Édom – Ésaü – Le roux
Un jour que Jacob faisait cuire un potage, Ésaü revint des champs, accablé de fatigue.
Et Ésaü dit à Jacob : Laisse-moi, je te prie, manger de ce roux, de ce roux-là, car je suis fatigué. C’est pour cela qu’on a donné à Ésaü le nom d’Édom (le roux).
Jacob dit : Vends-moi aujourd’hui ton droit d’aînesse. Ésaü répondit : Voici, je m’en vais mourir ; à quoi me sert ce droit d’aînesse ?
Et Jacob dit : Jure-le-moi d’abord. Il le lui jura, et il vendit son droit d’aînesse à Jacob.
Alors Jacob donna à Ésaü du pain et du potage de lentilles. Il mangea et but, puis se leva et s’en alla. C’est ainsi qu’Ésaü méprisa le droit d’aînesse. Ge. 25, 29-34.
Ésaü était fils d’Isaac et de Rebecca au même titre que Jacob, il était le premier-né et avait des droits importants à ce titre. Il est rentré de la chasse, fatigué, exténué et affamé. Et il a été fortement tenté par le repas que Jacob avait préparé. Ésaü se trouvait là à l’heure d’une épreuve décisive pour lui. Il s’agissait maintenant de faire le bon choix : le droit d’aînesse, ou le roux de lentilles. Et il a cédé à sa convoitise charnelle et a vendu son droit d’aînesse pour un plat.
Qu’a-t-il perdu en faisant cela ? Il a perdu le droit d’être l’ancêtre des 12 tribus d’Israël. Il a perdu la tribu de Juda, et par elle le Sauveur du monde et le Messie. Il a perdu la bénédiction de son père.
Qu’a-t-il donc hérité ? Des femmes païennes, la haine envers son frère Jacob, la colère de Dieu et une mauvaise conscience.
Édom (Ésaü) est une illustration frappante du vieil homme. Combien n’ont-ils pas vendu leur droit d’aînesse à leur frère Jacob ? Et après, ils le haïssent. Ils n’ont pas tenu bon au moment de l’épreuve, quand il fallait choisir entre le plat de lentilles et le droit d’aînesse. Et ils sont devenus un Édom endurci. Ils ne parviennent pas au témoignage de Jésus-Christ : l’Esprit, l’eau et le sang. C’est Ésaü dans l’homme qui fait que l’on ne résiste pas au péché jusqu’au sang. C’est par incrédulité que l’on fait des affaires avec la Parole de Dieu, avec des activités de café et d’hôtellerie. La Parole de Dieu dit qu’un ouvrier mérite son salaire et qu’on ne doit pas emmuseler le bœuf quand il laboure. La foi délivre du commerce religieux. Ce que Dieu met au cœur de personnes pieuses nous donne tout ce dont nous avons besoin.
Ésaü n’était pas un serviteur de Dieu ; il était mal disposé. Si Dieu avait pris plaisir en lui, Dieu aurait mis au cœur de Jacob de lui donner le plat de lentilles avec joie. Mais l’homme d’affaires s’est manifesté en Ésaü, il avait quelque chose à vendre pour avoir de quoi vivre. La foi avait disparu, et sans la foi il est impossible de plaire à Dieu. Le ventre a triomphé des promesses de Dieu.
Quand Israël, dans sa traversée du désert, est arrivé chez Édom et lui a poliment demandé : Laisse-nous passer par ton pays ; nous monterons par la grande route, et nous paierons le prix de l’eau que nous boirons, nous et nos troupeaux, Édom refusa et sortit à la rencontre d’Israël pour lui faire la guerre. Nb. 20, 17-21.
Les descendants d’Ésaü avaient hérité la haine d’Ésaü pour les enfants de Jacob. Édom était un peuple dur. C’est pourquoi le Seigneur dit : J’ai aimé Jacob et j’ai haï Ésaü. Ro. 9, 13. Mal. 1, 2-4.
Ésaü est une ville forte
Moab est le bassin où je me lave ; je jette mon soulier sur Édom ; pays des Philistins, pousse à mon sujet des cris de joie !
Qui me mènera dans la ville forte ? Qui me conduira à Édom ? Ps. 60, 10-11.
Qui donc ose entrer dans Édom ? Qui ose engager le combat contre Ésaü ? Dans sa jeunesse, Jacob a rencontré Ésaü qui était accompagné de 400 hommes. Jacob avait très peur et il a lutté avec Dieu toute une nuit, car il craignait son frère aîné. Ge. 32, 6 et versets suivants.
Le péché est comme une ville forte. Qui me conduira à Édom ? Ps. 60, 11. Mais Édom n’est pas inexpugnable. Dieu a envoyé son Fils à cause du péché et a condamné le péché dans la chair. Ro. 8, 3. Jésus-Christ a pénétré dans Édom. Combien veulent le suivre dans cette ville forte ? Il ne s’est pas contenté de pénétrer dans Édom, il en est ressorti. C’est pourquoi il est dit dans Ésaïe 63 :
Qui est celui-ci qui vient d’Édom, de Botsra, en vêtements rouges, en habits éclatants, et se redressant avec fierté dans la plénitude de sa force ? Nous voyons ici que le Messie règle son compte à Ésaü, à Édom, le vieil homme endurci, qui méprise celui qui a le droit d’aînesse – Jésus-Christ, qui se redresse dans la plénitude de sa force.
Qui est-il ? C’est moi qui ai promis le salut, qui ai le pouvoir de délivrer.
Pourquoi tes habits sont-ils rouges, et tes vêtements comme les vêtements de celui qui foule dans la cuve ?
J’ai été seul à fouler au pressoir, et nul homme d’entre les peuples n’était avec moi ; je les ai foulés dans ma colère, je les ai écrasés dans ma fureur ; leur sang a jailli sur mes vêtements, et j’ai souillé tous mes habits.
Car un jour de vengeance était dans mon cœur, et l’année de mes rachetés est venue.
Ici, c’est Harmaguédon pour le vieil homme. Si on ne veut pas se laisser conduire et diriger par l’Esprit de Dieu, on finit par être rendu captif des trois esprits impurs qui sortent de la bouche du dragon et de la bouche de la bête et de la bouche du faux prophète. Ces esprits sont semblables à des grenouilles, car ce sont des esprits de démons, qui font des prodiges. Et ils vont vers les rois de toute la terre, afin de les rassembler pour le combat du grand jour du Dieu tout-puissant. Ils les rassemblèrent dans le lieu appelé en hébreu Harmaguédon. Ap. 16, 13-16. Toute incrédulité et toute rébellion va au-devant de son Harmaguédon. C’est là Édom, qui subit une défaite écrasante. Voir Jé. 49, 7 et versets suivants.