La marche
Devenez donc les imitateurs de Dieu, comme des enfants bien-aimés ; et marchez dans la charité, à l’exemple de Christ, qui nous a aimés, et qui s’est livré lui-même à Dieu pour nous comme une offrande et un sacrifice de bonne odeur. V. 1-2.
On devient imitateur de Dieu en suivant la direction de son Esprit.
Nous avons beaucoup entendu parler de l’amour sous une forme pervertie, un amour pour la chair, qui fait qu’on s’épargne soi-même. Quand quelqu’un parle comme la parole de Dieu et s’en prend de front à la laideur du péché, on l’accuse de manquer d’amour.
Mais même si certains abusent du mot « amour », il n’en reste pas moins pur pour celui qui l’utilise dans la pureté, car nous sommes exhortés à marcher dans l’amour.
L’amour a une caractéristique remarquable : il ne cherche pas son propre intérêt ; bien au contraire, il paie de sa propre personne. Il n’exige rien de personne, mais apporte de l’aide. Dans son amour, Christ s’est livré lui-même à Dieu pour nous, comme une offrande et un sacrifice de bonne odeur. Que pouvons-nous offrir pour lui, de notre côté ? Par amour pour lui, nous pouvons nous offrir nous-mêmes dans le même [esprit de] sacrifice.
L’amour sur les voies intérieures agit comme un lien caché, qui rend superflue toute inscription sur des registres pour avoir part à la communion – il rend même cela répugnant. Quand les liens d’amour sont à l’œuvre, c’est mépriser l’amour que de vouloir recourir à d’autres liens qu’aux siens. C’est de l’incrédulité ; on n’a pas confiance l’un dans l’autre.
Celui qui marche dans l’amour sera vite aimé lui-même et trouvera de l’amour en retour, car toute qualité suscite sa réciproque chez les autres.
On peut s’exercer à la piété, et on peut s’exercer au fait de marcher dans l’amour. Cela fait partie des choses indispensables pour pouvoir s’emparer avec violence du royaume de Dieu.
