Horten, le 21 mai 1918
Cher frère, D. Kvalheim
Paix.

Merci beaucoup pour ton télégramme, qui a été lu à l’assemblée [qui se tenait] debout, vers 11 h 30 du matin, le lundi de Pentecôte. Nous avons eu au même moment un télégramme de la sr. Hilda Broks, de l’usine de chaux et de mortier de Bergen.

Je pense qu’il y avait environ 100 participants. Une grande salle pleine. Environ 25 frères sont intervenus. Ceux qui ont parlé le plus étaient : Aksel, Aslaksen, Risnes, K. Pedersen, Bekkevold (lieutenant de l’Armée du salut à Vardø), Gulliksen, Th. Hansen. C’était vraiment une joie de voir autant de jeunes gens. Beaucoup de vérités précieuses ont été annoncées, chacun parlant selon ses capacités et ses dons. Nous étions d’accord que beaucoup sont rentrés de cette conférence en ayant été fortifiés dans leur foi. Nous nous sommes mis d’accord pour appeler à l’avenir ces conférences des « conférences bibliques » ; il y a en effet tellement de sortes de conférences, mais une conférence biblique exclut beaucoup de routine et représente mieux le but de nos rencontres. Je suppose que tu es d’accord, cher frère, et que vous pourriez utiliser le même terme à l’Ouest.

Nous avons souvent pensé à vous pendant ces jours de Pentecôte. Risnes et moi avons dit que ce serait vraiment bien de pouvoir vous saluer. Je suppose que vous avez tiré un grand profit de la conférence. J’ai à cœur que ça aille bien à tous égards pour les amis de l’Ouest. Que Dieu vous bénisse tous. Je serais très heureux d’avoir des nouvelles de toi sur la manière dont ça s’est passé.

Salue beaucoup les amis de notre part. Dieu fait de grandes choses pour nous et parmi nous ; nous lui en sommes reconnaissants. C’était vraiment touchant de voir le zèle de tous ces jeunes pour la vérité. Chacun travaille là où il est ; mais nos adversaires travaillent eux aussi, j’ai entendu qu’ils sont allés jusqu’en Suède pour mettre en garde contre nous. Mais la boule de neige continue à rouler ; le levain continue à faire lever la pâte.

C’était impossible pour moi de voyager jusqu’à l’Ouest. J’ai une équipe de 22 hommes à diriger au chantier naval, et du reste on peut à tout moment m’affecter sur un navire. Je suppose que le fr. Nils Strand était chez vous pour la Pentecôte. Salue-le.

Salutations cordiales, à toi et aux tiens, de la part de nous tous ici à l’Est.

Ton frère

J. O. Smith

Envoie ceci au fr. Strand et aux amis de Aalesund. C’est court, mais cela vous donnera quand même quelques nouvelles de nous.