(Copie, manuscrit original non disponible)

Horten, le 19 décembre 1927
Chère sœur, Margrethe Wøllo

Merci beaucoup pour votre très bonne lettre. C’était une joie d’avoir des nouvelles de la sœur ***. Espérons que les choses aillent dans le même sens pour plusieurs, car nous allons au-devant d’un temps particulier. Le Seigneur nous appelle des profondeurs, pas de ce qui est superficiel. Je suis infiniment reconnaissant à Dieu pour sa bonté envers moi et toute ma maison. Hier, à la réunion du soir, Aksel, Johanne et Rakel ont témoigné. Le fr. Aslaksen a été ici depuis nos noces d’argent et il a fait des réunions tous les soirs. Tous les garçons se sont convertis – et plusieurs jeunes filles. Il rentre chez lui aujourd’hui.

Dieu vous a bénis là-haut dans votre vallée, et il veut continuer à le faire, à condition que vous ne vous détourniez pas du chemin dans vos vies et que vous ne renonciez pas à dire la vérité dans vos témoignages. Dieu a besoin aussi bien d’hommes que de femmes à son service, chacun à sa manière et dans son rang. Ceux qui portent la croix de Christ se caractérisent par une profonde et merveilleuse paix du cœur, et par la communion sincère et l’assurance certaine. L’agitation, l’insécurité et le désarroi de celui qui est sincère se brisent sur ces choses, car c’est là qu’est la pierre d’achoppement en Sion. Heureux celui qui trébuche sur cette pierre et qui reconnaît son propre état. Soyons de telles pierres vivantes, une odeur de mort donnant la mort pour tous ceux qui périssent, mais une odeur de vie donnant la vie pour tous ceux qui sont sauvés. Il y a ici un ministère caché pour tous ceux qui saisissent la foi et qui ne s’endurcissent pas.

Pour ce qui est des tensions que vous remarquez, le Seigneur lui-même fera fleurir la verge de celui qui…

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