Conclusion
Il est difficile de comprendre le temps dans lequel nous vivons. Il est plus facile pour nous de comprendre ce que les gens auraient dû faire au temps de Noé, au temps de Jésus ou au temps de la Réforme. Cela rappelle les paroles de Jésus : « Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes et ornez les sépulcres des justes, et que vous dites : Si nous avions vécu du temps de nos pères, nous ne nous serions pas joints à eux pour répandre le sang des prophètes. » Mt. 23, 29-30.
Noé a été le seul à comprendre la corruption de son temps, et il n’y en avait pas beaucoup plus qui ont compris l’hypocrisie qui régnait du temps de Jésus. Jésus pouvait dire : « Avant tout, gardez-vous du levain des pharisiens, qui est l’hypocrisie. » Luc 12, 1. Il n’y avait pratiquement personne d’autre qui pouvait dire cela, car extérieurement, les pharisiens avaient l’air justes aux yeux des hommes. Ils assuraient le service de Dieu et étaient assis sur le siège de Moïse, mais c’était justement l’époque où la corruption était si grande que la destruction était sur le point de fondre sur eux.
Nous vivons dans les derniers temps. Pratiquement tout le peuple de Dieu est d’accord pour le dire. C’est de ces temps-là que l’apôtre dit qu’ils seront difficiles, parce que les hommes auront l’apparence de la piété, mais qu’ils renieront ce qui en fait la force. Ils se détourneront de la vérité et se tourneront vers les fables. Mais qui peut voir qu’il en est ainsi, à notre époque ? Si quelqu’un met la lumière sur le chandelier, on crie : où est l’amour ? Il ne faut pas juger car Dieu est amour !
Qui a des oreilles pour discerner toute l’hypocrisie qui se cache dernière ces expressions : « sous le sang », « l’œuvre de Golgotha », « Alléluia », « Gloire à Dieu » ? Et combien de ceux qui y voient clair osent dire quelque chose ? Car si tu dis quelque chose, tu es accusé de mépriser le sang de Jésus et le salut, si bien qu’on préfère se taire et laisser l’hypocrisie continuer.
Combien y a-t-il de personnes qui souffrent de voir que toutes ces prédications iniques s’appuient sur les promesses sans rappeler les conditions qui s’y attachent, et que toutes ces louanges au sujet de la grâce de Jésus ne tiennent aucun compte du fait que nous avons à obéir ? Combien peut-il y avoir de personnes qui comprennent de quelle manière l’iniquité – l’absence de lois – agit, elle qui a anéanti la nouvelle alliance dans le sang de Jésus ? 2 R. 17, 9.
Comme ce qui est dit de la prostituée est caractéristique : « c’est du vin de son impudicité que les habitants de la terre se sont enivrés. » Ap. 17, 2.
« ... parce que toutes les nations ont été séduites par tes enchantements. » Ap. 18, 23.
« Enivré », voilà le mot qui désigne l’état actuel du peuple de Dieu. Tout est embrouillé, la vue aussi bien que l’ouïe. Ils reconnaissent aussi, comme cela est habituel chez les ivrognes, que tout va mal, mais comment en sortir ? Ils sont désemparés ! Ils demandent à cors et à cris la puissance, des bénédictions, des signes, des miracles et le réveil ; ils crient comme les prophètes de Baal. Dieu se serait-il endormi, ou, est-il si pauvre qu’il doit rationner sa puissance et son Esprit ?
Oh ! si seulement le peuple de Dieu pouvait se réveiller pour la nouvelle alliance dans le sang de Jésus – de façon à voir que c’est de ce réveil-là qu’il a besoin. Un réveil pour l’obéissance de la foi ! Un réveil pour qu’ils soient baptisés d’un seul Esprit pour former le corps de Christ, et pour comprendre qu’ils sont, par cela, appelés à vivre constamment dans l’obéissance et les œuvres. Un réveil pour comprendre que seuls ceux qui ont les commandements de Jésus, et qui les gardent, sont ceux qui l’aiment. C’est ainsi que le Père les aimera, et que Jésus et le Père viendront demeurer chez eux. Jn. 14, 21-25.
Dans ces conditions, l’unité se ferait automatiquement, et la puissance de la piété travaillerait dans leur vie pour les conduire à la victoire sur le péché et sur l’Esprit du siècle. Ils pourraient alors par leur vie faire la bonne confession que Timothée et Jésus ont faite, et que tous les saints de tous les temps ont faite également.
Le mot « magie » décrit bien l’égarement qui caractérise notre époque. Par la magie, on enlève les lois qui régissent un domaine ou un autre, et on fait apparaître quelque chose de nouveau.
Il y a ainsi des milliers de prédicateurs qui essaient de faire entrer les hommes dans le ciel par magie, c’est-à-dire sans les lois et sans les commandements. Jésus a gardé la Loi pour nous, il est mort pour nous, il a parcouru le chemin pour nous, à notre place, pour que nous n’ayons plus besoin de le faire. – Mais alors, il est certainement aussi ressuscité pour nous et il est allé au ciel pour nous, à notre place, pour que nous n’ayons plus besoin d’y aller !
Le peuple de Dieu est tellement ensorcelé que lorsqu’ils lisent dans les Écritures, ils ne lisent absolument rien au sujet de la nouvelle alliance. Ils ne lisent pas ce qu’ils voient, et ils ne voient pas ce qui est écrit, mais ils voient et lisent ce qu’ils ont entendu de la prostituée ; ils cherchent une bonne parole, comme ils disent.
Prie Dieu de te délivrer de cette sorcellerie, et commence à lire comme si tu n’avais jamais lu auparavant. Commence à regarder ce qui est réellement écrit. Et tu verras alors que presque tout ce que tu lis est une seule exhortation à obéir et à faire. L’alliance apparaît clairement dans tout ce qui est écrit.
Oh ! si seulement il pouvait y avoir un réveil maintenant, dans ces derniers temps, un réveil dont le contenu serait que nous aussi nous devons suivre Jésus sur le chemin étroit qui mène à la vie, faute de quoi nous n’y arriverons jamais, et nous devons suivre les traces de celui qui n’a point commis de péché. 1 Pi. 2, 21-24. Un réveil dont le contenu serait que nous devons mourir avec lui pour pouvoir vivre avec lui, pour que toute cette sorcellerie – cette tromperie – soit dévoilée avant que Jésus ne revienne. Alors le peuple de Dieu serait, comme auparavant, revêtu de la puissance d’en haut et toute incapacité dans la foi disparaîtrait. 2 Ti. 3, 8. Si notre capacité vient de Dieu, nous sommes capables de toute bonne œuvre et de toute bonne parole.
Puisse cette brochure favoriser un tel réveil ! Alors le but aura été atteint. Mais si le réveil ne vient pas, le jugement de Dieu sur la prostituée viendra en tout cas, et le cri retentira : « Elle est tombée, elle est tombée, Babylone la grande, qui a abreuvé toutes les nations du vin de la fureur de son impudicité ! » Ap. 14, 8.
Il a été dit du peuple de l’ancienne alliance, lorsque le jugement de Dieu venait sur eux : « Mais ils n’ont point obéi à ta voix, ils n’ont point observé ta loi, ils n’ont pas fait tout ce que tu leur avais ordonné de faire. Et c’est alors que tu as fait fondre sur eux tous ces malheurs ! » Jé. 32, 23, On dira la même chose du peuple de la nouvelle alliance, lorsque le jugement de Dieu viendra sur eux.
Puisse cette brochure devenir pour toi, cher lecteur, un cri de réveil qui vient du ciel et qui dit : « Sortez du milieu d’elle, mon peuple, afin que vous ne participiez point à ses péchés, et que vous n’ayez point part à ses fléaux. » Ap. 18, 4.
