Horten, le 22 septembre 1933
Cher frère, Elias Aslaksen,
Paix !

Merci pour les 3,75 couronnes de la part de la sœur Wancke. J’ai eu une lettre de la sœur A. Molin et de sa fille Wahrgren. Je l’ai mise dans Skjulte Skatte. J’avais remis ton cantique à l’imprimeur, mais réflexion faite, j’ai trouvé qu’il pouvait prêter à confusion pour des gens de l’extérieur et je l’ai donc enlevé. Si on ne saisit pas le ton ironique de ce cantique, on le comprend complètement de travers.

Nous allons bien, grâce à Dieu. Combats et luttes, comme d’habitude ; mais cela fait probablement partie de notre formation. Il y a beaucoup de choses que je ne peux pas comprendre, et pourtant, j’entends le tonnerre et je vois les éclairs au loin dans l’inconnu. La voie de Dieu est très longue. Pour nous, sa justice est sans limites. Nous avons été récemment chez le fr. Berg, à l’occasion de son 68e anniversaire. Il est en meilleure santé qu’il y a quelque temps. Le fr. Møller, de Esbjerg, ainsi que sa femme et sa fille sont revenus parmi les amis. Les gens de l’église apostolique n’ont pas accepté les enseignements qu’il avait reconnus pour vrais. La femme de Møller était à la réunion, mais elle n’a pas eu la force de mettre son chapeau. Il viendra sans doute plus tard. Bratlie et Ellefsen ont maintenant parcouru le Jutland en long et en large, du Sud au Nord ; mais ils vont faire un nouveau voyage vers le Sud, avant que Bratlie aille à Copenhague.

Salue tous ceux qui sont chez toi.

Cordiale salutation de ton frère

J. O. Smith