Le jour vient !

Car voici, le jour vient, ardent comme une fournaise. Tous les hautains et tous les méchants seront comme du chaume ; le jour qui vient les embrasera, dit l’Éternel des armées, il ne leur laissera ni racine ni rameau. – Mais pour vous qui craignez mon nom, se lèvera le soleil de la justice, et la guérison sera sous ses ailes ; vous sortirez, et vous sauterez comme les veaux d’une étable. .

Loué soit Dieu de ce que le jour vient où la justice de Dieu sera manifestée. Pour ceux qui craignent le nom de l’Éternel, le soleil de la justice se lèvera, avec la guérison sous ses ailes, et ils seront remplis d’allégresse. Pendant les jours de leur chair, ils auront vécu à la lumière du soleil de la justice, et ils auront été les enfants du jour, qui ont haï les œuvres des ténèbres. Tout leur intérêt dans la vie aura été le combat entre la lumière et les ténèbres. Lorsque le jour se lèvera après qu’ils auront vaincu à jamais la puissance des ténèbres, l’allégresse sera complète.

Avec la pleine assurance de la foi dans leur cœur, les saints ont lutté vaillamment en pensant à ce jour à venir. Ils ont enduré les pires épreuves, ont été incompris, méprisés et moqués. Beaucoup d’entre eux, après de cruels tourments, ont souffert le martyre, et cela en vérité au champ d’honneur. – Beaucoup ont peut-être aussi enduré par fidélité une vie d’esclaves, et ont été flagellés et battus par des tyrans, mais à la pensée du jour à venir, ils ont malgré tout eu une joie intérieure qui les a soutenus à travers tout cela. – Jésus lui-même, dans son combat, regardait à la joie qui lui était réservée, et à la pensée de celle-ci, il a pu souffrir patiemment la croix et a méprisé l’ignominie. Considérez, en effet, celui qui a supporté contre sa personne une telle opposition de la part des pécheurs, afin que vous ne vous lassiez point, l’âme découragée. .

C’est en vérité une consolation bénie de regarder le cours de la vie de Christ, puis de suivre ses traces et d’arriver au même jour béni sous le même soleil de justice.

Beaucoup de mauvais chrétiens se sont demandé en leur for intérieur s’il était vraiment utile d’observer si scrupuleusement les commandements du Seigneur. Ils ont regardé autour d’eux et ont constaté que les méchants prospéraient eux aussi, et il leur a semblé que la bénédiction de Dieu ne dépendait pas d’une vie absolument pieuse. En regardant autour d’elles et en ayant de telles pensées dans leur cœur, de nombreuses personnes se sont assoupies, alors qu’elles avaient au départ un cœur fervent.

Mais ceux qui craignent l’Éternel se parlèrent l’un à l’autre ; ils avaient dans leur cœur de bonnes pensées sur le fait de prendre la piété au sérieux. L’Éternel fut attentif, et il écouta ; et un livre de souvenir fut écrit devant lui pour ceux qui craignent l’Éternel et qui honorent son nom. Ils seront à moi, dit l’Éternel des armées, ils m’appartiendront, au jour que je prépare ; j’aurai compassion d’eux, comme un homme a compassion de son fils qui le sert. .

Au jour que le Seigneur prépare, le livre du souvenir sera ouvert, et il se souviendra du comportement de chacun en toutes circonstances, en pensées, en paroles et en actions. Il s’agira alors de savoir si nous avons pensé à l’honneur de son nom dans toutes les circonstances de la vie, au lieu de penser à nous-mêmes pour notre propre bénéfice.

Les choses que Dieu a préparées pour ceux qui l’aiment ne sont pas montées au cœur de l’homme ! .

Il vaut donc la peine de l’aimer en vérité et de le servir avec sincérité aussi longtemps que l’on vit. Celui qui éprouve les cœurs et sonde les reins sait ce qui habite dans l’homme, et il n’y a rien de caché qui ne doive être découvert. – Le jour vient pour le juste et pour l’injuste, pour celui qui est vrai comme pour le menteur, pour celui qui est miséricordieux comme pour le tyran. Là aussi, nous verrons la différence entre ceux qui auront pris la piété au sérieux et ceux qui auront été plus négligents. Entre ceux qui auront obéi à l’appel au salut dès leur plus jeune âge, et ceux qui auront repoussé le salut à plus tard à cause des passions de la jeunesse.

Nous avons tous le libre arbitre et pouvons l’utiliser pour le bien ou pour le mal, mais le jugement sera à l’avenant.

Quiconque comprend, ne serait-ce qu’un peu, quel bénéfice il y a à servir Dieu n’hésitera pas à choisir la piété de tout son cœur.