Paix.
Merci pour ta longue lettre du 21/08 que j’ai reçue hier. Cela me réjouit beaucoup de voir que tu comprends pleinement la situation, et que tu as eu l’occasion de t’entretenir avec les frères Oldeide et Kuhlen, qui y voient plus clair maintenant. Il semble que la verge du fr. Kvalheim fleurisse dans cette affaire. Bien qu’exclu de l’assemblée, il a été complètement rétabli par Dieu. En effet, le frère P. Skram lui a demandé pardon, publiquement à la réunion. Une lettre écrite par ce cher frère nous révèle son humilité de cœur. Après avoir longuement réfléchi, mais sans t’avoir consulté, j’ai envoyé ta dernière lettre à 1) Nils Risnes, 2) D. Kvalheim en leur demandant de me la retourner. Je l’ai fait car elle renfermait tellement de réprimandes à droite et à gauche. J’ai aussi écrit au fr. Nils Risnes et je lui ai dit qu’il devrait écrire au fr. D. Kvalheim pour le consoler et le réhabiliter complètement, car il s’avère que c’est sa verge (celle de Kvalheim) qui fleurit.
Pendant toute la durée de ce combat, j’ai été en relation avec P. Skram, Kvalheim et un peu avec Risnes. Espérons que les choses vont s’arranger.
Les choses vont bien ici, à terre. Les quelques amis ici sont zélés pour la vérité.
Je me réjouis des progrès des amis à Drøbak et Kristiania. Je n’ai pas eu de nouvelles de Karl encore. Je lui ai écrit pour essayer de réfuter sa doctrine, je lui ai dit qu’elle venait de Satan, et que s’il continuait de l’enseigner, je m’y opposerais immédiatement. Je l’ai exhorté en lui disant que ce serait avantageux, autant pour lui que pour nous, qu’il condamne cette doctrine. C’est cette doctrine qui est à l’origine de tous ses précédents « dérapages ». C’est la racine de tous les maux. Il doit choisir à présent. Il m’a dit que toute plante que mon père céleste n’a pas plantée doit être extirpée avec ses racines. Il semble que ça se réalise pour lui maintenant. Le fr. Oldeide a dit à Kvalheim qu’il pouvait venir aux réunions, mais rien de plus. Ces choses retombent à présent sur lui. Si on creuse une fosse pour les autres, on tombe soi-même dedans. K. P. ne peut pas se soustraire à faire ce que je lui ai dit, il doit obligatoirement prendre position. Je crois qu’il se concerte avec le fr. Aslaksen, et tout dépend de la mesure dans laquelle Aslaksen lui a donné raison précédemment. Ce sera difficile pour eux – s’ils veulent tous les deux être avec nous – de sortir de ce piège sans jugement. Pas seulement difficile, ce sera impossible.
Je t’ai écrit ces choses à toute vitesse. Le frère de Nore, de Horten, est avec nous à bord, comme sous-officier sanitaire.
Salue les tiens et les amis. Mets au courant le fr. Hansen.
Salutations cordiales de ton frère
JohanLe fr. Ellefsen a envoyé une lettre en Angleterre et a commandé un livre de Fénelon. J’ai presque fini de le lire. Ce livre a jeté de la lumière sur la vie de Mme Guyon. J’ai aussi acheté l’Explication du Pentateuque par Mme Guyon.
