Bons bergers
Il y a besoin de vrais et de bons bergers dans l’assemblée, de bergers qui ont un cœur pur dans lequel l’amour de Christ a été répandu par le Saint-Esprit.
Un bon berger est en relation constante avec le souverain pasteur, Jésus-Christ. Son œuvre bénie consiste à rassembler. Il veille sur l’assemblée afin d’éviter toute déviation vers le monde. Il a dans son cœur la foi qui a triomphé du monde.
« Cette parole est certaine : Si quelqu’un aspire à la charge d’évêque, il désire une œuvre excellente. » 1 Ti. 3, 1.
Dieu communique de riches dons à son Église pour qu’elle puisse croître et s’affermir dans toutes les vertus de Christ. « Et il a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs pour le perfectionnement des saints en vue de l’œuvre du ministère et de l’édification du corps de Christ, jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ. » Ép. 4, 11-13. Tous ceux dont il est question ici ont une œuvre bien précise à faire, et les tâches sont multiples. La confiance dont ils jouissent auprès des frères et sœurs va croissant, et Dieu peut leur donner les « pleins pouvoirs ». Deux personnes peuvent citer les mêmes paroles de la Bible, mais il peut y avoir une grande différence dans la confiance dont elles jouissent et dans la réceptivité de la part de ceux qui écoutent. Pour pouvoir être un bon berger, un bon « surveillant » (évêque) dans l’assemblée, il faut gagner la confiance des autres.
Paul faisait plus confiance à Timothée qu’à tous les autres : « Car je n’ai personne ici qui partage mes sentiments, pour prendre sincèrement à cœur votre situation ; tous, en effet, cherchent leurs propres intérêts, et non ceux de Jésus-Christ. » Ph. 2, 20-21. Celui qui désire devenir un instrument entre les mains de Dieu doit d’abord être lui-même façonné par Dieu, de façon à pouvoir servir d’une manière désintéressée et véritablement utile. Un bon berger doit avoir beaucoup de considération et de respect pour la tâche qui lui a été confiée, comme l’apôtre Paul : « Prenez donc garde à vous-mêmes, et à tout le troupeau sur lequel le Saint-Esprit vous a établis évêques, pour paître l’Église de Dieu, qu’il s’est acquise par son propre sang. » Ac. 20, 28. Si nous comprenons à quel point l’Église a été acquise à un prix élevé, nous pouvons devenir de bons bergers.
« Connaissant donc la crainte du Seigneur, nous cherchons à convaincre les hommes... », dit Paul en 2 Co. 5, 11. Il était en vérité un bon berger, animé des sentiments qui étaient en Jésus-Christ.
Une bonne mère peut accomplir un bon ministère de berger dans son foyer. Elle peut dire à ses enfants : « Retiens l’instruction, ne t’en dessaisis pas ; garde-la, car elle est ta vie. » Pr. 4, 13.
Jésus désirait rassembler les enfants d’Israël comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes, mais ils ne l’ont pas voulu. Mt. 23, 37. De quelle gloire se sont-ils ainsi privés, et quelle misère et quelles souffrances auraient-ils pu s’éviter en acceptant l’invitation de Jésus !
Nombreux sont ceux qui ont amèrement regretté d’avoir été désobéissants et rebelles à un certain âge. Ils ne peuvent s’empêcher de penser : « Si seulement je m’y étais pris autrement, si seulement j’avais écouté ce qu’on me disait... ». Mais on ne peut pas revivre sa vie une deuxième fois.
Les humbles acceptent volontiers les remarques, ils se laissent conseiller et guider vers tout ce qui est bon. Ils suivent la voix du berger et deviennent eux-mêmes de bons bergers.