Feu de Dieu - Feu étranger
Maintenant que le feu de Dieu brûle parmi nous, il est nécessaire de savoir qu’il existe aussi un feu étranger, afin que nous nous en gardions, car ce n’est pas un vrai feu, c’est un faux feu.
Il peut facilement se glisser de la fausse monnaie parmi beaucoup de vraie monnaie. Et de la même manière, un feu étranger peut facilement paraître là où le feu de Dieu brûle.
Le feu de Dieu est un feu saint. «Lui, il vous baptisera du Saint-Esprit et de feu.» Et la sainteté est tout le contraire de toutes sortes de péchés et d’œuvres humaines.
Le feu de Dieu est le feu pur et divin de l’amour, dont le seul but est d’aider et de faire le bien, de dire et de faire ce qui contribue au salut et à l’édification des autres, aussi bien lorsqu’il faut recourir à la douceur que lorsqu’il faut recourir à la sévérité.
Le feu étranger (voir Lé. 9, 24 à 9, 2) ne sort pas de Dieu, mais de l’homme, et il est né du zèle pour favoriser ses propres intérêts, sa propre volonté et ses propres opinions, et pour se faire valoir soi-même. Les politiciens par exemple peuvent parler avec feu et ardeur, et de cette manière entraîner des masses entières ! Pense seulement à Hitler. Il en est de même sur le plan religieux. Oui, on peut même «livrer son corps pour être brûlé» 1 Cor. 13, 3, rien que pour se mettre soi-même et son opinion en valeur.
En effet, on peut brûler beaucoup de choses avec un feu et une ardeur sans limites, on peut même être plein de zèle pour résister à l’Assemblée (comme Paul avant sa conversion). On a sans doute de l’amour pour les choses pour lesquelles on brûle, mais c’est tout à fait contraire au feu d’amour de Dieu.
Gardons-nous de toutes sortes de feux étrangers, mais cherchons à être remplis du feu brûlant d’amour de Dieu, et à fondre ensemble dans ce feu ! Les traits caractéristiques de ce feu d’amour sont très faciles à reconnaître. Et il en va de même du feu étranger. Le dicton «beaucoup de bruit pour rien» s’applique très bien à ce feu étranger.
Il est bien vrai que les voix sont plus fortes lorsqu’on est rempli du Saint-Esprit et de feu. Mais il est tout aussi vrai que les nombreux signes caractéristiques de l’amour vrai et pur se multiplient, et que la communion devient alors beaucoup plus chaleureuse et cordiale.
Mais c’est aussi un fait qu’on peut crier fort, et même très fort, sans que la vie et la communion mutuelle deviennent meilleures. On peut aussi prendre l’habitude de crier fort, même si on a une vie intérieure plutôt médiocre.
On peut alors à juste titre dire que ce zèle étranger est un succédané, un mauvais produit de remplacement pour l’ardeur de l’amour pur. C’est pourquoi, mes amis bien-aimés : n’acceptons que des choses authentiques !!!
Chaque arbre se reconnaît à son fruit ! C’est la plus simple de toutes les doctrines ! Puissions-nous nous conformer à cette ligne de conduite !