La volonté de Dieu – ma volonté

janvier 1943

La volonté de Dieu – ma volonté

Se convertir à Dieu est la même chose que se détourner de sa propre volonté et se tourner vers la volonté de Dieu. Jésus a prié : Que ta volonté soit faite et non la mienne. Veux-tu dire que Dieu exige de toi des choses tout à fait inhumaines, des choses que tu ne peux absolument pas faire ? Non, Dieu n’exige pas cela. Il a donné ses commandements pour que nous les pratiquions avec soin, et ta vigueur durera autant que tes jours. Il fait toujours grâce pour aider au moment opportun, et la grâce est la force dont nous avons besoin pour faire sa volonté.

Lorsque Jésus est entré dans le monde, il a dit : « Voici, je viens (dans le rouleau du livre il est question de moi), pour faire, ô Dieu, ta volonté. » Hé. 10, 7. Pour faire cette volonté, Jésus était revêtu de la force de l’Esprit de Dieu, car il s’offrait en sacrifice par la puissance d’un esprit éternel. Il avait une volonté propre à offrir en sacrifice pour parvenir à la volonté de Dieu. Le sacrifice était en lui-même, et il était obéissant. C’est pour cela qu’il a pu nous apprendre à prier cette prière : Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. La volonté de Dieu doit donc être faite par nous les hommes ici sur la terre, et nous avons reçu de la force pour cela, quand nous avons été revêtus du Saint-Esprit, du même Esprit que celui dont Jésus était revêtu dans les jours de sa chair. Un homme raisonnable, ici sur la terre, ne demandera pas à ses enfants davantage que ce qu’ils sont capables de faire, à combien plus forte raison notre père céleste adaptera-t-il sa volonté divine à notre vie, aux circonstances dans lesquelles nous vivons. Croire autre chose que cela n’est que de l’incrédulité. En tant qu’homme, on estime que les grandes exigences que Dieu nous fixe sont exorbitantes ; mais ces pensées sont influencées par le péché et elles n’ont rien à voir avec la réalité. La volonté de Dieu est notre sanctification, et on peut la faire et on doit la faire pour être sanctifié. Car il est écrit : Christ est devenu pour nous par Dieu sagesse et justice et sanctification et rédemption. Il produit en nous le vouloir et le faire. Et il ne se charge pas de produire en nous plus que ce que nous sommes en mesure d’exécuter.

« Tu n’as voulu et tu n’as agréé ni sacrifices, ni offrandes, ni holocaustes, ni sacrifices pour le péché. » V. 8. Tous ces sacrifices étaient en dehors du corps, et n’arrivaient jamais au sacrifice dans le corps, sacrifice que notre Seigneur Jésus-Christ était venu offrir. Nous sommes aussi appelés à avoir part à ce service sacerdotal. Et comme Abraham et Dieu étaient d’accord pour offrir Isaac en sacrifice, il faut aussi que Dieu et nous soyons d’accord pour sacrifier notre Isaac. C’est seulement là que la volonté de Dieu est faite sur la terre comme elle est faite au ciel.