Épargne le troupeau
Avant de les quitter, Paul dit aux anciens d’Éphèse : « Je sais qu’il s’introduira parmi vous, après mon départ, des loups cruels qui n’épargneront pas le troupeau. » Ac. 20, 29.
Des loups cruels qui n’épargnent pas ! On doit épargner beaucoup de choses au troupeau (l’Assemblée). On doit lui épargner par exemple les polémiques et les disputes de mots. On doit lui épargner le spectacle de frères et sœurs qui veulent absolument avoir le dernier mot, ou qui « visent » manifestement d’autres personnes, et veulent les reprendre publiquement dans leurs messages ou leurs témoignages. On doit lui épargner des conflits de personnes. On doit lui épargner d’entendre l’évangile de la prostituée et des paroles d’incrédulité. Et ainsi de suite… Nous devons tous sentir notre responsabilité dans ce domaine, de sorte qu’aucun de nous ne se comporte en loup cruel au milieu de l’Assemblée de Dieu, que Jésus s’est rachetée par son propre sang.
Nous qui sommes parents, nous avons dans notre foyer un troupeau que nous devons garder : ce sont nos enfants. Et nous devons veiller à ne pas devenir comme des loups impitoyables dans nos propres foyers. Il est écrit que ces loups cruels n’épargnent pas le troupeau.
Les parents qui parlent ouvertement des erreurs et des manquements des frères et sœurs devant leurs enfants sont, sans le vouloir, des loups cruels au milieu de leur famille. Nous devons épargner ces choses à nos enfants. Et quels dégâts irréparables nous pouvons causer ! Oui, en y réfléchissant, nous trouverons beaucoup de choses que nous devrions épargner à nos enfants. Et si ceci n’est pas pris au sérieux, des pères et des mères seront, malgré leur amour pour leurs enfants, comme des loups parmi eux, au lieu d’être des bergers.
Jésus est le berger et le gardien de notre âme. Nous avons tous besoin de lui en tant que berger et gardien. Car sans lui, nous nous égarons tous. Hé. 3, 10 : « … Aussi je fus irrité contre cette génération, et je dis : ils ont toujours un cœur qui s’égare, ils n’ont pas connu mes voies. » Oh ! combien il est facile de s’égarer dans son cœur ! S’égarer dans ses sentiments, dans son raisonnement ! S’égarer dans ce que nous sentons, voyons, écoutons et éprouvons ! Si nous ne laissons pas Jésus être le berger et le gardien de nos âmes dans toutes les circonstances de la vie, nous ne pouvons que nous égarer. Et nous commençons alors à condamner et à tirer des conclusions en nous fiant à notre cœur égaré, nos sentiments égarés, notre raisonnement égaré. Il ne reste alors qu’un pas à faire pour devenir un loup qui, au nom de la « justice » et de la « vérité », n’épargne pas le troupeau, ni à la maison ni dans l’Assemblée.
Que Dieu nous garde de tout égarement !