La bonté et la sévérité de Dieu à Laodicée
C’était l’Amen, le témoin fidèle et véritable, qui se trouvait devant l’Église tiède de Laodicée. Au terme de sa propre vie, il pouvait dire Amen à une vie consacrée d’un cœur entier à l’amour, dans la fidélité à son Père céleste. Le nom de « Fidèle et Véritable » lui a été donné. Ap. 19, 11. Au cours de sa vie, il n’a pas été trouvé un seul mensonge, et il n’y a pas eu de faille à sa fidélité, en quelque point que ce soit. La mort et le royaume des morts ne pouvaient pas le retenir. Il est ressuscité en vainqueur pour délivrer tous ceux qui veulent être affranchis du péché.
Maintenant, il se tenait devant l’Église de Laodicée, prêt à les aider et à tout partager avec eux, à condition qu’ils se convertissent radicalement de leur tiédeur. Ils étaient inaccessibles au salut en raison de leur tiédeur ; ils étaient répugnants à ses yeux. Ils étaient riches et rassasiés, et ils n’avaient pas besoin de la plénitude de gloire qu’il était disposé à leur donner. Ce devait être un état affreux à ses yeux, lui qui brûlait d’amour, et qui savait de quoi leur tiédeur les excluait.
Nous voyons ici le cœur large et bon de père, qui ne les a pas rejetés à la hâte, mais qui leur a offert les plus grands biens pour attendrir leurs cœurs. Il leur a proposé d’acheter de lui de l’or éprouvé par le feu, des vêtements blancs et un collyre pour oindre leurs yeux. Si seulement ils ouvraient la porte du cœur, il entrerait chez eux et souperait avec eux. Il leur a vraiment proposé le grand honneur de s’asseoir avec lui sur son trône, si seulement ils se convertissaient de leur tiédeur et acceptaient la grâce et la force qu’il voulait leur donner pour vaincre comme lui-même avait vaincu.
Nous avons vraiment ici quelque chose à apprendre et des raisons de travailler. Quelle attitude avons-nous face à des personnes qui sont répugnantes à nos yeux ? Allons-nous au-devant d’elles avec amour, bonté et sollicitude, pour si possible faire fondre leurs cœurs, ou les traitons-nous comme des maîtres froids et critiques ? Il y a toujours eu beaucoup de maîtres, mais peu de pères.
« Car, même si vous aviez dix mille maîtres en Christ, vous n’avez cependant pas plusieurs pères. » 1 Co. 4, 15.
Dieu a eu les enfants d’Israël en dégoût pendant quarante ans, tout en les comblant de toutes sortes de faveurs pour les sauver, si possible. Ps. 95, 10.
« Ou méprises-tu les richesses de sa bonté, de sa patience et de sa longanimité, ne reconnaissant pas que la bonté de Dieu te pousse à la repentance ? » Ro. 2, 4.
Comment pouvons-nous rester paresseux et tièdes, quand nous savons que celui qui nous fait face avec tant d’amour et de sollicitude déteste cet état répugnant qui est le nôtre ? En nous convertissant avec zèle de notre tiédeur, nous n’attendrons pas longtemps pour connaître la communion sincère avec celui qui nous a aimés le premier.
Mais s’il est infiniment bon, il est aussi infiniment sévère. Il avait donné à l’Église de nombreuses occasions de se repentir, mais s’ils ne le faisaient pas, il restait radicalement ferme dans sa décision de les vomir de sa bouche.
Demeurons fermes dans sa bonté et prenons garde à ne pas tomber sous le coup de sa sévérité. Ro. 11, 22.
Puissions-nous, nous aussi, achever notre vie par un Amen, après une vie consacrée d’un cœur entier à l’amour, dans la fidélité à Christ. Dans l’amour bouillant que nous avons en retour pour lui, nous voyons clair et nous entendons clairement, de sorte que nous pouvons être des témoins fidèles et véritables de tout ce que nous voyons et de tout ce que nous entendons.
Il suffit de peu de choses pour que les gens se rejettent et ne se tolèrent pas. L’amour donne du temps, supporte tout, croit tout, espère tout, endure tout. 1 Co. 13, 7. Ce n’est qu’avec un cœur de père, dans l’esprit de l’amour, que nous pouvons être collaborateurs de Dieu et de Christ. Ils sont peu nombreux, mais puisse leur nombre augmenter.