Merci beaucoup pour les journaux. Je les ai lus. Je veux simplement t’envoyer quelques lignes et t’indiquer que j’ai obtenu une permission de quelques jours. La session de recrutement de la Marine s’arrête le 20 de ce mois à Mandal, et j’ai demandé et obtenu une permission jusqu’au 25 au soir. Nous devons commencer à Grimstad le 12, à Lillesand le 13, à Kristiansand le 14 (un samedi). De là, nous devons aller à Egersund, et j’ai vu dans l’Annuaire des transports de Norvège qu’un bateau part tous les soirs de Kristiansand à 10 h 30 et arrive à Egersund le lendemain à 10 h 30. À Egersund, la session commence le lundi 16 à 11 h 30, ce qui me fait penser qu’ils ont peut-être l’intention de ne pas quitter Kristiansand avant dimanche soir à 10 h 30. Si c’est le cas, je disposerai de presque toute la journée de dimanche prochain à Kristiansand (sinon, je devrai suivre la troupe, c’est-à-dire le chef du service de recrutement, le docteur et un préposé). À Egersund, nous prendrons le chemin de fer pour Flekkefjord. Je partirai d’ici le 10 à 6 h 23 de l’après-midi pour Grimstad, par la ligne de Brevik.
Ce sera intéressant d’avoir un entretien ; inclinons donc nos cœurs à comprendre ce que l’Esprit a à nous dire.
Ici, l’assemblée a éclaté. Nous voulions expulser la méchanceté et cela en a entraîné quelques-uns. Maintenant, l’atmosphère est plus pure que jamais, car chacun de ceux qui avaient des soupçons et des tendances à dévier sont partis par la même occasion. Ils ont eu des visions et ils ont vu le diable allongé sous mes pieds, sous l’aspect d’un gros chien qui aboyait et grognait. Un autre a vu le diable sur le mur juste au-dessus de ma tête, il riait et secouait la tête en souriant d’un air satisfait et il me regardait de haut. Et ils ont vu que 3 d’entre nous avaient des langues de démons qui pendaient de notre bouche.
Nous les avons laissés avec leurs visions, mais le fr. Ellefsen et moi, nous avons réfuté un commérage méchant, nez à nez avec la femme qui l’avait lancé, et il s’est avéré qu’il s’agissait purement et simplement de mensonges et d’inventions. Malgré cela, Berg a continué à faire des réunions chez ces gens qui ont mauvaise réputation même dans le monde (ils empruntent sans rembourser, etc.) Que faut-il dire à l’égard de tout cela ? Sig. Kristoffersen et plusieurs femmes sont de notre côté. Le soir où j’ai abordé la question pour savoir ce qu’était ce commérage, je me suis mis pratiquement tout le groupe à dos, et il semblait bien qu’ils étaient presque tous partis. Mais maintenant, le jour s’est levé, si bien que la plupart sont de notre côté, et j’ai bien peur que, pour finir, Berg ne prêchera plus qu’à ceux qui ont menti et répandu des commérages. Il s’est fourvoyé dans un coin obscur dont il ne pourra pas sortir sans de grandes humiliations. Il en a eu assez d’être esclave (comme il manquait souvent de sagesse, nous avons souvent dû le corriger) ; et il a même traité les Ellefsen d’esclaves ; mais maintenant, j’ai peur qu’il connaisse un esclavage encore pire. Je l’ai souvent constamment repris ; mais maintenant que Olsen a été ici, il est tout à fait impossible. Il se peut aussi qu’il se fie un peu à ses dons et qu’il mesure son degré de spiritualité de cette manière. Tout a une fin, donc ça aussi.
J’aimerais tellement en laisser d’autres commander et diriger le tout, si seulement ils voulaient diriger en suivant la bonne piste ; mais s’ils se lancent dans une mauvaise direction, on ne peut pas faire autrement que de le signaler. Je dois partir avec le « Tordenskjold » en tant que capitaine d’armes le premier mai. Dieu va peut-être faire reposer la responsabilité du groupe sur quelqu’un d’autre ; Dieu a déjà procédé de cette manière, une fois que je devais partir avec le « Ellida ». Le frère en question a dit qu’« à l’instant où tu es monté à bord, j’ai senti tout le poids et la responsabilité concernant le tout ». Dieu a aussi une dispensation, celui qui s’oppose à la dispensation de Dieu s’oppose à Dieu. (Lis Col. 1, 25, Ex. 31, v. 1 et suivants, Ex. 32, 25.)
Nous sommes son ouvrage, créés en Jésus-Christ pour de bonnes œuvres afin que nous les pratiquions.
Dieu nous a vus depuis l’éternité en Jésus-Christ ; il nous a connus d’avance, et ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils (Ro. 8, 29). Les prophètes qui avaient l’Esprit de Christ avaient en eux le témoignage des souffrances et de la mort de Christ et de la gloire dont elles seraient suivies. Cette gloire qui devait suivre, Dieu la possédait depuis l’éternité ; mais comme nous aussi, nous sommes englobés dans cette gloire qui doit suivre, il nous a vus, nous aussi, et il nous a connus. C’est pourquoi ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés, mais ceux qu’il a prédestinés, il les a appelés, mais ceux qu’il a appelés, il les a justifiés ; mais ceux qu’il a justifiés, il les a glorifiés. Que dirons-nous donc à l’égard de ces choses ? Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ?
Cordiales salutations dans le sang purificateur de Christ, ton frère qui se hâte dans sa marche au travers du voile
Johan(Salue à la maison, Helga et Gerrard)
(Dimanche prochain, à cette heure-ci (11 h 30), je serai peut-être chez Rasmussen.)
Ce sera intéressant de se parler ; mais les seuls qui puissent participer à une conversation spirituelle sont ceux qui sont eux-mêmes spirituels, qui ont incliné leur cœur à comprendre. Les autres ne font que déranger.
