L’unité

Il y a un seul corps et un seul Esprit, comme aussi vous avez été appelés à une seule espérance par votre vocation ; il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous, qui est au-dessus de tous, et parmi tous, et en tous. V. 4, 5-6.

Nous avons été baptisés dans un seul Esprit, pour former un seul corps. Ce corps appartient à Christ. Ne savez-vous pas que vos corps sont des membres de Christ ?

Quand le corps est présenté comme un instrument de justice, c’est une offrande qui est faite à Dieu. Les injonctions de l’Esprit ne doivent pas être entravées par la parenté et les amis selon la chair, car le corps appartient au Seigneur. La vocation de chacun est différente, mais nous avons tous été appelés à une seule espérance par notre vocation. Le péché dans la chair est le même pour nous tous, c’est pourquoi tous les frères dans le monde doivent passer par les mêmes souffrances. La seule et même foi nous amène tous, à tout moment, au jugement du corps du péché, pour que nous ayons part au salut qui donne une plus grande plénitude de Dieu, au sein du seul et même corps. Sanctifiez Christ comme Seigneur dans votre cœur. Le seul et même Dieu et Père de tous ne reconnaît aucun autre Seigneur.

Ici dans le monde, le corps peut être décomposé en plusieurs parties :

  • 1. Le corps de la chair : c’est le corps qui servait le péché et qui était présenté comme un instrument du péché, quand nous étions dans le monde. Nous nous sommes maintenant dépouillés de ce corps par la circoncision de Christ ; il a été enseveli sous les eaux du baptême. Col. 2, 11-12.
  • 2. Le corps du péché : c’est le corps dans lequel habite le péché, même après que nous avons été sauvés. Ce péché est celui que nous avons hérité, et il n’entraîne pas notre condamnation, si nous n’obéissons pas à ses désirs. Le corps du péché est anéanti au fur et à mesure que le vieil homme est crucifié et qu’on refuse de le nourrir. Ro. 6, 6.
  • 3. Le corps de mort : c’est le corps que nous portons aussi longtemps que nous avons quelque chose à faire mourir. Paul s’exclame dans une question : Qui me délivrera du corps de cette mort ? Ro. 7, 24. Mais comme lui, nous devons porter ce corps aussi longtemps que nous vivons. Aussi longtemps que nous habitons dans ce corps de mort, nous sommes comme en pays étranger, loin du Seigneur ; mais quand nous quitterons cette terre pour être auprès de Lui, nous nous dépouillerons de ce corps de mort, et notre esprit sera libre et réceptif pour un corps de gloire.
  • De même que nous sommes maintenant baptisés dans un seul Esprit, pour former un seul corps, pour que ce seul et même Esprit puisse nous conduire à la seule mort qui donne le salut, la mort de Christ, de même nous serons aussi unis dans un seul et même corps avec Christ, lors de la révélation de sa gloire, dans la force de la résurrection, cette force qui nous a conduits dans la mort.