Approche, mange du pain, et trempe ton morceau dans le vinaigre
Au moment du repas, Boaz lui dit : « Approche. » Note bien que c’était « au moment du repas ». C’est quand il faut rompre le pain de vie qu’on voit qui doit être assis en haut, et qui a sa place en bas. Beaucoup de gens tranquilles du pays s’ouvrent et se mettent à parler quand on s’entretient de la Parole de Dieu. D’autres, qui bavardent à tout moment de choses et d’autres, se taisent alors, car l’insensé n’ouvre pas la bouche à la porte.
Boaz avait compris depuis longtemps que Ruth avait une oreille pour écouter, et il commence à la servir lui-même. Elle grandit jour après jour grâce à son ministère. L’âme se réjouit de pouvoir manger du pain de vie, mais chaque morceau doit pourtant être trempé dans le vinaigre. Le vinaigre est la coupe des souffrances pour la chair. L’homme intérieur ne pouvait pas se développer et grandir si en même temps, l’homme extérieur ne se détruisait pas. Le peuple d’Israël devait manger l’agneau de Pâques accompagné d’herbes amères. De même que la grâce est douce, la communion des souffrances de Christ peut être douloureuse et amère pour la chair. Jésus dit : « Le pain que je donnerai, c’est ma chair… Si vous ne mangez la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez son sang, vous n’avez point la vie en vous-mêmes. » Jn. 6, 51-53.
