Horten, le 17-01-1908
Cher frère, Aksel,

Merci beaucoup pour ta bonne lettre. Ici à Horten, nous avons maintenant Christian Olsen de Trondhjem. Au début de son séjour ici, tout se passait bien ; mais maintenant, il a commencé à m’attaquer. Il s’en prend en particulier aux aspects doctrinaux que j’ai annoncés. Hier, il a beaucoup bataillé, et voulait en tant que serviteur du Seigneur m’exhorter à vivre de manière plus pieuse et à prier plus. Il a réussi à mettre Berg de son côté. Berg est allé jusqu’à vouloir me fermer la bouche ; mais plus tard, il a reconnu ses erreurs et est devenu très humble. Mais hier il partageait à nouveau le point de vue de Kr. Olsen. Je n’ai pu recevoir aucun soutien de la part d’Ellefsen et Brungot, donc j’ai dû me battre seul. Kr. Olsen s’est opposé à moi dans son discours, et j’ai senti de la résistance de sa part quand j’ai prié. On dirait qu’il veut se jeter sur moi et m’abaisser ; Berg s’est plusieurs fois essayé à la même chose. Mais Dieu m’a toujours accordé la victoire. Je resterais volontiers assis sans dire grand-chose, si seulement ils dirigeaient dans la bonne direction ; mais quand ça dévie, je suis obligé d’intervenir. Kr. Olsen a mené plusieurs attaques ; mais à ce jour il n’a fait que donner des coups de corne contre le rocher, et aussi vrai que le Seigneur est vivant, Lui qui est toujours à mes côtés, cela finira mal pour lui s’il persiste dans ces agissements. Je ne souhaite être rien d’autre que ce à quoi Dieu me forme, et ne souhaite présenter aucun autre enseignement que ceux que Dieu a révélés. Je ne recherche pas non plus l’honneur de quelque homme que ce soit ; Dieu m’a en effet donné à comprendre que l’honneur de l’homme est très éphémère. Pour ces raisons, je me confie uniquement en Dieu et je laisse le temps au temps. Dieu ne m’a jamais fait défaut, pas une seule fois. Hier, Kr. O. était tout pâle, il n’avait apparemment pas l’habitude d’être contredit de cette manière ; il a même utilisé des expressions qu’il aurait dû s’abstenir d’employer. Il ne s’en prenait à personne d’autre qu’à moi. Ce combat n’est pas encore fini, mais je veux continuer à faire ce que j’ai déjà fait : éprouver ceux qui se disent apôtres, peut-être trouvera-t-on des menteurs parmi eux. Je l’ai toujours maintenu à distance et cela est devenu insupportable pour lui. Il est revenu 4 fois à Horten après avoir fait de petits voyages au départ d’ici. Il a habité chez Berg ; maintenant il est chez Ellefsen. Nous allons à nouveau avoir une réunion ce soir. J’aimerais tant arriver à la fin de cette affaire ; car il veut prendre le dessus sur moi, et je n’aurais absolument rien contre cela, si seulement il m’attirait de cette manière plus près de Christ. Mais je comprends qu’il n’en est pas capable – bien au contraire, il anéantirait toute une série de vérités magnifiques, s’il était en position de décider.

J’ai trouvé utile de t’informer de ces choses, car à vrai dire, je n’ai personne comme toi, qui comprend complètement ce dont je parle. Tu souhaites déménager ton affaire à Christiania et y fonder un journal. Je trouve que ce serait très bien. Il n’y a pas un seul journal valable dans tout le pays ; ils cherchent tous leur propre intérêt, d’une manière ou d’une autre.

Loué soit Dieu qui nous fait toujours triompher en notre Seigneur Jésus-Christ.

Salutations cordiales à toi, salue tout le monde à la maison, Helga et Gerrard. J’écris ces choses rapidement, avant d’aller déjeuner. J’espère que tu as reçu ma lettre.

Ton [frère] qui participe au même combat

Johan