Croître
« Rejetant donc toute méchanceté et toute ruse, la dissimulation, l’envie, et toute médisance, désirez, comme des enfants nouveau-nés, le lait spirituel et pur, afin que par lui vous croissiez pour le salut, si vous avez goûté que le Seigneur est bon. » 1 Pi. 2, 1-3.
Si seulement tous les chrétiens étaient radicaux à ce point, dans leur conversion comme dans la suite de celle-ci ! Cela donnerait une croissance et un progrès rapides dans tous les domaines. Ce n’est que le lait spirituel et pur qui peut permettre de croître pour le salut. Il n’y a pas de possibilité de croissance avec du lait frelaté ; le signe caractéristique en est qu’après plusieurs années, on continue à porter en soi un peu de méchanceté, de ruse, de dissimulation, d’envie et de médisance. Jacques écrit dans Ja. 1, 21 : « C’est pourquoi, rejetant toute souillure et tout débordement de méchanceté (tout reste de méchanceté, autres trad.), recevez avec douceur la parole qui a été plantée en vous, et qui peut sauver vos âmes. Mettez en pratique la parole, et ne vous bornez pas à l’écouter en vous trompant vous-mêmes par de faux raisonnements. »
En tant que nouvelles créatures, nous avons du dégoût pour le moindre reste de méchanceté. Nous avons goûté que le Seigneur est bon et nous ne buvons qu’à la bonne source, ce qui apporte de la joie à nous-mêmes et aux autres. Nous croissons « dans la grâce et dans la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ... » 2 Pi. 3, 18. Nous pardonnons et nous oublions, nous croissons et nous nous épanouissons. Nous croissons pour accomplir de nouvelles tâches plus importantes. La vie devient riche et intéressante.
Israël n’a pas été agréable à Dieu. Ils s’assirent pour manger et pour boire, puis ils se levèrent pour se divertir. 1 Co. 10, 7. Ils étaient irresponsables. Nous avons certainement entendu un père dire à son fils en fin d’adolescence : « Il est temps pour toi de devenir adulte, pour pouvoir porter des fardeaux et assumer des responsabilités. Tu ne peux pas passer le temps à t’amuser et à jouer ! » Depuis longtemps, les Hébreux auraient dû être des maîtres, mais ils étaient encore de petits enfants en Christ. Leurs sens n’avaient pas été exercés pour discerner ce qui est bien et ce qui est mal. Hé. 5, 12-14. Il faut être en mesure de discerner ce qui est de la légèreté et des paroles en l’air, et ce qui a de la valeur.
Il y a des aiguilleurs affectés aux voies ferrées. Ils doivent faire leur travail avec beaucoup de soin, sinon les trains risquent d’entrer en collision et de nombreuses personnes pourraient être tuées ou mutilées. Il y a un grand manque d’aiguilleurs spirituels, et les jeunes ont aussi un rôle important et précieux à jouer sur ce point. On a de nombreuses occasions de se rencontrer, et les choses peuvent vite prendre une direction erronée, ce qui peut causer de grands dommages. Si nous avons des sens exercés, nous pouvons diriger le tout sur la voie de la paix.
Le Psaume 144 dit que nos fils sont comme des plantes qui croissent dans leur jeunesse ; nos filles comme les colonnes sculptées qui font l’ornement des palais.
Nous avons vraiment un grand et magnifique groupe de jeunes parmi nous. Ils ont appris à faire la distinction entre ce qui appartient à l’Esprit de Dieu et ce qui appartient à l’esprit du monde. Ils croissent dans leur jeunesse et possèdent déjà un grand trésor de connaissance et de sagesse de Dieu. Mais il y en a aussi beaucoup qui ne se sont pas encore réveillés pour leur très sainte vocation et qui gaspillent leur temps précieux. Ils enterrent leur précieux talent, leurs capacités et leurs forces, au lieu de faire fructifier ce talent en valeurs spirituelles et éternelles. Ils ne font pas partie des vierges sages qui ont de l’huile en abondance dans leur lampe et dans leur vase, mais ils peuvent le devenir, et pour cela ils doivent se réveiller, car le temps qui reste est court.
Dans Jg. 5, 13-18, il est question d’un petit reste du peuple qui est descendu et a dominé parmi les héros (autre trad.). La plupart des gens s’efforcent de s’élever pour être visibles aux yeux des hommes, mais ils ne rejoignent pas alors les héros de Dieu. Zabulon s’est avancé avec le bâton de commandement. Zabulon est un peuple qui a affronté la mort. De grandes délibérations du cœur se sont tenues aux ruisseaux de Ruben, alors que d’autres sont restés au milieu des étables à écouter le bêlement des troupeaux. Certains sont restés sur leurs navires. Aser s’est assis sur le rivage de la mer, et s’est reposé dans ses ports.
Nous ne pouvons plus rester tranquilles avec tel ou tel passe-temps alors que notre précieux temps de grâce s’écoule. Nous devons nous mettre en position de combat avec le petit reste qui descend. Nous avons un combat à mener contre l’armée des esprits méchants dans les lieux célestes, et dans ce combat, nous devons nous fortifier et être des hommes. Pas forts en nous-mêmes, mais par la force que Christ donne à ceux qui le suivent dans l’abaissement. C’est lui qui est descendu le plus bas et qui est monté le plus haut. Ce n’est que dans l’esprit qui s’abaisse lui-même que nous pouvons croître jusqu’à l’état d’homme fait en Christ, en celui qui est le chef. Ép. 4, 13-16.
On dit que « le temps, c’est notre vie », et nous faisons bien de prendre cela au sérieux. Nous ne devons pas chercher à faire des choses extraordinaires, mais prendre soin des œuvres que Dieu a préparées d’avance pour nous afin que nous y marchions. Ép. 2, 10. Dans notre vie quotidienne, nous devons tout mettre en œuvre pour croître dans toutes les vertus de Christ. « C’est ainsi, en effet, que l’entrée dans le royaume éternel de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ vous sera largement accordée. » 2 Pi. 1, 5-11.