Gens de la maison de Dieu
Ainsi donc, vous n’êtes plus des étrangers, ni des gens du dehors ; mais vous êtes concitoyens des saints, gens de la maison de Dieu. V. 19.
Bien que les Éphésiens aient été des païens selon la chair, ils n’étaient plus des étrangers maintenant. Ils s’étaient approchés, par le sang de Christ. Dieu les avait reconnus en leur donnant l’Esprit comme gage. Ils avaient été greffés sur l’olivier qui avait les promesses, comme des branches d’olivier sauvage, et de ce fait ils avaient été rendus participants de la racine et de la graisse de l’olivier. Par la foi, Abraham était devenu leur père, et de cette manière ils étaient entrés en relation avec les pères. La loi a été donnée 400 ans après qu’Abraham eut reçu la promesse ; les païens sont aussi cohéritiers de cette loi, dans une mesure bien plus profonde en esprit qu’Israël, qui la transgressait. Ils en possèdent l’esprit et le vrai caractère, puisque la justice de la loi s’accomplit en eux lorsqu’ils marchent selon l’Esprit. On peut en vérité les qualifier de concitoyens des saints et de gens de la maison de Dieu. Un Juif selon la chair n’a pas de droits plus grands. Quelle communion et quelle citoyenneté bénies, avec tous les saints, les personnes les plus saintes et les plus pures qui aient existé dans ce monde, et qui sont dignes de la résurrection et de la vie éternelle dans le monde à venir ! Ce sera bon de passer l’éternité dans une telle compagnie.
