Paix.
Merci beaucoup pour votre lettre et pour le beau gilet tricoté que j’ai reçu pour mon anniversaire. C’est beaucoup trop, puisque je suis dans l’incapacité de rendre la pareille face à toute cette bonté. Il y a maintenant tellement d’amis à droite et à gauche que je ne connais même pas tous leurs noms, et encore moins leurs dates d’anniversaire. Mais vous autres à Drøbak, je vous connais particulièrement bien, mieux que beaucoup d’autres, puisque mon frère bien-aimé vous a recommandés à mon cœur avant son décès. Et vous avez toujours fait preuve de bonté de tant de manières. Pour cela donc, merci du fond de mon cœur à vous et à tous les autres chers amis. Merci aussi à votre messager pieux et digne, le fr. Kristian Kristiansen, qui m’a transmis vos lettres, salutations, citations et cadeaux.
Il viendra un jour où nous devrons rendre compte de tout ce que nous aurons fait avec notre corps. Toute bonté et toute bonne action pèseront aussi dans la balance ce jour-là. Toute fidélité, toute persévérance et toute bonté pèseront lourd, puisque Dieu aime tout cela. En contrepartie, l’insuffisance, le manque d’intelligence et les erreurs ne pèseront pas grand-chose, si l’entendement n’est pas resté dans ces choses, mais qu’il s’est tourné vers la piété et la bonté. Car celui qui s’attache au Seigneur est un même Esprit avec lui.
Saluez Elise et toute votre maison. Saluez les amis avec mes remerciements cordiaux pour tout.
Un homme culmine à 50 ans ; la vieillesse commence après l’âge de 60 ans. Mais je suis d’accord avec le colonel Brengle de l’Armée du Salut, qui a dit : « Réjouissez-vous avec moi, car chaque année qui passe est très précieuse, puisqu’on devient plus capable de suivre le développement et la manière dont Dieu dirige les choses, et ainsi de récolter des richesses plus grandes en Dieu. »
J’ajouterai : Nous qui sommes aveugles sommes satisfaits d’être aveugles, jusqu’à ce que Dieu trouve bon d’ouvrir nos yeux, sur un point après l’autre. Il y a aussi du repos dans ce domaine, même si nous sommes pleinement conscients que l’insuffisance est attachée à nous jusqu’à ce qu’une nouvelle vision, une nouvelle étoile du matin et une nouvelle lumière du jour se lèvent dans nos cœurs. L’heure est alors venue pour un nouveau jugement, une nouvelle mort, une nouvelle résurrection, une nouvelle croissance dans le corps du seul Jésus-Christ.
Au beau milieu de tout cela, nous espérons contre toute espérance et nous apprenons de cette manière à être patients et longanimes. Et nous entrons progressivement dans le repos de sabbat qui est préparé pour le peuple de Dieu. Nous nous y reposons de nos œuvres, et dans ce repos nous nous retrouvons avec nos frères dans ce monde, pleins de compréhension et d’égards les uns pour les autres, et nous poursuivons notre route pour accéder à la communion des saints pour toute l’éternité.
Avec mes salutations cordiales et mes remerciements.
Votre frère, qui est en chemin
J. O. Smith