Horten, le 19-3-1928
Cher frère fidèle dans le Seigneur, Elias Aslaksen,
La paix qui surpasse… !!!

Merci beaucoup pour tes lettres de Grimstad – la dernière reçue aujourd’hui. Sois certain que ta visite à Grimstad n’aura pas été vaine. Ils ont entendu quelque chose, et ils devront en rendre compte, que ce soit pour la vie ou pour la mort. Le peu de résistance que nous rencontrons n’est rien par rapport à la gloire immense qui sera révélée en nous. En fait, la résistance en augmente même l’éclat, comme une ponceuse augmente l’éclat de l’objet qui est poli. C’est pourquoi, « Alléluia » à notre Dieu, qui nous a trouvés dignes de recevoir une si grande grâce ! Car nous avons les mêmes souffrances pour la même cause. S’il n’y a pas de cause, il n’y a pas non plus de souffrances. Mais nous ne sommes pas de ceux qui n’ont pas de cause pour laquelle combattre, car la cause de Dieu est devenue notre cause. C’est pour cela – justement pour cela – que nous ne perdons pas courage. Mais nous rejetons les choses honteuses qui se font en secret, car il n’y a pas de telles choses en Lui. Nous marchons tout droit sur les sentiers de la droiture, sur la voie qui a été frayée. C’est là le chemin de la foi et le chemin de l’espérance, le chemin où l’amour se réjouit de la vérité. C’est pourquoi, en avant, guerriers, hommes de la croix, soldats, hommes de la vérité et de la foi ! Rien n’est trop difficile pour vous ! Par la force de Dieu, nous franchissons des murailles.

Tous nos ennemis sont des chiens muets qui ne savent pas aboyer, mais dans leurs tanières, ils médisent et montrent les dents, pour indiquer comment ils vont s’emparer de nous. Mais grâces soient rendues à Dieu, notre guerre est la guerre de l’Éternel, et on ne la mène pas dans des recoins cachés, mais en terrain découvert et selon la volonté de Dieu. Persécutés, mais non abandonnés ; abattus, mais non perdus ; cela signifie la même chose que : Nous recevons la grâce et la force de repartir à l’assaut. S’il avait été écrit : Toujours abandonnés, toujours découragés, toujours désespérés, toujours opprimés, toujours désolés et jamais victorieux, nous aurions toutes les raisons d’abandonner. Mais il est écrit : Grâces soient rendues à Dieu, qui nous fait toujours triompher. Cela signifie la même chose que : Grâces soient rendues à Dieu de ce qu’il nous donne toujours quelqu’un et quelque chose à combattre et à vaincre ! Si nous sommes sans cesse livrés à la mort, ce n’est qu’afin que la vie de Jésus soit manifestée dans notre chair mortelle. Mais là où elle est manifestée, il y a la joie de la victoire, la vie et la santé. Il y a beaucoup à dire à ce sujet, lorsque ces choses se manifestent avec force.

Salue les amis de Kristiansand et reçois toi-même, avec És. 61, 9, les salutations cordiales de ton frère,

J. O. Smith
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Le chauffeur Olsen et un fr. Stene ont passé une nuit à la salle il y a 2 jours. Ils étaient contents tous les deux ; Olsen avait le cœur aussi calme qu’une mer d’huile. Il se rendait à Skien pour leur dire la vérité.

Maison pleine à Oslo. Ellefsen était à Fredrikstad hier. Maison pleine chez la sœur Walmann.