Pour la conférence de Pentecôte 1916 à Drøbak
Frères et sœurs, bien-aimés dans le Seigneur,
La paix de Dieu !

En mon absence, le fr. Ellefsen transmettra à la conférence de Drøbak mes salutations les plus cordiales, avec mes vœux et ma prière pour que les réunions soient bénies.

Quelques-uns de nos chers amis de l’Ouest rencontreront pour la première fois les amis de l’Est, et ma prière à Dieu est que la communion que nous avons établie, par la grâce de Dieu – déjà avant la conférence – soit encore plus affermie maintenant, pendant la conférence à Drøbak, et qu’elle soit trouvée vraie.

Pendant les années qui se sont écoulées, Dieu a travaillé de toutes sortes de manières – bien au-delà de ce que nous aurions pu imaginer. Beaucoup de gens ont voulu nous écraser dans notre enfance dans le Seigneur, pour anéantir la connaissance de Dieu. Mais Dieu a été à nos côtés dans les pires moments, et nous pouvons aujourd’hui louer le Seigneur de ce que la puissance des adversaires est brisée, de sorte que nous pouvons méditer la loi de l’Éternel dans la paix.

Si nous voulons conserver le territoire conquis, chacun en particulier doit être un pilier dans le temple de Dieu, là où il est, et former avec les autres un mur impénétrable, par la communion de l’Esprit dans la paix. Car c’est là notre communion – elle n’est pas inscrite avec de l’encre, mais avec l’Esprit du Dieu vivant.

Nous appartenons à Christ et nous ne nous appartenons plus à nous-mêmes. De même que Christ a été donné comme tête et don pour l’Assemblée, nous avons aussi été donnés comme dons les uns aux autres. C’est pourquoi chacun doit servir les autres afin de conserver et d’approfondir l’unité de l’Esprit par le lien de la paix. Si quelqu’un enfreint cette loi, il se révèle lui-même comme un transgresseur dans l’Assemblée.

Dieu nous a donné de la lumière dans sa Parole et nous a révélé les mystères de Christ dans toute la mesure où il a pu nous diriger. C’est pourquoi il est de notre devoir de défendre ce qu’il nous a donné, de la même manière que les peuples défendent en ce moment la terre de leurs ancêtres. Les apôtres, et une quantité de saints, ont donné leur vie pour cette magnifique parole de Dieu, et nous ne devons pas nous imaginer que nous puissions traverser ce monde victorieusement sans combattre.

Ne craignez donc pas ceux qui peuvent tuer le corps, mais craignez plutôt celui qui a le pouvoir de jeter l’âme et le corps dans la géhenne.

Depuis que notre groupe d’amis a grandi, il y en a toujours eu quelques-uns qui ont comparé ce que nous annonçons avec ce qui est annoncé à l’intérieur du camp. Ils languissent d’une certaine manière après le camp et son service au tabernacle. Cela provient du fait qu’on n’a pas la victoire. On a sans cesse besoin de laver à nouveau son corps à l’eau pure, de sorte qu’on parle moins de la route nouvelle et vivante, où le troisième témoin, le sang, a son mot à dire.

Ce n’est pas la faute des enseignements s’il en est ainsi de quelques-uns, mais cela vient de leur propre mollesse et de leur manque de volonté pour donner leur vie.

« Nous avons un autel dont ceux qui font le service au tabernacle n’ont pas le pouvoir de manger. » Lorsque la religion d’un homme n’englobe que le service qui vise la purification extérieure du corps, on appelle cela le service au tabernacle. De telles personnes n’ont pas le droit, et ne peuvent pas, manger de l’autel qui se trouve de l’autre côté du voile.

De même que quelques-uns sont retournés aux faibles et pauvres rudiments de la doctrine, nous avons parmi nous quelques personnes qui ont eu tendance à retourner au service au tabernacle.

Grâces soient rendues à Dieu de ce qu’il y a cependant des âmes fidèles, qui ont considéré l’opprobre de Christ comme la plus grande richesse qui soit, et qui sont satisfaites de leur sort en dehors du camp – là où Il est, et où nous sommes rassasiés à l’autel en mangeant sa chair et en buvant son sang, dont Jésus lui-même dit que ce sont vraiment une nourriture et un breuvage.

Aussi longtemps que subsiste le premier tabernacle, le Saint-Esprit indique que le chemin du lieu très saint n’est pas encore révélé. Mais de l’autre côté du voile, l’Esprit témoigne avec l’eau et le sang d’un repos profond – le repos de Dieu.

Je salue la conférence avec Jn. 9, 7 et versets 35–39, ainsi qu’avec Hé. 13, 13–14.

Salutations cordiales dans l’amour de Christ.

Bien à vous,

Johan O. Smith