L’édifice de Dieu

Sous l’ancienne alliance on offrait chaque jour les mêmes sacrifices, qui cependant ne pouvaient jamais ôter les péchés. Hé. 10, 11. Il n’y avait donc pas de développement et de progrès sous l’ancienne alliance. Il en est tout autrement dans la nouvelle alliance.

« Vous êtes l’édifice de Dieu », écrit Paul aux Corinthiens. Et Pierre écrit : « Approchez-vous de lui, pierre vivante, rejetée par les hommes, mais choisie et précieuse devant Dieu ; et vous-mêmes, comme des pierres vivantes, édifiez-vous pour former une maison spirituelle. » 1 Pi. 2, 4-5.

Jésus est la pierre angulaire – la pierre principale. C’est la volonté de Dieu qui l’a formé et qui a fait de lui la pierre angulaire. En entrant dans le monde, il a dit : « Me voici, ô Dieu, pour faire ta volonté. Dans le rouleau du livre il est question de moi. » C’est exactement de la même façon que nous entrons dans la nouvelle alliance, et c’est également la volonté de Dieu qui doit nous former à la ressemblance de Christ. Dans le rouleau du livre il est aussi question de nous. Nous sommes façonnés par la parole de Dieu. Jésus était la parole manifestée en chair. Auparavant, ils avaient entendu la parole de Dieu, mais maintenant ils pouvaient la voir par le corps de Christ. Voilà l’œuvre de l’Esprit avec chacun d’entre nous qui sommes entrés dans la nouvelle alliance.

« Pour nous, frères bien-aimés du Seigneur, nous devons à votre sujet rendre continuellement grâces à Dieu, parce que Dieu vous a choisis dès le commencement pour le salut, par la sanctification de l’Esprit et par la foi en la vérité. » 2 Th. 2, 13.

La sanctification est la transformation qui nous fait passer de l’état humain à l’état divin. Nous sommes aussi incapables de le faire nous-mêmes qu’une pierre de se transformer d’elle-même en un buste. Mais quand le sculpteur se met à l’œuvre, il en sort un buste. Il en est de même avec nous. C’est par l’Esprit que nous devons être sanctifiés. Par la foi en Christ nous avons reçu l’Esprit qui nous a été promis. Maintenant, tous ces blocs de pierre qui ont fait bien des efforts et qui se sont fatigués pour se transformer eux-mêmes en bustes, peuvent être travaillés par le sculpteur. Voilà une bien meilleure espérance pour eux !

Jésus est l’original, et par l’Esprit nous sommes transformés en la même image – en des pierres vivantes. L’Esprit travaille avec nous selon la parole de Dieu pour nous rendre conformes aux paroles suivantes, par exemple : Ne rendez pas le mal pour le mal, mais surmontez le mal par le bien. Bénissez et ne maudissez pas. Ne cherchez pas votre propre intérêt, mais celui d’autrui. Que le plus grand parmi vous soit le serviteur et l’esclave de tous, etc. etc.

Nous sommes l’édifice de Dieu, et c’est pourquoi nous devons venir à Jésus – l’original – si nous voulons avoir la forme qui convient. Nous ne pouvons pas nous laisser façonner par père, mère, frère ou sœur, ou par les journaux. Nous ne devons pas non plus laisser l’esprit du siècle agir sur nous. Non, venons à lui, la pierre vivante, rejetée par les hommes, mais choisie et précieuse devant Dieu.

De nos jours il y a beaucoup de bâtisseurs. Ils forment les hommes de manière à les adapter à leurs partis politiques ou religieux, et ils cherchent tous la grandeur et l’approbation de leurs contemporains. Mais nous ne pouvons pas avoir à la fois l’approbation du ciel et celle de la terre. Nous qui sommes entrés dans la nouvelle alliance pour être formés comme des pierres précieuses dans l’édifice de Dieu, nous devons accepter d’être rejetés par les hommes.

Nous voyons combien Paul prenait ces choses au sérieux : « Combats le bon combat de la foi, saisis la vie éternelle, à laquelle tu as été appelé, et pour laquelle tu as fait une belle confession en présence d’un grand nombre de témoins. Je te recommande, devant Dieu qui donne la vie à toutes choses, et devant Jésus-Christ qui fit une belle confession devant Ponce Pilate, de garder le commandement sans tache, sans reproche, jusqu’à l’apparition de notre Seigneur Jésus-Christ. »1 Ti. 6, 12-14.

Que signifie garder le commandement sans tache et sans reproche ? Cela signifie la même chose que de ne pas l’adapter aux circonstances, ne pas laisser la psychologie du siècle présent souiller ma compréhension du commandement. Car c’est d’après le commandement – ces ordres que Jésus donna aux apôtres avant d’être enlevé au ciel ­que nous devons être formés. Ac. 1, 2. Les pierres de l’édifice de Dieu ont été taillées à travers tous les siècles, et elles seront toutes assemblées pour former un temple quand Jésus reviendra. Maintenant, chacun de nous est taillé à l’endroit où il se trouve et à l’époque où il vit ; mais à ce moment-là, nous serons assemblés sans aucun coup de marteau, comme dans le temple de Salomon. On n’entendra aucun son d’un outil quelconque de fer. 1 R. 6, 7.

Si ceux qui étaient des ouvriers avec Dieu avaient adapté le commandement à leur époque, comment crois-tu que les pierres qui ont été formées à travers deux mille ans environ pourraient être jointes ensemble ? Non, Jésus n’a pas changé, et l’Esprit est également resté le même à travers ces deux mille années ; si le commandement n’a pas non plus été souillé, les pierres pourront s’accorder parfaitement.

Nous comprenons par là pourquoi Paul insiste tellement lorsqu’il recommande à Timothée de garder le commandement sans tache et sans reproche jusqu’à ce que Jésus revienne. Il le lui recommande devant Dieu, qui donne la vie à toutes choses, et devant Jésus-Christ qui fit une belle confession. Cette confession était que son royaume n’était pas de ce monde. C’est à Lui, la pierre vivante, que Timothée devait venir. Pour faire cela, il lui fallait également entrer dans l’alliance et être sanctifié par l’aspersion du sang de Jésus. Paul lui rappelle maintenant la belle confession qu’il avait faite devant beaucoup de témoins. Il s’était fait baptiser pour chercher les choses d’en haut, où est Christ, et non celles qui sont sur la terre. Et il exhorte Timothée : « Combats le bon combat de la foi, saisis la vie éternelle. » Ne te laisse pas souiller par l’esprit du siècle, garde le commandement sans tache, et alors la pierre s’adaptera dans l’édifice de Dieu quand Jésus reviendra.

Nous comprenons par les événements qui concernent les Juifs, de même que par d’autres événements, que nous vivons dans le temps qui précède de peu le retour de Jésus. Nous pouvons dire que c’est la pierre du faîte qui est formée pendant ce temps. C’est le temps le plus difficile de toute la période de construction. La difficulté réside justement dans le fait que le commandement est tellement souillé et faussé ; il a même disparu pour la plupart des gens. Paul prophétise sur ces temps-là en disant : Les hommes vivront dans leurs péchés et ils auront l’apparence de la piété, mais renieront ce qui en fait la force. 2 Ti. 3, 1-5. De nos jours, le commandement est tellement adapté à l’esprit du siècle et à l’approbation des hommes que le tout n’est plus qu’une apparence de christianisme. Le pays tout entier se dit chrétien, et on croit que l’Évangile n’a jamais brillé aussi clairement que de nos jours.

Paul dit encore de ce temps : « Car il viendra un temps où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine ; mais ayant la démangeaison d’entendre des choses agréables, ils se donneront une foule de docteurs selon leurs propres désirs, détourneront l’oreille de la vérité, et se tourneront vers les fables. » 2 Ti. 4, 3-4.

Nous voyons donc que les docteurs et les prédicateurs ne feront pas défaut. Il y en a une grande quantité. Mais comment sera la pierre à laquelle ils travaillent ? Ils se sont détournés de la vérité pour se tourner vers les fables. Comme c’est caractéristique des prédicateurs actuels. Ils lisent une parole de Dieu et commencent ensuite à la mélanger avec toutes sortes d’histoires et d’anecdotes émouvantes, parce que cela satisfait leur démangeaison d’entendre des choses agréables. Et lorsqu’ils écrivent, ils le font de préférence sous forme de roman. Leur œuvre et leur travail sont ainsi reconnus par les hommes ; mais quelle misère lorsque Jésus reviendra et qu’il apparaîtra que leur pierre ne s’adapte pas à l’édifice de Dieu. Reconnue par les hommes, mais rejetée par Dieu !!! Toute leur œuvre sera consumée.

Mais Christ a ses ouvriers, aussi dans le temps présent. Rejetés par les hommes – comme leur maître – ils sont considérés comme des faux prophètes et des séducteurs. Ils combattent le bon combat de la foi et gardent le commandement sans tache, sans qu’il soit souillé par l’apparence chrétienne du temps actuel. Sous la couverture de l’opprobre, le sculpteur taille la pierre selon les commandements de Christ. Quelle allégresse quand Jésus reviendra et que la pierre du faîte sera présentée et posée ! On constatera alors qu’elle sera parfaitement adaptée !!! Taillée dans les profondes ténèbres du temps, juste avant l’apparition de l’Antéchrist. Za. 4, 6-7.

Soyons donc fermes dans la nouvelle alliance – dans la foi et l’espérance qui nous y sont données – et cette œuvre magnifique pourra se faire avec nous. Et les ouvriers fidèles de Christ ne perdront certainement pas leur récompense. 1 Co. 3, 13-14.