Postface et préface de l’ancienne édition des articles
Quatrième de couverture et préface d’une édition précédente des articles et comptes rendus de Johan O. Smith
Johan O. Smith (1871 – 1943)
Johan Oscar Smith a fondé le journal « Skjulte Skatter » (Trésor Cachés) avec son frère Aksel en 1912. Nous publions ici en trois volumes les articles qu’il a écrits pour le journal. Par sa prédication et par ce qu’il a écrit, il a lui-même été un grand modèle et il a montré la voie d’une vie plus profonde en Christ.
Ce qui tenait beaucoup au cœur de Johan O. Smith, c’était de conduire chacun en particulier à une relation personnelle avec la tête, Christ, pour que le Maître puisse lui-même lui parler ! C’est certainement la raison principale pour laquelle tellement de lecteurs, venant de tellement de pays et de cultures, ont reçu de la force spirituelle et de l’inspiration en lisant ce qu’il a écrit. C’est pourquoi ses articles dans « Skjulte Skatter » n’ont rien perdu de leur actualité à notre époque, pour des personnes qui aspirent à une vie personnelle dans la victoire sur tout péché conscient !
Johan O. Smith
Notre frère bien-aimé, hautement estimé dans le Seigneur, qui a été notre conducteur et berger vigilant, excellent et fidèle pendant tant d’années, s’est éteint dans la nuit du 1er mai 1943.
Le plus grand homme de Dieu que nous ayons connu dans notre siècle a ainsi terminé sa course dans ce monde.
Il est mort dans son foyer. Les dernières paroles qu’on l’a entendu prononcer, un peu plus tôt dans la nuit, alors qu’il priait Dieu et le louait, étaient : « Oui, merci, gloire à Dieu ! » Cela convenait bien à la fin d’une telle vie et d’une telle course.
Sa fidélité envers Dieu, et la lumière que Dieu lui a donnée, dépassent dans une large mesure ce qui est habituel, dans une telle mesure qu’il faut le considérer comme un réformateur.
Lorsque Dieu lui a révélé son chemin, la route nouvelle et vivante, qui mène au sanctuaire à travers la chair de Jésus, Hé. 10, 19 et 20, il a été fidèle envers cette lumière, et il a commencé à en faire part, tant oralement que par écrit, à d’autres croyants, et entre autres aux dirigeants chrétiens dont il pensait qu’ils étaient les mieux placés pour recevoir cette lumière. Mais ils sont devenus ses adversaires. Ce que l’un d’eux a dit est très caractéristique :
« C’est sans doute vrai, mais on ne réunira pas beaucoup de monde de cette manière-là. »
On a donc préféré taire la vérité, lui résister, et même mettre en garde contre elle et la condamner, plutôt que de l’accepter et de l’annoncer, puisqu’elle aurait eu pour conséquence qu’il y aurait eu peu d’adhérents et de membres ! Quelle terrible infidélité !
Nous devons d’autant plus fortement louer Dieu et le remercier pour la fidélité du fr. Smith ! Bien qu’il ait rencontré de la résistance de quelque côté qu’il se soit tourné, il a gardé fidèlement la lumière que Dieu lui avait donnée avec une telle clarté et une telle précision. Il a choisi – s’il le fallait – de rester seul tout le reste de sa vie, en dehors du camp, dans la fidélité envers son Seigneur et Maître, plutôt que d’être infidèle pour être ainsi approuvé par la foule.
Qu’est-ce donc qui était tellement vrai, mais qui avait pour effet qu’on ne puisse pas gagner la foule, mais qu’au contraire on se retrouve avec presque toutes les personnes religieuses et leurs dirigeants contre soi ?
C’est le fait que nous devons renoncer à nous-mêmes, nous charger de notre croix et suivre les traces de Jésus-Christ, que nous devons vraiment faire la volonté de Dieu avec notre corps, que c’est à la fois possible et qu’il s’agit réellement de le faire, que c’est à cela que nous avons été appelés et que c’est pour cela que Dieu veut donner sa grâce et son secours, que nous sommes appelés à nous vaincre nous-mêmes et tout le péché dans ce monde, à dire la vérité, pratiquer la justice, nous humilier nous-mêmes, et observer en tout point les commandements de Dieu, toutes les lois de l’Esprit de vie en Jésus-Christ, comme les Écritures nous enseignent si clairement et nous exhortent partout à le faire !
Et c’est donc de cela qu’on était adversaire, et que l’on continue à être adversaire ?! Oui, pratiquement tout le monde religieux s’oppose fermement à cela. Il faut le dire à leur honte à tous, et particulièrement à la honte de leurs conducteurs, qui portent bien sûr la responsabilité principale de cette stupidité désastreuse !
Mais la fidélité inébranlable du frère Smith brille et resplendit d’autant plus glorieusement, et elle a été richement récompensée, tant pour ce qui est de la gloire de sa propre vie intérieure que pour ce qui est des fruits extérieurs – les effets produits dans les cœurs et les vies des autres ! Loué soit Dieu !
Le fr. Smith a vraiment fait autre chose que de vivre en vain, autre chose que de s’égarer, autre chose que de s’occuper de querelles de mots !
Lui-même :
Au lieu de discuter et de défendre quelques théories, et d’être lui-même en pratique semblable aux autres gens, et de finir comme tellement d’autres conducteurs, vides et secs dans leurs vieux jours, de sorte qu’on préférerait être dispensé de devoir les écouter – c’est le chemin de la vie lui-même, le chemin de la sanctification, le chemin de la transformation, que le fr. Smith a trouvé et sur lequel il a marché. Il a ainsi été et il a continué à être un homme de l’Esprit, un homme brûlant de zèle et de force, toujours arrosé avec une huile fraîche, avec de nouvelles lumières et de nouvelles révélations dans la connaissance de Dieu, au sujet de la vie et du ministère dans l’Assemblée, jusqu’à la fin !!! Ce n’est sans doute pas facile de trouver son semblable dans ce monde !
Sur ce chemin de la vie, il a eu en vérité part à la nature divine, conformément à ce qu’enseignent les Écritures. C’était un homme exceptionnellement juste, exact et vrai, fort et hardi pour proclamer ce qui était vrai et juste aux grands et aux petits, tout en étant un homme tout particulièrement doux, patient et indulgent, humble et petit à ses propres yeux, complètement à l’opposé des dirigeants religieux et des « grands hommes » en général !
Oh ! combien de choses tous ces gens auraient pu apprendre et recevoir de la part de ce précieux frère et conducteur ! Mais ils ont préféré s’opposer à lui ! Et maintenant, il est trop tard !
Avec un œil et un cœur vigilants, et avec un esprit sans fraude, il a été fidèle dans sa vocation et ses dons, dans son ministère à l’égard de toutes les assemblées ici dans le pays et à l’étranger, jusqu’à sa mort. C’est à la conférence à Hokksund que nous avons été pour la dernière fois avec lui, juste avant Pâques. Il était plein d’esprit et de vie, de bénédiction et de gloire, comme d’habitude. Et par la grâce inexprimable de Dieu, j’ai pu personnellement partager avec lui cette communion et cette gloire sans interruption pendant 35 ans environ, sans une seule faille. Il y en a plusieurs qui peuvent apprécier à sa juste valeur ce que cela veut dire.
Il n’avait pas son égal ; c’est l’homme ayant le plus de contenu, le plus fidèle, le plus digne d’être aimé et le plus béni que j’aie jamais vu et entendu. Son souvenir est une bénédiction éternelle. Loué soit le Seigneur ! Bientôt nous serons à nouveau réunis avec lui, revêtus de corps incorruptibles, si seulement nous aussi, nous restons fidèles jusqu’à la fin.
Les fruits de son ministère :
Alors qu’au départ tous le contredisaient, s’opposaient à lui et le rejetaient partout, il a expérimenté ce qui est écrit en És. 60, 22 : « Le plus petit deviendra un millier, et le moindre une nation puissante. Moi, l’Éternel, je hâterai ces choses en leur temps. »
Les choses ne sont pas vraiment allées vite au début, loin de là – mais cela est venu au temps voulu. Les réveils se sont alors succédés, tout comme les conquêtes. Ville après ville et bourgade après bourgade se sont ouvertes pour ces vérités magnifiques et libératrices. Beaucoup d’âmes ont été sauvées du monde, et beaucoup d’âmes sont sorties des différents camps et ont ouvert les yeux pour découvrir une vie plus profonde en Dieu. Le salut qui a eu lieu est indescriptiblement grand.
Au début, ce n’était pas facile de gagner qui que ce soit. C’est difficile de recevoir quelque chose de la part d’un homme qui est contredit et rejeté par tous ceux qui sont censés y connaître quelque chose, même si ce qu’il dit est à la fois vrai, noble et bon ! Mais Dieu a conduit les hommes qu’il fallait sur le chemin du fr. Smith, l’un après l’autre, et la vérité a été reçue petit à petit, par un nombre croissant d’hommes qui l’aimaient, qui l’ont suivie et qui l’ont annoncée.
Mais plusieurs années se sont écoulées avant que le résultat soit un petit groupe qui se réunissait dans un foyer à Horten. Mais comme il est écrit, il ne faut pas mépriser le jour des faibles commencements. Et même si le groupe était petit, et qu’il était difficile d’en faire partie, il était cependant – par la nature même des choses – d’autant plus viable et rempli de la semence de la vie, et c’est pourquoi il n’a pu faire autrement que croître et se développer. C’était en effet la vie même en Dieu que nous avions trouvée, et pas seulement quelques principes doctrinaux.
Ainsi, un seul homme, par sa fidélité inébranlable, est devenu un millier, et même plus, répartis à différents endroits en Norvège, au Danemark et dans quelques autres pays.
Toutefois, ce n’est pas le nombre qui pèse tellement lourd dans la balance, car si c’était le cas, il y en a sûrement d’autres qui sont plus nombreux, mais c’est la longueur, la largeur et la profondeur de la vie en Dieu à laquelle chacun en particulier a été amené, la communion fervente et divine qui en résulte et que ces hommes ont avec Dieu et les uns avec les autres, de même que la victoire sur le péché et la sanctification auxquelles nous sommes parvenus par la riche grâce de Dieu. L’origine de tout cela doit être cherchée dans la vie et le travail de ce serviteur du Seigneur béni et fidèle.
Quel fruit indescriptiblement glorieux de la vie d’un seul homme ! Quelle couronne magnifique l’attend ! Il lui est arrivé ce qui est écrit en Ésaïe 49.
Il a aussi pu jouir de ces fruits précieux : il a pu voir tous ses enfants suivre le même chemin, et l’un de ses fils devenir même un collaborateur précieux et digne de confiance sur le chemin de Dieu.
Ces paroles de Jésus sont certaines, sans la moindre possibilité de contradiction : « Tout bon arbre porte de bons fruits, mais le mauvais arbre porte de mauvais fruits. Un bon arbre ne peut porter de mauvais fruits, ni un mauvais arbre porter de bons fruits. » Mt. 7.
Nous avons une dette de reconnaissance éternelle envers notre bien-aimé frère J. O. Smith. Loué soit son souvenir inoubliable !
Bien à vous, Elias Aslaksen
Préface
Il est difficile pour nous tous d’apprécier à sa juste valeur un homme de Dieu comme Johan Oscar Smith. On peut difficilement décrire l’importance de sa fidélité envers Dieu et des révélations qu’il a reçues, justement à cause de cette grande fidélité. Ce n’est de toute façon pas mon rôle de chercher à mesurer une telle vie.
Quand nous lisons ses articles dans « Skjulte Skatter », il apparaît clairement que les paroles de Jésus dans Jn. 14, 21-23 se sont accomplies dans sa vie : « Celui qui a mes commandements et qui les garde, c’est celui qui m’aime ; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père, je l’aimerai, et je me ferai connaître à lui. Jude, non pas l’Iscariot, lui dit : Seigneur, d’où vient que tu te feras connaître à nous, et non au monde ? Jésus lui répondit : Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera ; nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui. »
La plénitude d’Esprit de révélation et de sagesse de Dieu qui émane en particulier de ces articles sera d’une aide inestimable pour avoir part à une croissance et un développement spirituels. Les articles qui révèlent Christ tellement clairement, sur la base des Écritures, apporteront tout particulièrement une vraie consolation à nous qui, de nos jours, pouvons nous approcher du trône de la grâce pour être secourus au moment opportun. Par sa fidélité envers son Seigneur et Maître, il a mis en évidence la hauteur, la largeur, la longueur et la profondeur de la vie de Christ à laquelle chacun peut avoir part – une vie victorieuse dans la sanctification et la piété.
Les écrits de Johan O. Smith nous aident aussi beaucoup à comprendre le corps de Christ. Cela est aussi un mystère de la piété, qui doit être révélé à chacun pour avoir la grâce de contribuer à édifier l’Assemblée, pour qu’elle ait le contenu et la plénitude que Dieu a fixés comme but pour son Église. Cette aide sera décisive pour édifier la fraternité et pour parvenir à une vie d’assemblée riche en communion dans les différentes assemblées locales.
Il a été fidèle pour rendre compte, à la fois par écrit et à l’oral, de la lumière sans cesse croissante que Dieu lui donnait. Différents dirigeants religieux se sont fortement opposés à la Parole concernant l’obéissance de la foi (Ro. 1, 5), qui nous exhorte à renoncer à nous-mêmes, à nous charger chaque jour de notre croix, à faire la volonté de Dieu et à le suivre sur le chemin nouveau et vivant. Malgré toutes ces contradictions, il est resté fidèlement attaché à la lumière que Dieu lui avait donnée. Sa foi inébranlable dans les promesses de l’Écriture, de vivre sa vie en restant debout et victorieux, a véritablement apporté aide et délivrance à beaucoup de personnes. Il fait partie des rares personnes qui par leur vie et leur prédication ont enseigné la justice à la multitude ; c’est pourquoi, comme la Parole le dit, il brillera comme une étoile auprès de Dieu, à toujours et à perpétuité. Da. 12, 3.
À la fête de ses 70 ans, Smith a dit que l’élément le plus important de son ministère avait été de mettre en relation les différents membres avec la tête, Christ. Rien de ce qu’il écrit n’a le moindre goût du désir de vouloir plaire aux hommes ou de vouloir recevoir de l’honneur de leur part. Les paroles de Jésus en Jn. 12, 26 s’appliquent à lui : « Si quelqu’un me sert, qu’il me suive ; et là où je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu’un me sert, le Père l’honorera. » Cet honneur-là lui suffisait pour l’éternité. Il a été un grain de blé qui est tombé en terre pour donner de la nourriture et de la vie à beaucoup.
Loué soit Dieu éternellement pour de tels pères fidèles en Christ. Si nous sommes fidèles jusqu’à la fin, nous serons bientôt réunis avec lui et avec tous les saints, dans la Sion de Dieu !
Votre frère,
Kåre J. Smith
Préfaces de 1949
Les préfaces ci-dessous ont été écrites par le fils de Johan Oscar Smith, Aksel Johan, et par son collaborateur proche et de confiance Elias Aslaksen. Elles ont été écrites à l’occasion de la première publication des lettres de Johan Oscar Smith en version éditée, en 1949, soit 6 ans seulement après sa mort.
Mon père, Johan Oscar Smith, est né de parents croyants, le 11 octobre 1871, à Fredrikstad, en Norvège. À l’âge de 15 ans, il est devenu marin, et en 1889, il est entré dans la Marine de Guerre Norvégienne, dans laquelle il a servi pendant environ 40 ans.
En 1898, il s’est converti à Dieu, et en 1900, il a été baptisé du Saint-Esprit. À partir de cette période, les Écritures sont devenues vivantes pour lui, et comme il avait un cœur et une oreille pour la voix de la vérité, il a eu part de bonne heure à la sagesse de Dieu.
Ces lettres ont été écrites en toute intimité à ses amis, et doivent être lues dans cet esprit. Le soin qu’il prenait de chacun de ceux avec qui il travaillait va maintenant pouvoir être en bénédiction pour beaucoup, grâce à la publication de ces lettres.
La plupart d’entre elles ont été adressées à son frère, le dentiste Aksel Smith, qui était de neuf ans son cadet. Il s’est converti à Dieu en 1905 et est mort en 1919 dans son foyer à Drøbak. Son travail béni y porte encore de bons fruits aujourd’hui.
Comme mon père a cherché pendant toute sa vie à honorer Christ et à se rendre quant à lui aussi invisible que possible, il n’a pas laissé d’autobiographie remplie de comptes rendus de voyages, de photographies ou de rapports sur ses activités. Mais ces lettres, qui ont été adressées individuellement à différentes personnes et dictées par son zèle pour la cause de Christ, sont déjà un précieux trésor pour ceux qui partagent ses sentiments, et elles le seront aussi à l’avenir. Elles contiennent réellement de la nourriture et peuvent servir de guide à ceux qui cherchent Dieu de tout leur cœur. C’est pourquoi nous sommes très reconnaissants qu’elles aient été conservées, grâce à la prévoyance bienveillante de Dieu.
Mon père est mort chez lui le 1er mai 1943, à l’âge de 71 ans et demi. Les dernières paroles qu’on a entendues de sa bouche furent des louanges adressées à Dieu : « Oui, loué soit Dieu ! »
Il a eu la grande grâce de voir tous ses enfants sauvés avant sa mort.
Si l’on veut retirer le maximum de profit de ce livre au contenu si riche, il est recommandé de ne pas le parcourir trop rapidement, mais de s’arrêter sur chaque lettre pour la méditer.
Aksel J. Smith
Après 35 ans de communion intime et de collaboration étroite avec Johan Oscar Smith, j’ai le plaisir et le devoir de donner sur lui un témoignage court, clair et vrai, pour que ceux qui liront ces lettres puissent se faire une idée exacte de ce qu’était – et ce qu’est encore – la personne qui les a écrites.
Les seules choses qui l’intéressaient réellement étaient Christ et l’Assemblée ; le fait d’être rempli de toute la plénitude de Dieu qui est en Christ ; de contribuer au maximum à libérer chaque membre du corps de Christ de tout le péché et toute l’imperfection qui s’attachent à lui ; et d’agir comme il faut, le plus parfaitement possible, en tous points, dans sa vie et son ministère ; de détruire tout ce qui vient de Satan et de l’homme, pour créer de la place pour toute la plénitude de Dieu.
Pour parvenir à ce but, il a tout sacrifié, il veillait et priait, et était ainsi toujours prêt à intervenir, comme un bon soldat de Jésus-Christ, sincère, juste, désintéressé, sans faire acception de personne, fidèle, avec un grand mépris pour le gain et l’honneur des hommes, même si cela avait pour résultat de lui attirer une opposition pratiquement universelle.
Partout où il allait et dans quelque domaine que ce soit, il trouvait parmi les croyants la désobéissance, l’infidélité, l’incrédulité et des œuvres humaines. Son cœur sans fraude ne lui permettait pas d’accepter quoi que ce soit de tout cela.
C’est ainsi qu’il ne put pas faire autrement que de se retrouver en dehors des sentiers battus.
Mais la fidélité et l’attachement exceptionnels qu’il vouait à l’Époux de son âme le remplissaient de bonheur et de la force de l’Esprit. C’est pourquoi il choisit pour toujours cette communion intime avec Christ, de préférence à toute la faveur et la gloire du monde, même si cela devait l’amener à rester seul dans ce monde, chose qui semblait fort probable au début. Mais il s’en faut de beaucoup qu’il soit resté seul ! Gloire à Dieu !
Je n’ai jamais rencontré d’homme qui lui soit comparable ! Et de toute ma vie, je n’ai jamais entendu ou vu qui que ce soit qui ait pu attester l’existence d’un autre homme comme lui, ni dans ce pays ni dans aucun autre ! Par la grande grâce de Dieu et par sa fidélité hors du commun, il a pu en revanche entraîner derrière lui des personnes qui suivent réellement ses traces.
Rassemblées sous forme de livre, ces lettres vont certainement être l’un des livres les plus riches et les plus exceptionnels de tous les temps, et tout un chacun va pouvoir les lire avec un profit plus ou moins grand, suivant sa disposition de cœur et la grâce qui lui sera accordée à cet égard.
Pas une seule fois – même à titre d’exception –, je n’ai remarqué quoi que ce soit de mauvais chez lui, ni dans sa vie, ni dans son ministère. Honneur soit à son précieux souvenir !
Tous ceux qui n’ont pas eu le bonheur de le connaître personnellement vont ainsi avoir la possibilité de combler quelque peu cette lacune.
Si seulement tout homme sur la terre pouvait avoir un tel dirigeant ! Que Dieu bénisse tous ceux qui auront la grâce de lire ces lettres, pour qu’ils en retirent un grand profit.
Elias Aslaksen
Quatrième de couverture de 2008
Quatrième de couverture de Kåre J. Smith, à l’occasion de la publication des lettres posthumes de Johan O. Smith en 2008.
Celui qui lit la Bible avec le désir de vivre une vie de disciple de Jésus sera étonné de voir à quel point la Bible est actuelle et intemporelle, bien qu’elle ait été écrite il y a environ 2000 ans. La première lettre du livre que tu as entre les mains a été écrite en 1898, il y a plus de 100 ans. Même si ce livre renferme des lettres personnelles qui n’ont jamais été destinées à être publiées, on sera étonné de voir la lumière, la vérité et la sagesse qui s’expriment dans ces lettres. Avec le temps, ce livre n’a pas perdu de son actualité ni de sa pertinence. En plus de sa valeur historique, ce livre sera avant tout une puissante source d’inspiration pour une vie dans la fidélité envers notre Seigneur et Maître. Ce livre nous donne une occasion exceptionnelle de nous souvenir d’un conducteur qui a annoncé la parole de Dieu ! Nous pouvons considérer quelle a été la fin de sa vie et imiter sa foi, selon l’exhortation de Hé. 13, 7.
Johan O. Smith (1871 – 1943) était un homme sincère qui aimait la vérité et qui a habité la plupart du temps à Horten, en Norvège. Il a servi pendant environ 40 ans dans la Marine nationale norvégienne. Le soin qu’il prenait des autres et l’amour qu’il avait pour eux l’ont mis en contact avec des personnes qui avaient la même aspiration et qui ont commencé petit à petit à se rassembler pour des réunions et des conférences. C’est ainsi qu’est né le mouvement qu’on appelle généralement les « amis de Smith » et qui est maintenant répandu dans plus de 65 pays sur tous les continents. Ce livre a été entièrement traduit en anglais, allemand, hollandais, français et finnois – et un grand nombre de lettres ont été traduites dans plus de langues encore.
Elias Aslaksen, qui a été un collaborateur proche et intime de Johan O. Smith pendant environ 35 ans, a écrit dans la préface du livre : « Ces lettres vont certainement être l’un des livres les plus riches et les plus exceptionnels de tous les temps, et tout un chacun va pouvoir les lire avec un profit plus ou moins grand, suivant sa disposition de cœur et la grâce qui lui sera accordée à cet égard. »
Toi qui lis ces lignes, puisses-tu être l’un de ceux qui retireront un grand profit de ce livre et être d’autant plus réveillé pour comprendre ce que Dieu veut pour ta vie !
