Horten, le 7-12-1927
Cher frère, S. Bolsønes,
Paix !

Merci pour ta bonne lettre, que j’ai reçue aujourd’hui. Le fr. Aslaksen est ici, et il y a un réveil parmi les jeunes ; il semble qu’ils soient tous convertis maintenant. 5 garçons âgés de 18 ans ou moins prient et rendent témoignage ; il y a aussi plusieurs jeunes filles. Le fr. Aslaksen est venu ici pour nos noces d’argent le 27/10, et il est resté depuis cette date. Beaucoup de personnes de l’extérieur ont aussi reçu de quoi les faire réfléchir.

C’est de l’endurcissement et de l’impiété de s’endurcir contre les frères. Celui qui hait son frère est un meurtrier, et nous savons qu’aucun meurtrier n’a la vie éternelle demeurant en lui. Pour ce qui te concerne, tu dois faire preuve de beaucoup d’amour à leur égard. C’est là une attitude chrétienne et digne d’un homme. La sœur Stene ne va pas bien. On dirait qu’elle a des ordres sur la manière de se comporter. Elle ne participe pas aux réunions, à moins qu’elle n’ait repris tout récemment. C’est aux humbles que Dieu fait grâce. Puisse Dieu délivrer les amis de Ålesund de ces liens des ténèbres. Je suis désarmé pour l’instant par rapport à tout cela. Il doit y avoir quelque chose de rigide au fond du cœur qui crée toutes ces difficultés. Malgré cela, mon attitude envers eux est la même que quand j’étais chez eux.

Pour ce qui te concerne, tu ne peux rien faire d’autre que de prier et de te montrer aimable.

La conférence a vraiment été excellente. Dieu fait progresser de toutes sortes de manières ; loué soit son nom ! Nous étions réunis environ 70 personnes le jour des noces d’argent. Un frère du consulat américain à Oslo a fait venir un photographe, et une belle photo a été prise pendant que nous étions à table. Pour le reste, nous nous portons tous bien, et c’est vraiment béni. La salle est bien utilisée. Nous restons ensemble jusqu’à minuit environ chaque jour, de sorte que je suis assez fatigué maintenant ; mais je trouve quand même que je dois t’envoyer quelques mots. Salue ta femme.

Salutations cordiales de ton frère,

J. O. Smith

Je vais attirer l’attention du fr. Aslaksen sur ta lettre.

Quand quelqu’un s’endurcit contre les frères à la suite d’un ordre donné par une personne ou une autre, il montre par là qu’il n’est ni spirituel, ni indépendant, et qu’il n’ose pas se faire sa propre opinion. Il n’essaie pas non plus d’aller au fond des choses.