« Viking », Haugesund, le 5-1-1918
Cher frère, Aksel,
La paix en Jésus-Christ.

Merci pour les moments passés ensemble à Noël et merci pour les deux lettres que j’ai trouvées ici, ainsi que pour la lettre reçue aujourd’hui. Cela m’a fait du bien de revoir les amis de l’Est ; c’était aussi une vraie bénédiction de pouvoir être à la maison pour Noël. Mais maintenant, c’est fini et le travail nous attend.

Le fr. Aslaksen était à Horten le 27/12 et a rendu compte de beaucoup de progrès à Jevnaker et dans les environs de Hønefoss. Le même jour, Nils Risnes m’a téléphoné pour dire qu’il souhaitait prendre le train de Bergen avec moi ; il devait se rendre à Moldøen. Nous nous sommes réunis le 28/12 au soir chez le fr. Thorleif Hansen, où la maison était pleine. Nilsen de Brevik, avec sa femme, ainsi que Risnes et sa femme, avaient été chez Hansen la veille et le jour de Noël. Le lendemain, le train s’est arrêté à Hønefoss ; mais nous étions engagés dans une conversation intense et nous ne savions pas que plusieurs amis étaient venus à la gare pour nous saluer ; nous ne l’avons appris que plus tard, par le fr. Ellefsen, qui avait fait une halte le dimanche à Hønefoss.

6-1-18

Le fr. Madsen et Hilda Broks nous ont accueillis à Bergen. Madsen était très content d’aller bien à nouveau, après les tensions spirituelles qu’il avait eues avec le fr. Ellefsen. Il reconnaissait pleinement ses erreurs et se jugeait lui-même pour avoir été rebelle. Nous avons pris congé de Nils Risnes, qui est parti à Moldøen. Le fr. Johan Lohne est parti deux jours plus tard avec Ellefsen de Bergen pour Haugesund, où nous avons eu 4 réunions. Il y a ici un certain fr. Sagstad avec sa femme, Brunvold et sa femme, et quelques sœurs. L’atmosphère est parfois un peu pesante ; mais la famille Sagstad semble être des paysans sincères de la région de Bergen. Le fr. Johan Lohne donnait l’impression d’avoir été fortifié dans son esprit.

Je me suis réjoui d’entendre parler de ton voyage à Sarpsborg, où tu as eu une bonne occasion de t’entretenir avec le jeune Seehus. Je vois par la lettre de E. P. que trois des plus anciens sont allés voir E. Andresen pour se concerter avec lui. Cela peut devenir une affaire très sérieuse pour E. A., s’il se met à travailler publiquement contre les vérités de Dieu. Tu ferais bien de le prévenir de cela, quand il viendra chez toi pour se faire réparer les dents. Il faut lui demander de rendre compte de ce qu’il raconte aux gens pour expliquer que nos enseignements sont erronés. Les gens ne savent pas habituellement penser de manière autonome ; il faut donc intervenir en gardant cela à l’esprit.

J’apprends que le fr. Kvalheim t’a envoyé un télégramme pour t’inviter à venir à Moldøen. On pourrait en déduire que Oldeide a de nouveau créé des complications. J’ai parlé de la situation avec le fr. Risnes et je lui ai dit de ne rien entreprendre d’autre que ce qui a déjà été fait dans cette affaire, et une réconciliation n’est possible que si Oldeide accepte d’être à la place qui lui revient. Si le fr. Nils Risnes s’est mêlé de ces questions avec Oldeide, ce sera à lui de régler la situation.

Pour que ça aille bien aux différents endroits, nous devons tenir fermement les fauteurs de trouble par la peau du cou et leur indiquer quelle est leur place. Cela mène à la ruine de diriger de manière trop relâchée. Dieu veut nous faire la grâce de porter un jugement juste. Porte-toi bien. Salue ta maison et les amis. Le fr. Ellefsen salue.

Salutations cordiales de ton frère

Johan