J’ai reçu ta très bonne lettre du 5/3 et je t’en remercie beaucoup. Je vois que tu as déjà été rendu participant de ses souffrances, à cause de son nom. Dans le « Morgenbladet » du 5, il y a un article sur le parler en langues dans les nouvelles de Kristiansand – un dentiste a parlé en langues dans la chapelle[19] de Kristiansand, etc. Il est bon de ne pas se retirer, cher frère, car après un court temps de souffrances, puisqu’il le faut, nous aurons part à un poids éternel de gloire.
Je veux te consoler avec la même consolation que tu m’as donnée, Jé. 1, 17 et jusqu’à la fin du chapitre. Crois seulement – et les portes de l’enfer ne prévaudront pas.
Au sujet de ce que tu écris, que tu as senti l’Esprit pleurer en ton for intérieur – j’ai ressenti la même chose. Le fr. Klingsaid l’avait aussi ressenti. Tu dis : à qui l’Esprit se plaint-il, si ce n’est au prophète ; car le Seigneur révèle tous ses conseils secrets à ses serviteurs les prophètes. Toutes ces souffrances forment un tout, qu’on peut appeler la communion des souffrances de Christ ; ceci bien entendu quand on a la doctrine et la vie qui mènent à la piété. Mais malgré cela, nous pouvons comprendre partiellement et prophétiser partiellement en ce qui concerne la souffrance. Pour comprendre la raison la plus profonde de la souffrance, nous devons voir clairement que personne n’est monté au Ciel, si ce n’est celui qui est descendu du Ciel, Jésus-Christ, qui est dans le Ciel. Il est descendu pour remplir toutes choses. Pour devenir tout en tous, il fallait qu’il soit fait péché. Pour remettre tout en harmonie avec Dieu, il a dû renoncer à lui-même et être obéissant jusqu’à la mort. Il s’est sanctifié en vérité, pour que nous soyons saints en vérité. La mission de Christ ici sur terre, c’est tout le chemin qui mène du point où on est péché jusqu’au point où on est saint en vérité. Au cours de ce processus, on passe par les souffrances les plus intenses. Ces souffrances sont décrites dans Ph. 3. Nous devons être formés pour être rendus semblables à Christ dans sa mort. C’est là une souffrance personnelle, que chacun d’entre nous doit supporter pour sa propre part, car cela fait partie de notre préparation. On peut dire de cela que c’est souffrir avec lui. Mais quand on se moque de nous à cause de son nom, nous souffrons directement à cause de son nom ; cette souffrance accentuera la souffrance avec lui, de sorte que le corps du péché est encore plus anéanti. Et puis nous avons une souffrance dans l’Esprit ; l’Esprit pleure. L’Esprit de Christ a été révélé par l’anéantissement du corps du péché. Il est dit qu’il a été élevé à la perfection. Il a donc été rendu parfait. Maintenant, le même Esprit nous forme de la même manière qu’il a formé Christ, ou comme il a été formé en Christ. Il ne peut pas se renier. Cet Esprit de Christ vit par le fait que le corps du péché est anéanti ; ma nourriture est de faire la volonté du Père. Quand quelque chose qui est l’objet de nos prières n’est pas dans la bonne disposition (car l’Esprit agit aussi dans la prière), alors l’Esprit pleure, car il n’est pas nourri, pour pouvoir croître.
Paul voulait qu’ils sachent quel grand combat il avait mené pour eux et pour ceux de Laodicée. Il leur a rappelé qu’il avait travaillé 3 ans avec larmes. L’Esprit pleure au travers de ses serviteurs, auxquels il peut se confier pour leur faire part de sa douleur secrète. Dans ce monde, il faut être l’ami intime d’une personne pour qu’elle vous raconte avec larmes ses douleurs les plus secrètes. C’est donc une grâce infinie que l’Esprit veuille nous révéler sa douleur. C’est un signe de consécration ; lui, l’Esprit de vérité, veut nous révéler en pleurant sa douleur la plus profonde ! Cette souffrance est une souffrance avec Christ de la nature la plus sainte qui soit ; c’est la souffrance de la communion en Esprit. Quand je souffre dans la chair pour y être anéanti, pour que sa vie se manifeste dans ma chair mortelle, cela est une souffrance en tant que personne – pour mon propre salut. Mais la souffrance avec lui quand l’Esprit pleure, c’est une souffrance en tant que serviteur de Christ. Je peux donc souffrir à la fois comme personne – pour moi-même – et comme serviteur – pour les autres. És. 33, 7.
Je t’ai maintenant expliqué cela tel que Dieu m’en a donné la compréhension ; et Dieu, qui dans sa grande grâce t’a permis de comprendre la vérité, te laissera examiner et juger ce que je t’ai dit.
L’Esprit donne à l’un une parole de sagesse, à un autre le parler en langues, à un troisième la connaissance, etc. 1 Co. 12, 7 et suivants.
Je peux te raconter qu’hier, à une réunion chez nous, le fr. Ellefsen a reçu le don d’interpréter les langues. J’ai parlé en langues plusieurs fois et Ellefsen a interprété. Cela l’a tellement fortifié dans la foi qu’il a ensuite prié avec beaucoup de force. Le fr Berg a ressenti cette force reposant sur lui. Une femme a été baptisée du Saint-Esprit et a crié de joie, de toute sa force. Cela s’est passé hier. Avant-hier, une fille de 18 ans – je suppose – a reçu l’Esprit ; elle a parlé en langues* et a loué Dieu de tout son cœur. Dieu est à l’œuvre et fait un travail de sape avec plus de personnes que ce que nous pouvons imaginer.
Salue tous les amis dans l’assemblée grandissante avec les Psaumes 112 et 133.
8/3
*) Elle a parlé en langues à la chapelle ce soir, je viens d’en rentrer.
Salue à la maison. Puisse l’Esprit de Dieu devenir trop fort aussi pour
maman !
Je te salue personnellement avec ce seul verset : Joël 2, 16.
Ton frère toujours uni à toi en Christ
JohanSalue Helga.
