Christ est-il divisé ?

décembre 1988

Christ est-il divisé ?

1 Co. 1, 10-14

« Père saint, garde en ton nom ceux que tu m’as donnés, afin qu’ils soient un comme nous. » Jn. 17, 11.

Nous savons qu’il existe des centaines d’assemblées religieuses qui portent toutes des noms différents. Lorsqu’un groupe dissident se sépare de la dénomination où il se trouvait jusque-là, ceux qui le composent cherchent à se donner un nom biblique qui sonne bien. Ce n’est pas chose facile, car beaucoup de noms ont déjà été pris. Ce nouveau groupe se fait connaître, de façon à rassembler des personnes autour de la doctrine qui est à l’origine de la séparation, et tous affirment qu’ils détiennent la doctrine de la Bible.

Nous comprenons facilement que la Bible ne peut pas contenir autant de doctrines différentes. Jésus a promis d’être parmi ceux qui se réunissent en son nom, mais il n’a aucunement dit qu’il demeurerait parmi des gens qui s’assemblent autour de toutes sortes d’autres noms.

« Je vous exhorte, frères, par le nom de notre Seigneur Jésus-Christ, à tenir tous un même langage, et à ne point avoir de divisions parmi vous, mais à être parfaitement unis dans un même esprit et dans un même sentiment. »

1 Co. 1, 10. Voilà l’assemblée, l’Église, le corps de Christ, la plénitude de celui qui remplit tout en tous. Ep. 1, 22-23. Les choses se passent ainsi lorsque Jésus est la tête, mais cela ne peut jamais être le cas dans un parti religieux, puisqu’on y désigne quelqu’un qui, secondé par quelques autres, doit servir de tête à la communauté toute entière. 3 Jn. 9.

Comment se fait-il qu’il y ait un tel désordre dans les milieux religieux ? Cela vient du fait qu’on n’y annonce pas l’Évangile. On prêche le pardon des péchés par le sang de Jésus, mais on ne fait pas mention de la justification qui était inaccessible sous la loi, mais qu’il est possible d’obtenir par la foi en Jésus-Christ.

Ac. 13, 38-39. On entend prêcher que Jésus a porté nos péchés sur le bois, mais on ne précise pas que c’est afin que nous puissions mourir au péché et vivre pour la justice. 1 Pi. 2, 24.

On accepte volontiers Jésus comme victime expiatoire, mais non comme Seigneur. Col. 2, 6-7. On annonce la réconciliation avec Dieu par la mort de son Fils, mais pas le salut par sa vie. Ro. 5, 10. Jésus est ressuscité pour être notre Maître et Seigneur. Ro. 14, 9. C’est lorsque nous connaissons Jésus comme Seigneur que nous avons part à l’Évangile. Le monde religieux annonce que Jésus a été fidèle en toutes choses envers son Père, mais il ne considère pas que l’obéissance fait partie de l’Évangile. Pour les diverses dénominations chrétiennes, l’obéissance fait partie de la loi. Hé. 5, 9. On sait généralement que Paul a été choisi pour annoncer l’Évangile, mais beaucoup ignorent qu’il a « reçu la grâce et l’apostolat pour amener en son nom à l’obéissance de la foi tous les païens. » Ro. 1, 5. Tous les partis religieux s’accordent pour annoncer le pardon des péchés, mais ils sont loin d’être d’accord quant à notre vocation à suivre les traces de Jésus, lui qui n’a jamais commis de péché. 1 Pi. 2, 21-22. Ces désaccords entretiennent l’esprit de parti et contribuent à l’égarement général.

« Il a appris, bien qu’il fût Fils, l’obéissance par les choses qu’il a souffertes, et après avoir été élevé à la perfection, est devenu pour tous ceux qui lui obéissent l’auteur d’un salut éternel. » Hé. 5, 7-8. Seule l’obéissance nous permet de rester en relation avec Jésus qui est le Seigneur et la tête. C’est également par l’obéissance qu’il peut nous faire fusionner de façon à former un seul corps composé de nombreux membres au service les uns des autres. Ep. 4, 15-16. Il y a beaucoup de membres, mais un seul corps. 1 Co. 12, 12-14.