J’ai reçu ta très bonne lettre du 11 de ce mois. Cela fait toujours du bien d’avoir de tes nouvelles. Merci beaucoup pour le Nouveau Testament anglais que tu m’as envoyé ; c’est un cadeau très apprécié.
Hagemann Olsen a maintenant mis en location la maison où nous avions notre salle, si bien que nous louons maintenant une petite pièce dans la cour intérieure, chez moi, pour disposer d’un endroit où nous pouvons avoir des entretiens, etc. La puissance de Dieu a été merveilleusement présente à nos réunions ces derniers temps, mais comme nous n’avons pas de salle publique, il y a peu de personnes qui viennent. Le fr. Berg est maintenant à Fredrikstad. Le fr. Ellefsen devient un vrai serviteur du Seigneur. Jusqu’à présent, je n’ai jamais eu le ministère d’enseigner quelqu’un pour le ministère dans le Seigneur comme c’est le cas maintenant avec le fr. Ellefsen. Il est tout à fait apte, car il est stable, content de peu, exact, sobre, et il a beaucoup de qualités.
Quand une assemblée s’est formée, il est de la plus grande importance d’établir quelques-uns pour prendre soin du troupeau, de confier la responsabilité à quelques-uns qui soient capables de l’assumer et qui habitent sur place. Paul restait un à deux ans à chaque endroit, et pendant cette période, il rassemblait un troupeau dans lequel il faisait établir ensuite des anciens, etc. Pas de ces tyrans avides d’honneur qui veulent dominer sur le troupeau, mais de ceux qui peuvent dire en tout temps : soyez mes imitateurs, comme je le suis moi-même de Christ.
Pour t’adresser un appel pressant, j’attire ton attention sur 2 Ti. 2, 15 dans la traduction allemande : Trachte dich vor Gott Zu bewähren, Als Arbeiter, der keine Scheu kennt, und der das Wort der Warheit in seiner Schärfe braucht[33].
Combien c’est nécessaire pour un serviteur du Seigneur de ne pas casser la pointe de la Parole. On doit l’utiliser avec tout son tranchant. Qu’elle produise ce qu’elle veut – pour la mort et pour la vie. Ce n’est que par crainte des hommes et par lâcheté qu’on en vient à casser la pointe de la Parole, et ensuite on dit à soi-même et aux autres que c’est l’amour qui a poussé à agir de la sorte. Cela a toujours été et sera toujours un mensonge. Qui donc est capable d’être une odeur de mort donnant la mort, parmi ceux qui périssent, et une odeur de vie donnant la vie, parmi ceux qui sont sauvés ?
Mais étant donné que le monde tout entier est sous la puissance du mal, il faut, au milieu de cette fidélité à la vérité, être simple comme une colombe et rusé comme un serpent, en se rappelant de moissonner là où on n’a pas semé et d’amasser là où on n’a pas répandu, car quelques-uns sèment et d’autres entrent dans leur travail et moissonnent. Quel bonheur de semer partout le long des eaux, quel bonheur de moissonner dans la moisson de Christ, afin que nous puissions, comme des grains de poussière dans le temps, accomplir notre œuvre avant de disparaître et de ne plus pouvoir entreprendre quoi que ce soit !
Si nous labourons en profondeur, nous rencontrerons davantage d’opposition que si nous labourons en surface. L’opposition dépend de la profondeur à laquelle nous creusons. Si nous passons légèrement sur quelque chose, nous nous en sortons à bon compte. On rencontre beaucoup de superficialité un peu partout ; mais Christ a creusé en profondeur. Creuser profondément en Christ, c’est creuser profondément en apprenant à se connaître soi-même. Car en tout homme se trouvent les données nécessaires pour être rendu vivant, si seulement on remet tout entre les mains du Maître pour qu’il puisse effectuer son traitement.
Le fr. Gerrard est un très cher frère. Je souhaiterais simplement qu’il soit plus téméraire, et qu’il ne s’en tienne pas tant à la lettre qu’à l’esprit des choses. Pour être un combattant, il faut être entièrement libre. Malgré tout, il a les capacités requises pour être un bon docteur en Jésus-Christ, si seulement il apprend l’art d’être libre – pas contraint. Cela s’est très bien terminé, et je lui ai demandé de prendre soin de ceux qui ne sont pas affermis à Kristiansand et de les instruire de façon approfondie, de chasser les adversaires et les ennemis de toutes sortes, pour que les brebis puissent paître en paix.
Nous avons beaucoup à apprendre, cher frère ! Si nous ne nous soucions pas de plaire aux hommes, nous apprendrons. Car celui qui cherche uniquement la gloire de Dieu est vrai, et il n’y a point de fraude en lui.
Ne crains pas les adversaires, mais vaincs-les par la sagesse de Dieu. Personne ne doit être trop fort pour toi – sauf la vérité. Ne fais pas acception de personnes, et la puissance de Dieu sera avec toi et elle augmentera, car Dieu ne fait pas non plus acception de personnes.
Hier, nous avons célébré un mariage dans notre salon. Le frère de Pauline s’est marié. Il a fait descendre un pasteur dans le salon pour régler l’affaire. Pour le reste, tout est comme avant, Christian souffre beaucoup d’un ventre dur et paresseux.
Porte-toi bien et progresse bien, personnellement et dans le travail. Ce sera intéressant de recevoir de tes nouvelles.
Salutations cordiales avec Ac. 4, 12. Je dois te saluer de la part de tout le monde ici. Ne tarde pas à répondre.
Bien à toi,
Johan