De la lecture et des prières vocales

La manière de lire en ce degré est que, dès que l’on sent un petit recueillement, il faut cesser [de lire] et demeurer en repos, lisant peu et ne continuant pas, sitôt que l’on se sent attiré au-dedans.

L’âme n’est pas plutôt appelée au silence intérieur qu’elle ne doit pas se charger de prières vocales, mais en dire peu ; et lorsqu’elle les dit, si elle y trouve quelque difficulté, et qu’elle se sent attirée au silence, qu’elle y demeure et qu’elle ne s’efforce pas [de continuer à prier à haute voix]36, à moins que les prières ne soient une obligation ; dans ce cas, il faut les poursuivre. Mais si elles ne le sont pas, qu’elle les laisse, dès qu’elle se sent attirée et qu’elle a du mal à les dire ; qu’elle ne se gêne pas et ne se lie pas, mais qu’elle se laisse conduire à l’Esprit de Dieu, et elle satisfera alors à toutes les dévotions d’une manière très éminente.