« Valkyrjen », Aalesund, le 15 juin 1915
Cher frère, Th. Ellefsen,
La paix de Dieu.

Merci beaucoup pour ta bonne lettre. Cela m’a réjoui de lire ta lettre ainsi que celle du fr. Kvalheim. Nous venons d’arriver ici en provenance de Moldøen. Quand je suis allé à terre hier à Moldøen, l’épouse du fr. Kvalheim m’a appris que la sœur Dannell est partie du nord le 10/6 et qu’elle arriverait avec le « Finnmarken »[15] à Moldøen, avec le souhait d’y rendre visite aux amis. Mme Kvalheim a dit qu’elle était cordialement la bienvenue chez elle pour quelques jours. Nous avons eu quelques bonnes réunions à Moldøen ces derniers temps ; il y avait plein de monde. Les choses s’éclairent rapidement pour le beau-frère de Kvalheim, le fr. Nils Strand, un homme d’environ 25 ans. Il se réjouit tout particulièrement des Proverbes et du livre de Job. J’ai eu plus d’occasions d’être avec lui depuis que Kvalheim est parti en voyage. À la dernière réunion, nous étions 23 personnes dans la salle de séjour ; il a été dit que cela représentait le noyau dur des chrétiens à Moldøen. Il y avait entre autres une institutrice de Grimstad, amie de Elise Stad, la sœur de Constance, qui s’appelle Marie Torgersen. Elle a 35 ans. Elle a compris beaucoup de choses et s’est réjouie. Toute l’assistance a écouté attentivement, en fait. Ils ont maintenant entendu [la Parole] à de nombreuses reprises, et il y avait un bon esprit.

Le fr. Kvalheim était très content de te rencontrer à Haugesund.

Dieu a fait de grandes choses à Moldøen. C’est maintenant une grande assemblée, qui a besoin de direction, car ils veulent volontiers écouter. Ils ne comprennent pas tous les choses très clairement, mais ils veulent être des nôtres. Je me réjouis de ce que la sœur Dannell vient les voir pour avoir des conversations avec eux. La sœur Kvalheim comprend beaucoup de choses. J’apprends que tu dois retourner dans le Finnmark ; les voies de Dieu avec nous sont admirables. Que Dieu bénisse ton travail dans le Seigneur, là où tu vas ; il n’a pas été en vain et il portera du fruit. Nous verrons bien comment les choses se passeront ici. J’ai reçu il y a quelque temps une lettre de Gunda Willersrud ; cette lettre a déjà été lue par Aksel et Aslaksen, tu peux donc la détruire quand tu l’auras lue.

Ce soir j’ai quartier libre et ils vont avoir une réunion ; nous verrons comment ça ira.

Salue les amis à Haugesund.

Salutations cordiales de ton frère

Johan