténèbres) pour y faire leur service. Tauler31, qui était un homme pieux, était une fois un tel prêtre, un pharisien. De grandes foules se réunissaient autour de sa chaire. Un vieux paysan est venu lui dire qu’il était un pharisien. Tauler était sincère ; il ne l’a pas lâché mais lui a demandé de le lui prouver. Il est resté 3 jours chez lui et l’a convaincu qu’il était un pharisien. Cela a amené Tauler dans de telles ténèbres qu’il a publiquement confessé en chaire qu’il ne pouvait plus rester pour faire son service. Dans ces ténèbres, Dieu a fait se lever la lumière pour lui, et quand il a recommencé à prêcher, c’était avec une telle puissance que les auditeurs tombaient à genoux et imploraient Dieu d’être sauvés comme le prêtre avait été sauvé.
Voilà ce que Dieu fait envers l’homme pour qu’il abandonne ses propres œuvres (trad. norv.) et pour le préserver de l’orgueil. Job. 33, 17.
Voilà tout ce que Dieu fait, deux fois, trois fois, avec l’homme. V. 29.