L’épître aux Hébreux
L’apôtre exhorte ici tous ceux qui marchent sur la route nouvelle et vivante à retenir fermement la profession de leur espérance, qui pénètre au-delà du voile. Car il n’y a qu’une seule espérance. Et celui qui a fait la promesse est fidèle.
Pendant que nous sommes ensemble sur la route, veillons les uns sur les autres, pour nous exciter à la charité et aux bonnes œuvres. C’est l’opposé de se quereller en chemin.
N’abandonnons pas notre assemblée, comme c’est la coutume de quelques-uns.
De quelle assemblée s’agit-il ici ? Il va de soi qu’il s’agit de l’assemblée à laquelle il s’adresse constamment, à savoir l’assemblée qui marche sur la route nouvelle et vivante. Où la trouverons-nous ? Ce sera certainement aussi difficile que de montrer du doigt le royaume de Dieu, dont on ne peut pas dire qu’il soit ici ou qu’il soit là. Si tu crois l’avoir trouvée, tu t’es trompé, car elle ne se compose que des personnes individuelles qu’on trouve ici et là, et qui marchent dans la lumière et se jugent elles-mêmes. N’abandonne pas cette assemblée, cette communion avec le Père, le Fils et tous les saints dans le Saint-Esprit.
Les apôtres avaient de nombreuses assemblées, mais c’est à titre individuel que les uns et les autres marchaient dans la droiture et vivaient une vie victorieuse. N’abandonne pas cette assemblée, où la prédication conduit au but. C’est ton assemblée. Fais cela, car le jour se rapproche.
V. 26-27. Car, si nous péchons volontairement après avoir reçu la connaissance de la vérité, il ne reste plus de sacrifice pour les péchés, mais une attente terrible du jugement et l’ardeur d’un feu qui dévorera les rebelles.
Ce que Dieu veut c’est notre sanctification. Par cette volonté, nous pouvons avancer sur la route nouvelle et vivante et avoir part au royaume de Dieu avec tout ce qu’il a de glorieux. Ce royaume ne consiste pas seulement en paroles, mais en puissance, en justice, en paix et en joie dans le Saint-Esprit. Dieu est infiniment miséricordieux et compatissant, lui qui nous a destinés à un tel royaume, qui s’élève bien au-dessus de tous les royaumes de la terre.
Si donc quelqu’un a appris à connaître la vérité, à connaître ce royaume glorieux, et qu’il se détourne de celui qui parle du ciel, et qu’il pèche volontairement, il sera frappé par un jugement terrible et l’ardeur d’un feu qui dévorera le rebelle. Il sera expulsé du royaume qui ne supporte pas le péché. Car si nous vivons selon la chair, nous mourrons. Mais les paroles qui appartiennent au royaume de Dieu sont Esprit et vie.
V. 28-29. Celui qui a violé la loi de Moïse meurt sans miséricorde, sur la déposition de deux ou de trois témoins ; de quel pire châtiment pensez-vous que sera jugé digne celui qui aura foulé aux pieds le Fils de Dieu, qui aura tenu pour profane le sang de l’alliance, par lequel il a été sanctifié, et qui aura outragé l’Esprit de la grâce ?
V. 31. C’est une chose terrible que de tomber entre les mains du Dieu vivant.
V. 32-39. Souvenez-vous de ces premiers jours, où, après avoir été éclairés, vous avez soutenu un grand combat au milieu des souffrances.
Lorsque la lumière vient à nous, cela déclenche un grand combat au milieu des souffrances. S’attaquer directement à la chair avec toutes ses passions n’est pas une mince affaire. Les Hébreux avaient subi la moquerie et les tribulations à cause de leur foi, et l’apôtre les exhorte maintenant à s’en souvenir et ne pas se lasser.
N’abandonne donc pas ton assurance, à laquelle est attachée une grande rémunération. L’assurance saisit les occasions qui, sinon, nous échappent si facilement, nous privant du même coup de la récompense. Il faut pour cela que nous soyons vigilants, de sorte que nous puissions être au bon endroit au bon moment.
Car vous avez besoin de persévérance, afin qu’après avoir accompli la volonté de Dieu, vous obteniez ce qui vous est promis.
Remarque bien qu’il est écrit : …après avoir accompli la volonté de Dieu. Elle doit donc être accomplie. Et quand nous l’avons accomplie, nous devons attendre patiemment ce qui nous a été promis. Ce qui est tombé dans la bonne terre, ce sont ceux qui, ayant entendu la parole avec un cœur honnête et bon, la retiennent, et portent du fruit avec persévérance. Luc 8, 15.
La patience conduit à une œuvre parfaite (trad. norv.). Jésus use de patience envers nous, et cette patience est notre salut, dit Pierre. Et il fait l’éloge de Paul qui écrit avec sagesse à ce sujet dans ses lettres. 2 Pi. 3, 15-16.
La parole de la patience (trad. norv.) nous affranchira de l’heure de l’épreuve qui viendra sur tous les royaumes de la terre pour éprouver ceux qui habitent sur la terre. Ap. 3, 10. Être persévérant ou patient est la même chose que traverser victorieusement l’épreuve.
V. 38. Et mon juste vivra par la foi ; mais, s’il se retire, mon âme ne prend pas plaisir en lui.
Il est question là d’une marche constante dans l’obéissance de la foi – en avançant sur le chemin de la lumière. Si quelqu’un se retire de cette marche, Dieu ne prend pas plaisir en lui. C’est « la Voie de Dieu », qui trouve partout de la contradiction. Et pourtant, il n’y a pas d’autre chemin. Heureux celui qui écoute la voix de Dieu qui l’attire, et qui marche sur ce chemin.
Nous, nous ne sommes pas de ceux qui se retirent pour se perdre, mais de ceux qui ont la foi pour sauver leur âme.