Paix.
Merci pour ta bonne lettre, que j’ai reçue aujourd’hui. Cela fait trois jours que nous procédons à des tirs et nous avons testé toutes nos munitions, pour vérifier qu’elles sont en ordre. Tout s’est très bien passé et tout le monde est content. Tu sais bien que je trouve de l’intérêt à ce que les choses se passent bien dans ce domaine. Quand Dieu est avec nous, même les choses terrestres se passent bien.
Pour ce qui est de la conférence de Pentecôte à Horten, tu sais que la loge des Good Templars est utilisée pour un certain temps comme lieu d’hospitalisation pour des patients atteints de la diphtérie. La salle de l’association de tempérance est habituellement réservée pour le 17 mai[10], et c’est l’assemblée de Ystrøm qui a l’habitude d’utiliser la salle de la laiterie. Il n’y a donc pas de salle disponible. Le fr. Martin Hoff vient de passer à bord ; comme nous, il pensait que Hønefoss serait un lieu approprié. Horten n’est plus le lieu le plus central ; cela peut l’être l’hiver, mais pas en été, quand on peut attendre du monde de la région du Hardanger, de Moldøen, de Aalesund et de Molde. Peut-être même de Vardø. Kvalheim aura sans doute du mal à s’absenter au moment où la production de soda bat son plein. On peut supposer que Bolsønes, Hoff, Kuhlen, Skram, les sœurs de la région du Hardanger, Gjerde, et d’autres pourront venir. J’ai l’intention d’écrire au fr. Aslaksen à ce sujet. Peut-être pourrais-tu toi aussi te concerter avec lui. Par le passé, Aslaksen a souhaité qu’il y ait une conférence à Hønefoss. Le fr. Brunvold et sa femme semblent maintenant faire des progrès pour de bon. Les amis de la région du Hardanger ont été en mesure de les fortifier dans la foi, car ils ont raconté comment ils ont recherché la vérité. Ces deux seront donc notre tête de pont à Haugesund. Le fr. Brunvold a déjà une personne avec laquelle il peut travailler. Ici à bord, je suis maintenant tout à fait prêt à passer le relais pour le bateau. Je suppose que le nouveau maître canonnier sera là d’ici un ou deux jours. Le passage de relais durera probablement 3 ou 4 jours.
Hoff a dit que les amis de Aalesund ont passé de bons moments ensemble à Pâques. Ils se sont retrouvés chez un marin. Ils sont unis les uns aux autres, d’un même cœur et d’une même âme.
J’entends que le fr. Hansen est à Sarpsborg. On peut se demander comment ça va se passer. C’est probablement difficile de tuteurer de vieux arbres qui ont poussé de travers assez fermement pour qu’ils se redressent et prennent de nouvelles formes. Mais il se peut qu’il y ait un ou deux jeunes rejetons pour lesquels on peut servir de tuteur.
Le travail augmente de tous côtés. Nous avons reçu des lettres de Vardø ; ça va bien là-haut. Le fr. Bekkevold écrit de temps à autre au fr. Strømme, qui nous envoie ses lettres. Nous pouvons voir par-là comment ça va. La sr. Susanne Norum n’a pas été une seule journée à l’école, donc elle ne sait pas écrire grand-chose ; mais c’est une personne éveillée. Elle entraîne tous les amis de Vardø à être dynamiques. Ses frères habitent en Russie, et on raconte que ses parents sont finlandais. Elle est mariée avec un pêcheur norvégien. Il paraît que Margit Telle lui écrit, et elle a raison de le faire. Ils habitent tellement loin de tout qu’ils ont besoin d’être encouragés. Les deux sœurs de la région du Hardanger ont aussi correspondu avec les amis de Vardø ; il en va de même de Mme Kjærnet.
Salue les amis.
Salutations cordiales de ton frère
JohanIl faut se souvenir que les amis de Aalesund sont des gens pauvres, qui n’ont guère les moyens de voyager bien loin.
