Paix.
Merci beaucoup pour ta lettre avec les 25,00 couronnes jointes pour payer le voyage à Grimstad.
Dieu voulant, j’ai donc l’intention de partir d’ici à 10 h 50 samedi matin, pour Brevik. J’ai l’intention d’être à la réunion à Skien dimanche prochain, et je partirai ensuite dès que possible pour Grimstad.
J’étais dans le doute quant à savoir si je devais partir, mais quand j’ai ouvert la Bible, Dieu m’a donné de la consolation et de la force pour travailler. J’ai alors décidé d’aller à Grimstad, et maintenant je m’en réjouis.
Je viens de revenir de chez toi. Thora était très contente. Les enfants se portaient bien. Gunnar a posé son visage contre ta photo qui était accrochée au mur. Samuel m’a crié quand je refermais la porte : « Salue papa ! » Ta femme a fait du café et a été très hospitalière. Je lui ai parlé d’un peu de tout – sans aborder ce qui la concerne plus particulièrement ; car elle a reconnu elle-même qu’après le nouvel an, elle y a vu plus clair sur ce qui causait du trouble. Elle a dit elle-même que c’était une question de volonté, et que quand on voulait le bien, on pouvait échapper à tout le mal, etc. Elle a dit qu’elle croyait que tu serais absent jusqu’à Pâques. Mais je lui ai dit que je croyais que tu rentrerais à la maison quand je partirai. L’eau du robinet avait gelé plusieurs fois, mais elle l’avait dégelée avec de l’eau chaude. Ne t’inquiète donc pas à ce sujet. Tout va bien. Je lui ai demandé d’écrire le plus vite possible, et elle allait le faire. Je lui ai expliqué qu’il était nécessaire de travailler.
Je peux aussi te réjouir en t’apprenant que Lorentz Risnes et les amis de Drammen étaient très contents de ta visite. Il en va de même des amis de Fredrikstad. Nous voyons par là que ton ministère dans le Seigneur n’est pas vain ; il porte du fruit.
Je t’enverrai un télégramme dès que cette lettre sera partie, pour te prévenir suffisamment tôt.
Salue les amis et reçois toi-même les salutations cordiales de ton frère
J. O. SmithJe te prie de bien vouloir être là pour m’accueillir à l’heure à laquelle tu penses que j’arrive à Grimstad.
