Paix.
Merci beaucoup pour ta bonne lettre d’aujourd’hui. Je comprends bien qu’il y a plein de choses à Oslo, toutes sortes de gens. Mais Dieu t’a donné de la bonne humeur, pour tout prendre du bon côté.
Dieu voulant, j’ai l’intention de venir à Oslo samedi prochain. Nous avons eu la grippe ici, mais maintenant tout le monde va mieux.
Le voyage au Danemark était béni. À Copenhague, nous avons rencontré un jeune frère Kristensen et sa femme. Ces deux-là semblent tenir bon. Il en va de même de la sœur Kjeldsen, de l’assemblée de Bjørner. Lilli Hansen, Emma Hansen, Anna Holtze et la sœur Captyn étaient présentes. À Odense nous avons habité chez Mlle Homann. Une certaine Mlle Gomard, plus âgée (68 ans) et Mme Venge, épouse d’un vétérinaire, sont venues la voir. Mme Venge, tout particulièrement, était une femme éprouvée. Le prédicateur Rudolf Rasmussen est venu. Nous avons eu des conversations bibliques pendant 3 jours, et je crois que cela leur a donné une compréhension plus profonde. À Fredericia, il y avait Thora Windeløw, Rikke Andreassen et Elisabeth Christiansen, ainsi que la femme de Søren Christian. Nous avons aussi rencontré une dame plus âgée, Mme Bondesen, ainsi que Mme Arntzen de Norvège et une amie de celle-ci. Ces 3 dernières ont continué à venir aux réunions. Nous sommes aussi allés à la réunion chez les Bjørner, mais il n’y avait aucun des dirigeants. Nous étions aussi un soir chez le capitaine de vaisseau Lorck, où nous avons eu l’occasion de rendre témoignage.
À mon retour du Danemark, j’ai passé 6 jours à Fredrikstad. Je comprends que c’était vraiment nécessaire.
J’ai ensuite été malade, mais maintenant ça va bien. Comme tu peux le constater, j’ai été beaucoup en voyage depuis cet automne, quand j’ai pris ma retraite de la Marine. Mais cela a vraiment été tout le désir de mon cœur de pouvoir rendre visite aux amis.
J’ai de l’espoir pour le Danemark ; il y a beaucoup à y faire. La sœur Kjeldsen a parlé de nous à Bjørner ; le prédicateur Rasmussen en a fait autant. Il n’a apparemment rien contre nous. Nous nous en sommes aussi bien sortis chez Lorck. Il y avait bien sûr de la guerre dans l’air, mais personne n’a contredit, et ça s’est bien passé.
J’ai appris un cantique de Brorson au Danemark, un vrai chant de guerre. Chantons-le donc à Oslo.
Félicitations pour la naissance de Johannes. Qu’il soit un sujet de joie pour vous ! Salue les amis. Il se peut que je vienne à Oslo samedi midi ; ce serait donc bien que Bratlie accroche la clé de l’appartement de Pettersen au 3e étage, pour que je puisse entrer.
Salue les amis et ta femme.
Salutations cordiales de ton frère
J. O. Smith