(manuscrit original non disponible)

Horten, le 21 mars 1928
Cher frère, Elias Aslaksen,
Paix !

Merci beaucoup pour ta lettre de Fredrikstad, que j’ai reçue aujourd’hui. Cela me réjouit et nous réjouit tous que Dieu te fasse grâce et fasse progresser ton travail dans cette ville. Les guerres de l’Éternel progressent, rien ne peut les arrêter. La connaissance de Dieu va remplir la terre. Les ténèbres fuient déjà, et la vraie lumière brille dans toute sa simplicité, sa chaleur et sa beauté. Nombreux sont ceux qui vont se réjouir à notre époque dans cette lumière. Nul ne parvient à l’arrêter, car elle porte en elle la vie, et celui qui reçoit cette lumière n’a pas besoin d’interroger son voisin ou son frère. La lumière a un impact chez ceux qui sont pauvres, dans ce qui n’est rien dans ce monde, ce qu’on méprise. La vérité germe de la terre et la justice descend du ciel, et les deux s’embrassent. Malheur à celui qui se trouve comme pris dans un étau entre ces deux puissances ! C’est là la force et le noyau central de l’Évangile, qui font éclater l’enveloppe, de sorte que la vie germe et s’enracine dans les cœurs de ceux qui croient la Parole.

Ici, les enfants et les jeunes continuent à prier Dieu et à témoigner. Il y a un Esprit de réveil béni parmi eux. Je ne peux que me tenir en silence et admirer toute cette bénédiction et cette gloire. Je n’aurai bientôt pas d’autre ministère que de rester tranquille et de regarder le salut de Dieu. C’est une curieuse situation.

Il semble maintenant que le travail béni qui a eu lieu dans le secret commence à avoir un effet vers l’extérieur. L’eau sortait du sanctuaire, et partout où elle s’écoulait, il y avait de la vie et du mouvement. Il en est de même avec ce travail. Il atteint une multitude de gens.

Salue les amis de Fredrikstad. Je te salue cordialement avec Ge. 41, 4-7. Et Pharaon s’éveilla. Prends note de cela.

Ton frère, qui fait partie des épis et des vaches du second groupe,

J. O. Smith