Renoncez au mensonge et parlez selon la vérité. Ne donnez pas accès au diable
Les versets 25-32 peuvent être résumés de la manière suivante :
Renoncez au mensonge et parlez selon la vérité. Si vous vous mettez en colère, ne péchez point. Ne donnez pas accès au diable. Que celui qui dérobait ne dérobe plus. Qu’il ne sorte de votre bouche aucune parole mauvaise. N’attristez pas le Saint-Esprit de Dieu. Que toute amertume, toute animosité, toute colère, toute clameur, toute calomnie, et toute espèce de méchanceté, disparaissent du milieu de vous. Soyez bons les uns envers les autres, compatissants, vous pardonnant réciproquement.
Si le corps du péché était enlevé par la nouvelle naissance, comme l’enseignent certains, toutes ces exhortations seraient superflues. Mais l’apôtre est d’un autre avis. Il dit que le corps du péché va être anéanti (dans l’avenir) si le vieil homme est maintenu crucifié. Ro. 6, 6.
Certains demanderont : est-il donc nécessaire de dire aux enfants de Dieu de ne pas mentir, dérober et se mettre en colère ?
Oui, c’est absolument nécessaire, car la situation est souvent très misérable. On dérobe du temps à soi-même et aux autres. On a besoin de toutes sortes de choses, qu’on se permet de chiper en douce à l’atelier ou à son lieu de travail. L’un médit de l’autre et tord le sens de ses paroles, pour qu’elles paraissent être pires que ce qu’elles étaient quand elles ont été dites. On se permet des « petits mensonges » pour compléter un récit ou pour sauver sa peau, quand la situation est critique. On se met en colère et on emploie des expressions qui blessent la partie adverse ; on donne accès au diable. On est amer à cause de ceci ou cela, parce qu’on n’en est pas assez libre. On est cupide, et on est très rapide quand il s’agit de gagner quelques centimes. On est bien moins rapide quand il s’agit d’aider une âme. On montre du doigt et on médit de beaucoup de manières.
Tout cela démontre que la loi du péché règne dans la chair, et que la doctrine qui prétend qu’elle ne s’y trouve pas ne résiste pas à l’examen.
Au fur et à mesure que l’on devient spirituel, on se dépouille de tout cela, mais cela ne va pas bien vite, car l’homme préfère pécher, plutôt que souffrir.
On est prompt à reconnaître ce que Christ a fait pour nous, mais les choses vont extrêmement lentement quand il exige quelque chose de nous – bien qu’il donne la force pour le faire.
