Halden, le 21-11-1930
Cher frère, Edv. Bekkevold
Paix.

Merci beaucoup pour ta bonne lettre et pour « Natmissionæren »[45] que tu m’as fait suivre ici.

Nous avions déjà lu ce numéro de « Natmissionæren » et nous y avons beaucoup réfléchi, pour savoir si nous devions y répondre ou non ; mais le fr. Aslaksen et moi arrivons à la conclusion que nous faisons mieux de laisser tomber, car on ne peut pas faire abstraction de la « Déclaration » de Johnsen. Nous ne croyons pas que Johnsen n’a dit que des mensonges, mais il a été plus zélé contre des pécheurs que pour la crainte du Seigneur. Nous croyons que ce serait une tâche trop compliquée de devoir fouiller dans tout cela et en informer des gens qui n’auraient pas lu « Natmissionæren ». Je crois que tu ferais mieux de laisser tomber, toi aussi. Nous devons toutefois nous souvenir de l’histoire avec Johnsen pour une autre fois, pour ne pas laisser des gens franchir la ligne dans ce qu’ils disent à propos des assemblées d’où ils viennent. Nous devons nous-mêmes nous en tenir strictement aux Écritures et en tirer des enseignements sur les péchés de notre époque.

J’ai fait quelques remarques impersonnelles ici et là dans le prochain numéro de Skjulte Skatte. Sans le nommer, elles concernent la manière dont Johnsen a mis [d’autres personnes] au pilori et ce que nous pensons de cette manière de faire.

Cela fait 8 jours que nous sommes à Halden, et nous avons eu des réunions tous les soirs. Hier, nous avons vu des résultats visibles ; un homme a rendu témoignage avec tellement d’éloquence et de ferveur qu’il nous a surpris. Dieu lui avait révélé cette vie, mais l’opposition [qu’il avait rencontrée] l’avait amené à se taire. Il y a aussi deux femmes qui ont de la lumière et qui peuvent s’exprimer clairement à ce sujet. Ce soir, nous allons deux gares plus à l’est, à Aspedammen, pour avoir une réunion chez un certain fr. Johansen, qui s’intéresse à nous.

Dimanche dernier, il y avait des amis de Fredrikstad, de Sarpsborg et de Greåker ; il y avait donc beaucoup de monde. Ils ont rendu des témoignages pleins de vie et de ferveur ; cela faisait longtemps que je n’avais pas été à une telle réunion.

Nous avons eu de très bonnes nouvelles du fr. Bratlie. Il est satisfait de son sort.

Prends toute cette question de « Natmissionæren » avec un flegme parfait ; c’est souvent cela qui donne la victoire la plus éclatante.

Dieu est avec nous, et cela doit nous suffire. Salutations cordiales à toi et à ta maison, ainsi qu’aux amis, de ton frère dévoué dans le Seigneur et dans le travail.

J. O. Smith

Cher frère !

Ton zèle et ta fermeté réjouissent mon pauvre cœur. Tout cela va très bien. Ça va droit au ciel. Les choses prennent une très bonne tournure à Copenhague. Les amis de Horten font des progrès à Tønsberg. Ils y louent une salle.

Je rentre à la maison lundi. On pourrait peut-être se rencontrer au 35 de la rue de Vogt quand tu rentreras du bureau des Douanes à 4 h 15 de l’après-midi ? Salue les tiens ! Porte toi bien !

Bien à toi, E. A.