Horten, le 18-9-1932
Cher frère, Th. Ellefsen

Merci pour ta bonne lettre, que j’ai reçue il y a quelque temps. Nous nous réjouissons tous de ce que les choses aillent tellement bien au Jutland. La sœur Rikke Andreassen était ici, et elle nous a parlé des réunions là-bas.

Récemment, le fr. B. A. Olsen et moi étions à Fredrikstad. Il y avait 3 partis, et pourtant ils faisaient des réunions ensemble et n’ont rien dit quand nous étions aux réunions. Olsen (le tonnelier) et Kjølberg rejettent le baptême. Si je comprends bien, Thora Hansen s’efforce d’entraîner son groupe vers la fausse liberté, puisqu’on m’a dit qu’elle ne veut pas entendre parler de souffrances. Nous nous sommes opposés à Olsen et à Kjølberg, mais nous ne savons pas quelle position ils vont prendre désormais.

Comme c’est difficile d’amener les gens sur le droit chemin ! Au début, ils sont réceptifs, mais plus tard, ils ont des milliers d’opinions propres, qui les empêchent d’être accomplis. Cela crée bien de la peine et beaucoup de travail.

Le fr. Schwaiger fait des réunions à Nøtterøy. Il a loué une salle, et les jeunes de Horten y vont parfois, à vélo et en voiture.

Je ne sais pas encore exactement où je voyagerai cet automne et cet hiver. Nous avons pensé à la fois à la Suède et au Jutland. Nous ne savons pas si le fr. Aslaksen pourra être du voyage. Il y a aussi beaucoup d’endroits ici en Norvège où nous n’avons pas travaillé. Puisse Dieu diriger nos pas vers ceux qui ont un cœur sincère !

Ça va bien ici à Horten. Nous étions chez ta fille Esther il y a quelques jours ; il y avait aussi Olsen et sa femme, Anna Bjerkeli, Rakel et Pauline Borgersen.

Le fr. Berg a vieilli en peu de temps. C’est vrai que nous prenons tous de l’âge. Notre tente terrestre se détruit peu à peu. C’est alors une consolation d’avoir une demeure éternelle au ciel, auprès de Dieu. Quand tu en auras fini au Danemark, j’espère que tu t’installeras à Horten.

Salue ta maison et les amis. Reçois les salutations cordiales de ton frère

J. O. Smith

Tout le monde ici salue cordialement.